Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

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Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Sam 1 Oct 2016 - 7:03

Rappel du premier message :


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La nouvelle pub de TEFAL !
 


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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Mar 11 Oct 2016 - 6:40


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Apophtegme :

Parole, expression mémorable, exprimée de façon claire et concise

 L'enfant est un fruit qu'on fit.
C'est curieux, se faire refaire les seins, ça coute la peau des fesses.
Quand il y a une catastrophe, si on évacue les femmes et les enfants d'abord, c'est juste pour pouvoir réfléchir à une solution en silence.
Vous connaissez l'histoire du mouton qui court jusqu'à perdre la laine?
Vous n'êtes pas responsables de la tête que vous avez, mais vous êtes responsables de la gueule que vous faites.
N'attendez pas la solution de vos problèmes des hommes politiques puisque ce sont eux qui en sont la cause.
Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir.
Un mec est venu sonner chez moi pour me demander un petit don pour la piscine municipale, je lui ai donné un verre d'eau.
Cette nuit un voleur s'est introduit chez moi, il cherchait de l'argent! Je suis sorti de mon lit et j'ai cherché avec lui.
La seule fin heureuse que je connaisse, c'est la fin de semaine.
De chez moi au bar il y a 5 minutes, alors que du bar jusque chez moi il y a 1 h 30!
L'ironie c'est quand tu rentres en prison pour vol de voiture et que tu sors pour bonne conduite.
Le travail d'équipe est essentiel. En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre!
Les parents, c'est deux personnes qui t'apprennent à marcher et à parler, pour te dire ensuite de t'assoir et de te taire!
Avant je savais bien écrire et, un jour, j'ai eu un téléphone portable : « é depuis il c produi kelk choz 2 bizar... »
Les statistiques, c'est comme les bikinis : ça donne des idées, mais ça cache l'essentiel!
L'être humain est incroyable : c'est la seule créature qui va couper un arbre pour en faire du papier et écrire dessus: "Sauvez les arbres"!


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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Mar 11 Oct 2016 - 7:14



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Firmin ainsi que les Soledad
Bonne fête Solelad qui se reconnaitra..
Demain, nous fêterons les Wilfried ainsi que les Séraphin.

Le 11 octobre est le 284e jour de l'année du calendrier grégorien, le 285e en cas d'année bissextile. Il reste 81 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le vingtième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du pressoir.



Célébrations de demain :
• Journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles



Dicton du jour :
« Octobre est bon, s'il est de saison. »



Événement du jour :
1443 : création du parlement de Toulouse.
1698 : Traité de La Haye.
Le Traité de La Haye a été signé le 11 octobre 1698. C'est un accord conclu entre la France, l'Angleterre et les Provinces-Unies. Il détermine le partage de la succession d'Espagne entre ces trois pays. Il fait suite à la Guerre de Succession d'Espagne qui a duré quatorze ans.
1797 : naissance officielle du parachute.
Le français Jacques Garnerin brevette sa nouvelle invention : le parachute. Il effectue son premier saut en 1797 au dessus du parc Monceau à Paris, en sautant du haut d'une montgolfière à plus de 915m de hauteur. Mais le nom "parachute" ne vient pas de lui : il avait été créé par le physicien français Sébastien Lenormand qui avait sauté du premier étage d'une maison avec un parasol dans chaque main.
1885 : naissance de François Mauriac.
François Mauriac est un écrivain, journaliste français. Son premier volume de poèmes, Les Mains jointes. En 1933, il est élu à l'Académie française. Il écrit plusieurs pièces jouées par la Comédie-Française. Il est aussi journaliste pour Le Figaro. En 1952, il remporte le prix Nobel de littérature.
1963 : La voix d'Édith Piaf se tait à jamais. Âgée de 47 ans à peine, la môme Piaf laisse au monde de la chanson un héritage incomparable. Au lendemain de ses débuts à l'A.B.C. en 1937, la critique note qu'une grande chanteuse est née. Elle devient un des rares artistes français dont la renommée s'étend à travers le monde. L'accordéoniste, La goualante du pauvre Jean, Padam-Padam, La vie en rose, L'hymne à l'amour, Non, je ne regrette rien, Les amants d'un jour, À quoi ça sert l'amour : autant de titres qui jalonneront la carrière d'Édith Piaf et resteront des joyaux impérissables de la chanson française.



L'historiette :
Encore un fantôme de bibliothèque de Monsieur Lepage
— Bonjour monsieur. Vous savez où je peux trouver les Textes brefs de Firmin Charbonnier ?
— De qui ?
— Firmin Charbonnier, celui qui a écrit les Textes brefs.
— Désolé, je ne peux pas vous aider. Je ne connais même pas cet auteur. C'est dans quel genre ?
— Je crois que c'est un livre grand comme ça, qui doit faire dans les trois-cent-huit pages...
— Oui mais quel genre ? Policier ? Historique ? Science-Fiction ?

Lire la suite de l'historiette...  :
— Il y a un peu de tout, à ce qu'on m'a dit.
— C'est sorti il y a longtemps ?
— On est en quelle année ?
— Vous ne savez pas en quelle année nous sommes ?
— Si. Non. J'ai oublié. Je veux dire, ça m'échappe à cet instant, ça arrive. On est en quelle année ?
— En 2007.
— Bigre. Déjà. Alors ça a dû sortir il y a un siècle et demi. Environ.
— Vous n'avez pas l'année ?
— Ce doit être aux alentours de 1869. Un peu avant que... Enfin, un peu avant 1871.
— Regardez dans les classiques alors. Vous avez cherché dans les fiches ?
— Oh oui. Plein de fois.
— Alors c'est que votre livre ne se trouve surement pas ici. Vous devriez essayer une plus grande bibliothèque.
— Je ne peux pas, je suis coincé ici. Vous ne pouvez pas demander à la bibliothécaire d'acheter le livre ?
— Pourquoi vous ne le faites pas vous-même ?
— Je ne peux pas non plus.
— Ah, je vois. Timide, hein ?
— Heu. Oui. C'est plus fort que moi.
— Pourtant vous vous habillez de façon originale.
— C'est lié. En quelque sorte.
— Vous savez, maintenant, avec internet, on peut tout trouver. Vous devriez essayer de l'acheter en ligne.
— On m'en a parlé, mais je n’ai pas accès.
— Vous êtes du genre à ne pas avoir de chance, vous.
— On peut dire ça, oui.
— Et vous ne voulez pas lire autre chose ?
— Malheureusement, ça ne compte pas.
— Je suis sûr qu'il y aurait ici quelque chose qui vous conviendrait. Cette bibliothèque est très ancienne, les livres se sont accumulés. Du coup il y a beaucoup de choix pour une bibliothèque de village.
— Je sais. Je la connais depuis toute petite.
— Depuis que vous êtes tout petit, vous voulez dire ?
— Non, depuis que la bibliothèque est toute petite.
— Elle date de la moitié du XIXème !
— Je sais.
— Bon, heu. Il faut que j'y aille, là. Au revoir monsieur.
— Attendez ! C'est la première fois que je bavarde depuis si longtemps !
— Oui mais merci, on m'attend chez moi, lâchez-moi s'il vous plaît.
— Écoutez-moi. Je suis maudit ! Je ne peux pas sortir d'ici ! Il me faut ce livre !
— Heuuu, ce sont des choses qui arrivent je suis en retard lâchez ma manche monsieur.
— Ne partez pas ! Cela fait plus d'un siècle que j'attends ce foutu livre, vous ne pouvez pas me laisser tomber !
— Mais je suis parti, je ne suis déjà plus là, regardez, ciao... Et faites-vous soigner !
— C'est ça, barrez-vous ! T'façon vous serez mort avant que j'aie trouvé, et ce sera bien fait ! Vous êtes COMME TOUS LES AUTRES !



Bonne journée à toutes et tous
Il fait encore nuit noire mais la journée est annoncée belle
le soleil sera avec nous malgré un temps plus frisquet
Je vous souhaite un bon mardi sous le ciel bleu
Un petit hommage à Edith Piaf qui nous a quitté
un 11 octobre... il y a déjà quelques décennies.





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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Opaline le Mar 11 Oct 2016 - 9:38

Bonjour tout le monde
Violente crise d'allergie.
J'ai les yeux qui pleurent, l'oeil droit surtout qui a été opéré il y a quelques années
Le temps est triste aussi, je sens qu'il ne va pas tarder à pleure lui aussi  Laughing
Bon mardi les amis

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Mer 12 Oct 2016 - 7:26


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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Mer 12 Oct 2016 - 8:36



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Wilfried ainsi que les Séraphin.
Demain, nous fêterons les Géraud d'Aurillac.

Le 12 octobre est le 285e jour de l'année du calendrier grégorien, le 286e en cas d'année bissextile. Il reste 80 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le vingt-et-unième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du chanvre.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 49
le soleil se couche à 19h 00
durée d'ensoleillement : 11h 11 (-3mn)



Célébrations :
• Journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles



Citation du jour :
« L'anarchie est partout quand la responsabilité n'est nulle part. »
Gustave Le Bon



Dicton du jour :
« Saint-Wilfrid ensoleillé, deux jours plus tard emmitouflé. »


    
Proverbe du jour :
« Tout passe, tout casse. »



Événement du jour :
1428 : début du siège d'Orléans par les Anglais.
Les troupes anglaises de Thomas Montaigu, comte de Salisbury, campent devant Orléans, dernier bastion sur la Loire protégeant encore les dernières terres qui ne sont pas dans les mains des ennemis du Dauphin, aux mains des «Français reniés». Défendue par la garnison française de Jean de Dunoy, Orléans tient jusqu'au 8 mai 1429, date à laquelle Jeanne d'Arc la délivre. Voir la chronique du 8 mai.
1492 : Christophe Colomb découvre l'Amérique.
1869 : Garibaldi adresse à la presse une lettre.
Il y prône la réunion d'un anti-concile à Naples pour une maçonnerie à la lumière du soleil, et au nom de la Vérité, de la Raison et de la Liberté. A ce moment, les armées françaises ont écrasé ses troupes à Rome. Sans la défaite de Sedan, il n'aurait jamais pris Rome au Pape.
1903 : inauguration à Clermont-Ferrand de la statue équestre de Vercingétorix.



L'historiette :
Amen de John-Henry

Il y avait ce soleil jaune, haut, droit et pesant. Les champs étaient chauds et la terre brûlait les pieds des hommes qui couraient devant lui – ils ne portaient pas de chaussures et nul ne savait pourquoi.
Ils étaient une quinzaine, à courir depuis l’aube. Joshua et son fils s’étaient levés peu après le jour. Ils avaient rangé les draps du canapé, ouvert une boite de haricots, partagé la fourchette, été aux toilettes. Lui s’était posé dehors, face à la fenêtre de leur chambre-cuisine-salle de bain-sanitaires. Une radio fonctionnait assez fort dans l’immeuble.

Lire la suite de l'historiette...  :
Joshua se balançait d’avant en arrière, lentement. Il feuilletait un journal. De l’autre côté de la vitre, il y avait Gordon, qui lavait la boite de haricots. Gordon, c’était son fils.
— T’as trouvé quelque chose ? Y'a du boulot pour nous ? il a demandé à son père.
Joshua continuait de se balancer, il sifflotait. La journée était chaude et moite, des gouttes épaisses descendaient déjà le long de son dos.
Puis la musique s’est arrêtée et ils ont entendu un son bref suivi d’une annonce :
« Nous informons les habitants du comté que le criminel John T. Pearson s’est échappé du pénitencier ce matin. Soyez vigilants, il est dangereux. Il est râblé, de taille moyenne et de type afro-américain. Toute information qui permettra de le localiser sera récompensée... »

Joshua a refermé le journal d’un grand claquement de langue.
— On part à la chasse à l’homme Gordon. Prends ma carabine.
Gordon a attrapé la carabine et les deux dernières cartouches qu’il leur restait, il a fermé la porte et ils se sont mis à marcher dans les rues du comté. Devant eux, il y avait d’autres hommes, vêtus de pantalons rapiécés et de débardeurs tâchés. Joshua a posé une main sur l’épaule de son fils.
— Ils peuvent bien se presser, je sais par où il est parti. Il va tenter de franchir les frontières du comté le plus vite possible. Par le chemin le plus court.
— On pourrait prévenir la police alors.
— S’ils paient 50 $ l’information, ils nous donneront jusqu’à dix fois, je sais pas, peut-être trente fois plus pour sa capture.
— On va l’attraper ?
Joshua a caressé le canon de sa carabine
— Mort ou vif, ils disent toujours.
Ils ont marché jusqu’au bois puis ils ont emprunté un long chemin de terre, au milieu des champs de blé. Des lapins s’écartaient devant eux.
— Fais-moi penser à revenir les chasser à notre retour. Ça nous fera de la viande à manger.
— On a plus que deux balles, papa.
— Ça fait une pour lui, une pour le lapin. Je vise juste, tu sais.
Ils ont marché une heure de plus, le jour était figé, rien ne bougeait : pas la terre, pas le soleil, pas les arbres.

Quand la chaleur lui a paru trop forte, Joshua s’est mis à parler. Il expliquait que cette carabine, c’était un cadeau de son père, enfin un cadeau malgré lui, un héritage. C’était tout ce qu’il possédait de valeur et cette carabine elle pourrait bientôt leur rapporter gros. Une arme, mon fils, c’est tout ce dont tu as besoin ici, c’est un outil de travail, un outil de défense, un outil de persuasion. Tu verras, elle nous rendra encore de fiers services, il a dit. La chaleur coulait sur ses paupières mais il n’esquissait pas un geste. Il tenait encore debout. Il marchait. Avec son fils.

Au loin ils ont aperçu des gens se précipiter à travers les champs de blé. Ils les entendaient crier. Joshua a tapé sur l’épaule de son fils et ils se sont mis à courir. Trottiner. Une barre est apparue dans le crâne de Joshua, elle grandissait vite, au-dessus des sourcils, elle prenait une place importante, il tentait de se concentrer sur ces champs de blé, là-bas, sur la récompense après son coup de feu, sur les arguments qu’il devra présenter pour prouver que c’était bien son coup de feu, tout était prêt dans sa tête : il utilisait des cartouches de calibre .243 Winchester. Mais il n’y avait bientôt plus que cette barre immense, plus grande et plus lourde que sa propre tête. Chaque pas alourdissait plus le poids de son corps. Puis il a regardé Gordon et lui a dit qu’ils y arriveraient, ensemble. Le soleil entrait en lui et la chaleur métallique se collait sur chaque geste. Ses genoux faiblissaient, il ne savait pas comment continuer.
« Cours, rejoins-les, attrape-le ou empêche-les de l’attraper. J’arrive. Je viens. Je suis derrière. Pas loin. Derrière. »

Gordon a démarré, il a rapidement rejoint le chemin sur lequel les hommes s’étaient tous engagés et il a bifurqué à gauche. Les champs étaient chauds et la terre brûlait les pieds des hommes qui couraient devant lui – ils ne portaient pas de chaussures et nul ne savait pourquoi.
Quand il les a tous dépassés, il pensa à son père et au type après qui il courait. Il ne le connaissait pas mais se souvenait de la description radio : le fugitif était noir et râblé. Devant lui, il n’y avait plus qu’un homme, il paraissait trapu mais impossible de savoir s’il était noir. Ce ne pouvait qu’être lui, lui qui contournait une butte, lui qu’il ne voyait plus. Les hommes derrière hurlaient. Ce ne pouvait être que lui. Puis un coup de feu a éclaté dans la plaine et Gordon s’est écroulé. Joshua a baissé sa carabine, il haletait, la transpiration se glissait entre ses yeux, il s’essuyait du revers de la manche et sa vue se brouillait de nouveau. Les hommes avaient arrêté de courir, ils s’étaient regroupés autour du corps. Joshua s’est approché et il a explosé toutes les larmes de son corps. C’était son fils. C’était Gordon. Son fils.

Les hommes ont quitté les lieux et Joshua s’est recueilli sur la dépouille. Puis il s’est dressé, il a allumé une flambée. Et un autre coup de feu a retenti.

Dans la soirée, Joshua s’est présenté au bureau du shérif, le dos cassé. Il traînait derrière lui un cadavre. Le shérif s’est penché vers le corps : le visage noir avait été traversé par un projectile et le bout de ses doigts était brûlé. Il était méconnaissable.

— C’est quoi ça, Joshua ?

— Je suis ici pour réclamer la récompense shérif. Je viens d’abattre un dangereux fuyard. Je viens d’abattre John T. Pearson.



Bonne journée à toutes et tous
Le ciel menace, l'orage va t'il venir ?
la tempête est annoncée, mais je n'y crois pas trop
Ce matin tranquille, petit ménage et tout roule
cet après-midi assez chargé, la semaine s'avance
et ma quinzaine de l'handicap passera au rayon des souvenirs
Bon mercredi avec ou sans les enfants.




On dirait Ninette... ...

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Jeu 13 Oct 2016 - 5:48


C'est la danse des citrouilles... qui se remuent le popotin

Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Géraud d'Aurillac.
Demain, nous fêterons les Juste ainsi que les Calliste, Céleste et Gwendoline.

Le 13 octobre est le 286e jour de l'année du calendrier grégorien, le 287e en cas d'année bissextile. Il reste 79 jours avant la fin de l'année.
C'était le 22e jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la pêche.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 50
le soleil se couche à 18h 58
durée d'ensoleillement : 11h 08 (-3mn)
pour le moment le soleil est en morceau et il flotte... sur Istres.



Célébrations de demain :
• Journée mondiale de la normalisation
(ça veut dire quoi "normalisation")



Citation du jour :
« Le plus simple écolier sait maintenant des vérités pour lesquelles Archimède eût sacrifié sa vie. »
Ernest Renan



Dicton du jour :
« Pour Saint-Géraud, les châtaignes font le chaud. »


    
Proverbe du jour :
« Regretter le passé, c'est courir après le vent. »



Événement du jour :
1097 : les armées croisées font leur jonction près d'Antioche.
Les croisés, lors de la Première croisade, atteignent Marash, et s'y arrêtent pendant trois jours. Durant ce bref séjour, Bohémond de Tarente rejoint l'armée principale.
1307 : arrestation de tous les Templiers en France, accusés d'hérésie.
Le Roi Philippe IV le Bel fait arrêter, par Guillaume de Nogaret, les Templiers et confisque leurs biens. L'ordre des chevaliers du Temple, le premier ordre militaire d'Occident fondé en 1119. Hérétique ? Trop riche et trop puissant ? L'ordre va disparaître quand, lors du concile de Vienne en 1312, cédant à la pression du Roi, le pape Clément V en prononce la dissolution.
1946 : Référendum instaurant la Constitution de la IVème République.
Après le gouvernement de Vichy, et le gouvernement provisoire autoproclamé né de la libération-épuration de 1944-1946, la France se dote d'une nouvelle Constitution. Après un long processus d'élaboration, le projet constitutionnel est adopté par référendum à une faible majorité. Cette constitution, copie de celle de la III république ne vivra que 12 ans.



L'historiette :
« Le Picasso, il a pris l'eau » de Jeanne Djoumpey

Il faut toujours écouter ses enfants.
Les miens ont souvent montré, envers mes efforts divers et variés pour leur ouvrir les portes de l'art contemporain, une patience amusée, une indulgence complice qui ne cachait ni leur indignation, ni leur indifférence à son endroit. Indignation face à l'aspect mercantile, et indifférence quant à la vanité des démarches artistiques de tout poil, fussent-elles éblouissantes. Que voulez-vous, ce sont des gens de la fin du vingtième, désabusés, désespérés, revenus de tout d'autant plus rapidement qu'ils n'y sont pas encore allés !

Lire la suite de l'historiette...  :
Depuis quinze ans que le site des Abattoirs à Toulouse, (dédié à la création contemporaine) a ouvert ses portes, il est vrai que non seulement je ne les y ai jamais emmenés moi-même, mais que je n'ai jamais pris le temps de le visiter, seule, à mon rythme ; vous savez ce que c'est : les maris, les bébés, le travail, les déménagements, les travaux, les bébés, les parents, les ados... ritournelle connue !

Donc, aujourd'hui, vendredi 27 février 2015, plus d'excuse, me suis-je dit, j'y vais, j'y passe l'après-midi. Bien m'en a pris !

Depuis toutes ces années où mon envie d'y découvrir des artistes, des émotions, n'avait pas été épuisée par mon indisponibilité, depuis toutes ces années donc j'épanchais ma soif en lisant et collectionnant les dépliants des expositions ou des événements que je ratais : pathétique et piètre consolation ! À travers le prisme de la frustration, tout me paraissait indispensable et merveilleux, tout juste si je ne culpabilisais pas de ne pas trouver une vingt-cinquième heure à mes journées pour pouvoir me cultiver... Chaque occasion d'étudier la programmation annuelle me transportait dans une autre dimension, dans un autre monde. Moi aussi, pensais-je, je vis, je vibre à travers l'art de mon époque ; moi aussi, je suis concernée, je suis de ce monde-là.

Pendant que la problématique de la consommation du produit culturel ne cessait de me tarauder, mes enfants grandissaient, s'ouvraient, expérimentaient, ne trouvant dans les musées que des choses mortes. Au lieu d'art, ils y voyaient, au mieux, la vie arrêtée dans son élan, au pire, un « bizzness » indécent !

Pour ma fille aînée, l'art n'existe pas : il faut sculpter sa propre vie pour en faire œuvre, sinon rien. Pour mon fils, il n'est d'art que dans l'instant, dans l'éphémère : saisir le sublime, sinon rien. Quant à ma benjamine, tout fait art pour elle : née en 2000, elle a ce regard aplani des gens qui vivent en 2.0 ; art pariétal, peinture baroque ou graffiti, toutes ces images concrètes, encombrées d'un support physique, appartiennent pour elle à un passé global : celui d'avant le numérique.

Il nous faudra donc accepter, pensai-je entre deux feux rouges, d'appréhender la synergie de ces trois visions de l'art : qu'il soit total, engageant l'individu dans la globalité de son existence, et en même temps modeste, éphémère, affranchi de l'orgueil de la durée, de la vanité du témoignage, et forcément affranchi aussi sans doute de sa matérialité... Vaines contorsions de méninges : l'Art surgit toujours où l'on ne l'attend pas.

C'est dans cet état d'esprit que ce vendredi midi, dès l'ouverture du musée, je découvre ces œuvres contemporaines bien plus âgées que moi, ces démarches de création pour le moins timorées, autistes pour certaines, voire onanistes pour d'autres, et des ready-made à n'en plus finir...

Où est le choc ? Où est l'émotion ? Toutes ces choses vues et revues... Oui, j'ai la faiblesse de me faire une haute idée de la création, la naïveté de m'attendre à être bousculée chaque fois que je me confronte à une œuvre authentique...

Et ce lieu immense, qui devrait inspirer des créateurs de tous horizons, servir de ruche, de pépinière, n'est ni plus ni moins qu' une église... Il faut plier le genou, faire allégeance !

Mais ma déception teintée de colère s'estompe à la pensée de la pièce maîtresse du musée, que j'ai soigneusement gardée pour la fin de ma visite, Le Picasso ! Waow !

Il s'agit d'un rideau de scène de treize mètres sur huit, Dépouille du Minotaure en costume d'Arlequin, daté de 1936. Ma mère avait quatre ans.

Je connaissais déjà l'image, ses tons pastels contrastant avec la force du sujet, me réjouissant de pouvoir enfin me confronter physiquement à cette « monumentale » peinture.

C'est alors que le staff du musée m'arrête dans l'escalier :

— Aujourd'hui exceptionnellement, c'est impossible de s'approcher de l'oeuvre, on met en place des barrières là. Le Picasso, il a pris l'eau. C'est qu'on est en-dessous du niveau de la Garonne, alors avec toutes ces pluies, vous comprenez...

Je comprends.

Et c'est grâce à mon portable que j'ai pu, du balcon, zoomer sur le filet d'eau narquois (et très assorti au propos de l'artiste) qui coulait de haut en bas sur huit mètres...

Riant de ma mésaventure, je me dis que la vie est tout de même la plus ironique, la plus inventive des scénaristes, que le hasard nous fournit des ready-made à gogo, et que l'art figé est décidément derrière nous !

J'ai donc vu une pièce unique au monde, et éphémère je l'espère, qui dépasse de loin son créateur en rejoignant les problématiques de mon époque : La-dépouille-du-Minotaure-en-costume-d'Arlequin au filet d'eau impromptu.

Installation éphémère d'art involontaire composée :
- d'un rideau de scène de treize mètres sur huit réalisé par Pablo Picasso suspendu à un mur
- d'un musée en contre-bas sous le niveau de l'eau
- d'une infiltration d'eau de ruissellement inattendue

Je ne retournerai pas au musée, j'irai où se crée l'art nouveau, où la vie me fera vibrer !

« Le Picasso, il a pris l'eau ! »



Pour Jean-Louis et les ami(e)s du forum





Bonne journée à toutes et tous
Il pleut, il pleut bergère rentre tes blancs moutons
il pleut, il pleut sur ma Provence et mes vallons
la terre est contente après ces mois de sécheresse
mais pour nous les provençaux un temps de tristesse


J'en ai piqué une au passage...


Je file vite sur mon balais avec mon chat... avant qu'Adelette m’attrape

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Jeu 13 Oct 2016 - 8:19


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-Au  Pérou , on  ne  dit  pas L(  C’est  idiot  d’aimer  la  tourte )  mais  on  peut  dire  ( c’est  con  quiche  jt’adore  )

-Que  fais-tu  lorsque  tu  grattes  le  dos  d’un  habitant  d’Helsinki  en  vacances  dans  la  région  de  Grenoble ?  Tu  grattes  un  dos  finnois .

-Comment  appelle-t-on  une  boucherie  dans  la  cordillère  des  Andes ?  Un  temple  à  steak  .

-Au  Bengale  occidental , on  ne  dit  pas : (  Oh  tu  as  vraiment  de  la  chance  )  mais  on  dit  (  Calcutta  )

-Tu  sais  pourquoi  les prêtres  ne  s’achètent  jamais  de  voiture ? (  Parce  que  les  habits  sacerdotaux .  )

-Ah  ces  vacances  au  Vietnam ,  ça  m’a  fait  un  (  Dien  Bien  Phu  )


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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Ven 14 Oct 2016 - 6:52


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Photos panoramiques Vosges, Alsace, Lorraine - 360° plein ...

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Vues panoramiques du massif des vosges, en lorraine et en alsace, panoramas 360 et 180°
plein écran des randonnées, les crêtes, les forêts, les lacs et cascades ...

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Choisissez une photo parmi toutes celles qui vous sont proposées .
Celle-ci est agrandie et défile sur 360° de façon panoramique  
M A G N I F I Q U E !  
Cliquez ci-dessous :

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Ven 14 Oct 2016 - 7:43



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Juste ainsi que les Calliste, Céleste et Gwendoline.
Demain, nous fêterons les Thérèse d'Avila ainsi que les Aurèle, Aurélie et Teresa.

Le 14 octobre est le 287e jour de l'année du calendrier grégorien, le 288e en cas d'année bissextile. Il reste 78 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le vingt-troisième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du navet.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 51
le soleil se couche à 18h 56
durée d'ensoleillement : 11h 05 (-3mn)
et il pleut... il pleut bergère...



Célébrations :
• Journée mondiale de la normalisation
(on normalise quoi... au fait... je me le demande toujours)



Citation du jour :
« Le ciel, la terre, mille et mille choses sont nés de l'existence et l'existence est née du néant. »
Li Eul, dit Lao-Tseu



Dicton du jour :
« En octobre tonnerre, vendanges prospères. »



Proverbe du jour :
« Qui aime bien, châtie bien. »



Événement du jour :

1066 : la bataille de Hastings.
Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, débarqué à Pevensey le 28 septembre 1066 prend ses quartiers dans la ville de Hastings. Il est accompagné de 4000 hommes et cherche à détrôner le Roi Harold. Il y affronte et bat avec ses Normands les Anglo-Saxons de Harold à Hastings.
1670 : première du Bourgeois Gentilhomme de Molière devant Louis XIV et sa Cour.
1793 : début du procès et de la condamnation à mort de la Reine Marie Antoinette.
1936 : la Belgique renonce à son alliance militaire avec la France.
1947 : En Californie, Chuck Yeager effectue le premier vol supersonique à bord du X-1, avion propulsé par un moteur-fusée.
1976 : le naufrage du pétrolier Bohlen provoque une marée noire au large d'Ouessant.



L'historiette :
Amen de John-HenryJohn-Henry

Il y avait ce soleil jaune, haut, droit et pesant. Les champs étaient chauds et la terre brûlait les pieds des hommes qui couraient devant lui – ils ne portaient pas de chaussures et nul ne savait pourquoi.
Ils étaient une quinzaine, à courir depuis l’aube. Joshua et son fils s’étaient levés peu après le jour. Ils avaient rangé les draps du canapé, ouvert une boite de haricots, partagé la fourchette, été aux toilettes. Lui s’était posé dehors, face à la fenêtre de leur chambre-cuisine-salle de bain-sanitaires. Une radio fonctionnait assez fort dans l’immeuble.

Lire la suite de l'historiette...  :
Joshua se balançait d’avant en arrière, lentement. Il feuilletait un journal. De l’autre côté de la vitre, il y avait Gordon, qui lavait la boite de haricots. Gordon, c’était son fils.
— T’as trouvé quelque chose ? Y'a du boulot pour nous ? il a demandé à son père.
Joshua continuait de se balancer, il sifflotait. La journée était chaude et moite, des gouttes épaisses descendaient déjà le long de son dos.
Puis la musique s’est arrêtée et ils ont entendu un son bref suivi d’une annonce :
« Nous informons les habitants du comté que le criminel John T. Pearson s’est échappé du pénitencier ce matin. Soyez vigilants, il est dangereux. Il est râblé, de taille moyenne et de type afro-américain. Toute information qui permettra de le localiser sera récompensée... »

Joshua a refermé le journal d’un grand claquement de langue.
— On part à la chasse à l’homme Gordon. Prends ma carabine.
Gordon a attrapé la carabine et les deux dernières cartouches qu’il leur restait, il a fermé la porte et ils se sont mis à marcher dans les rues du comté. Devant eux, il y avait d’autres hommes, vêtus de pantalons rapiécés et de débardeurs tâchés. Joshua a posé une main sur l’épaule de son fils.
— Ils peuvent bien se presser, je sais par où il est parti. Il va tenter de franchir les frontières du comté le plus vite possible. Par le chemin le plus court.
— On pourrait prévenir la police alors.
— S’ils paient 50 $ l’information, ils nous donneront jusqu’à dix fois, je sais pas, peut-être trente fois plus pour sa capture.
— On va l’attraper ?
Joshua a caressé le canon de sa carabine
— Mort ou vif, ils disent toujours.
Ils ont marché jusqu’au bois puis ils ont emprunté un long chemin de terre, au milieu des champs de blé. Des lapins s’écartaient devant eux.
— Fais-moi penser à revenir les chasser à notre retour. Ça nous fera de la viande à manger.
— On a plus que deux balles, papa.
— Ça fait une pour lui, une pour le lapin. Je vise juste, tu sais.
Ils ont marché une heure de plus, le jour était figé, rien ne bougeait : pas la terre, pas le soleil, pas les arbres.

Quand la chaleur lui a paru trop forte, Joshua s’est mis à parler. Il expliquait que cette carabine, c’était un cadeau de son père, enfin un cadeau malgré lui, un héritage. C’était tout ce qu’il possédait de valeur et cette carabine elle pourrait bientôt leur rapporter gros. Une arme, mon fils, c’est tout ce dont tu as besoin ici, c’est un outil de travail, un outil de défense, un outil de persuasion. Tu verras, elle nous rendra encore de fiers services, il a dit. La chaleur coulait sur ses paupières mais il n’esquissait pas un geste. Il tenait encore debout. Il marchait. Avec son fils.

Au loin ils ont aperçu des gens se précipiter à travers les champs de blé. Ils les entendaient crier. Joshua a tapé sur l’épaule de son fils et ils se sont mis à courir. Trottiner. Une barre est apparue dans le crâne de Joshua, elle grandissait vite, au-dessus des sourcils, elle prenait une place importante, il tentait de se concentrer sur ces champs de blé, là-bas, sur la récompense après son coup de feu, sur les arguments qu’il devra présenter pour prouver que c’était bien son coup de feu, tout était prêt dans sa tête : il utilisait des cartouches de calibre .243 Winchester. Mais il n’y avait bientôt plus que cette barre immense, plus grande et plus lourde que sa propre tête. Chaque pas alourdissait plus le poids de son corps. Puis il a regardé Gordon et lui a dit qu’ils y arriveraient, ensemble. Le soleil entrait en lui et la chaleur métallique se collait sur chaque geste. Ses genoux faiblissaient, il ne savait pas comment continuer.
« Cours, rejoins-les, attrape-le ou empêche-les de l’attraper. J’arrive. Je viens. Je suis derrière. Pas loin. Derrière. »

Gordon a démarré, il a rapidement rejoint le chemin sur lequel les hommes s’étaient tous engagés et il a bifurqué à gauche. Les champs étaient chauds et la terre brûlait les pieds des hommes qui couraient devant lui – ils ne portaient pas de chaussures et nul ne savait pourquoi.
Quand il les a tous dépassés, il pensa à son père et au type après qui il courait. Il ne le connaissait pas mais se souvenait de la description radio : le fugitif était noir et râblé. Devant lui, il n’y avait plus qu’un homme, il paraissait trapu mais impossible de savoir s’il était noir. Ce ne pouvait qu’être lui, lui qui contournait une butte, lui qu’il ne voyait plus. Les hommes derrière hurlaient. Ce ne pouvait être que lui. Puis un coup de feu a éclaté dans la plaine et Gordon s’est écroulé. Joshua a baissé sa carabine, il haletait, la transpiration se glissait entre ses yeux, il s’essuyait du revers de la manche et sa vue se brouillait de nouveau. Les hommes avaient arrêté de courir, ils s’étaient regroupés autour du corps. Joshua s’est approché et il a explosé toutes les larmes de son corps. C’était son fils. C’était Gordon. Son fils.

Les hommes ont quitté les lieux et Joshua s’est recueilli sur la dépouille. Puis il s’est dressé, il a allumé une flambée. Et un autre coup de feu a retenti.

Dans la soirée, Joshua s’est présenté au bureau du shérif, le dos cassé. Il traînait derrière lui un cadavre. Le shérif s’est penché vers le corps : le visage noir avait été traversé par un projectile et le bout de ses doigts était brûlé. Il était méconnaissable.

— C’est quoi ça, Joshua ?

— Je suis ici pour réclamer la récompense shérif. Je viens d’abattre un dangereux fuyard. Je viens d’abattre John T. Pearson.



Bonne journée à toutes et tous
Toute la ville dort encore, la pluie les berce
Le coq ne chante pas ce matin il est morose
ses poules sont tristes, il pleut sur la ville
et moi... et moi... je bois mon café pour oublier
ce temps maussade mais qui au fond de moi aime bien
L'automne, les feuilles mortes, la pluie, le brouillard
font partis de cette saison magnifique par ses couleurs.





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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Sam 15 Oct 2016 - 6:40


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La Rambo de Melbourne (Australie)

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Ava Estelle, âgée de 81 ans, se fâcha tellement lorsque deux voyous violèrent sa petite-fille de 18 ans, qu'elle se mit à la recherche des présumés coupables et leur fit sauter les testicules à coups de revolver.

L'inspecteur de police Evan Delp rapporte que le violeur et voleur reconnu, David Furth (33 ans) perdit son pénis et ses testicules quand la coléreuse grand-mère fit feu, avec un révolver de 9 mm, dans la chambre de l'hôtel où il se cachait avec son ex-compagnon de cellule, Stanley Thomas (29 ans). Ava fit également sauter les testicules de Thomas à coups de revolver, mais les médecins réussirent cependant à lui réinstaller son pénis, en précisant toutefois qu'il ne pourrait plus s'en servir comme il en avait l'habitude.

Ava Estelle déclara qu'elle les vit entrer dans l'hôtel, les photographia, constata avec sa petite-fille qu'ils étaient bien les coupables de l'avoir violée et de lui avoir dérobé son auto, puis se remit à leur recherche.

"Lorsque le grand m'ouvrit la porte, je lui tirai 3 coups de feu entre les jambes. Je me dirigeai ensuite vers le second - qui me suppliait de lui pardonner - et lui tirai 3 autres coups de feu au même endroit. Je pris ensuite un taxi, me rendis au commissariat de police, leur remis mon revolver en leur disant : "Ces enfoirés ne recommenceront jamais à violer qui que ce soit !"

Le juge en charge de cette affaire ne savait que faire avec elle. Il ne pouvait pas envoyer en prison une grand-mère âgée de 81 ans, d'autant plus, que trois millions d'habitants de Melbourne la désirent comme maire de leur ville !!

Bien plus efficace que certaines peines prononcées par les Tribunaux de chez nous par des gaucheux pro-racailles... !

Bravo Mamie


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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Sam 15 Oct 2016 - 6:48



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Thérèse d'Avila ainsi que les Aurèle, Aurélie et Teresa.
Prénoms fêtés autrefois : Eugénie.
Demain, nous fêterons les Edwige ainsi que les Bertrand de Comminges, Marguerite-Marie Alacoque et Perlette.

Le 15 octobre est le 288e jour de l’année du calendrier grégorien, le 289e en cas d’année bissextile. Il reste 77 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le vingt-quatrième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'amaryllis.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 52
le soleil se couche à 18h 55
durée d'ensoleillement : 11h 02 (-3mn)



Célébrations de demain :
• Journée mondiale de l'alimentation



Citation du jour :
« On rencontre sa destinée souvent par des chemins qu'on prend pour l'éviter. »
Jean de La Fontaine



Dicton du jour :
« Il faut qu'à la Sainte-Eugénie, toute semaille soit finie. »


    
Proverbe du jour :
« Plus grande est la foule, plus aveugle est son coeur. »



Événement du jour :
1582 : entrée en vigueur du calendrier grégorien.
1790 : le maire de Paris, Bailly, appose les scellés sur les archives du Parlement de Paris, qui sont transportées aux archives de France.
1815 : Napoléon arrive à Sainte-Hélène.
1959 : « attentat » contre François Mitterrand.
2003 : La Chine devient le troisième pays à envoyer un homme dans l'espace. Le lancement du vaisseau Shenzhou V (vaisseau divin) par une fusée Longue Marche 2F a emporté le "taïkonaute" Yang Liwei, un lieutenant-colonel de 38 ans, pour un vol de 14 révolutions autour de la Terre, couronnant ainsi 11 ans d'efforts entourés du plus grand secret.
2005 : euthanasie en France.



L'historiette :
Le silencieux de Raymond Alcovere

C’était le mois de juin. On avait mangé dehors. Nos amis partis, on s’est retrouvés, Elena et moi, assis dans le jardin, à seulement goûter le silence. Ensuite, on est montés et on a fait l’amour sans échanger un mot, comme dans un rituel paisible et dérangeant. Elle s’est endormie, puis je suis redescendu. J’ai tout d’un coup ressenti un immense vide. Je me suis demandé ce que je faisais là, sans trouver de réponse. J’ai alors éprouvé un besoin irrésistible de m’en aller.

Lire la suite de l'historiette...  :
C’est ce soir-là que je suis parti. Ce qui nous avait rapprochés, Elena et moi ? Notre désir de liberté d’abord ; et ces deux ans de vie commune n’avaient fait que le confirmer. Elle et moi on le savait depuis le début, l’histoire pouvait et devait s’arrêter d’un moment à l’autre : on était tous les deux libres et indépendants.
Je ne ressentais pas d’émotion particulière, sinon un sentiment de solitude, mais j’y étais habitué, avec le temps.
Je lui ai laissé une lettre, courte mais limpide. Les arguments, j’éprouvais un certain plaisir à les voir s’inscrire sur le papier. Jamais je n’avais vécu aussi longtemps avec une femme, c’était la raison de mon désir d’évasion. Pour le reste, peu de choses à lui dire. Une règle tacite entre nous : ne jamais évoquer le passé.
J’ai toujours aimé les situations nettes, détesté les adieux dans les gares. Je lui demandai de venir chercher mes affaires en son absence. « Pourquoi pas, si c’est ta volonté », me répondit-elle. Aucune trace chez elle d’impatience, ni de ressentiment. Mon amour-propre que je n’attendais pas en si bonne place, reçut sa première pique. Puis, par cette habitude absurde de raisonner qui ne me quitte jamais, j’en conclus à une certaine élasticité du réel, quoi qu’on pense.
Les jours ont passé, un doigt sur les lèvres. À chaque circonstance qui nous mettait en relation, elle affichait la même tempérance, une parfaite légèreté. Au lieu de me rassurer, cette attitude m’exaspérait.
À la fin août, des amis nous invitèrent. Éclatante journée d’été à la campagne, une trentaine de personnes allant et venant et Elena plus resplendissante que jamais, diserte, enjouée. À tel point que, un moment seuls, je lui en fis la remarque.
Pour toute réponse, elle éclata d’un rire pulpeux et cristallin, irruption soudaine d’une de ces boursouflures du réel que l’on rejette, alors que mieux vaudrait s’y attarder.
Hoquetant encore, elle tourna les talons. Ma perplexité augmenta. J’avais cru jouer et j’étais jouet. Le reste de la soirée, elle se montra si gaie, si familière avec tout le monde, en un mot si triomphante que je me sentis grugé. Un détail m’avait sans doute échappé.
Une semaine plus tard, sous un prétexte lambda, je l’invitai chez moi. Je n’avais rien fait de l’été, sinon dénicher une bicoque battue par les vents, non loin des falaises, comme dans ce film que j’adorais, avec Gene Tierney : Le Fantôme de Madame Muir. Un endroit idéal pour oublier le reste de ma vie, tous mes projets avortés. Être inutile et tranquille définitivement, comme l’a rêvé Pierre Autin-Grenier. Avec en fond sonore, le vacarme sourd du ressac et le piaillement des fous de Bassan.
Elle arriva enveloppée par l’orage. Une pluie diluvienne brassait l’atmosphère par vagues, claquant le sol comme un fouet.
— C’est le bout du monde, soupira-t-elle en arrivant. Il n’y a que toi pour imaginer un endroit pareil !
— Mon imagination ne s’arrête pas là, rassure-toi ; Les Hauts de Hurlevent m’ont toujours fasciné, ces pays imbéciles où il ne pleut jamais ne sont pas faits pour moi !
Hélas, ces joutes oratoires ne m’amusaient plus. Exaspérante vie de couple, qui ressemble toujours plus ou moins à un combat singulier, duel à fleurets mouchetés dans le meilleur des cas. J’en étais loin maintenant. Pourtant, je ne pus m’empêcher de lui demander les raisons de sa désinvolture.
— C’est d’une simplicité biblique, me dit-elle, je t’aime, je n’ai jamais cessé de t’aimer. Quand tu es parti, je n’ai pas voulu aller contre ta volonté. Heureuse avec toi, je serais heureuse sans toi, puisque c’était ton désir. Mais la mécanique s’est vite enrayée. Tu semblais préoccupé, rongé par l’inquiétude, les remords. À te voir ainsi perdu, hagard, une blessure secrète, de plus en plus vive, s’est inscrite en moi. Je ne te comprenais plus, donc je ne me comprenais plus. À chacune de nos rencontres, le trouble augmentait. Qu’était devenu l’homme conquérant et dominateur que j’avais admiré ? Cette souffrance, cette impossibilité de vivre, je n’ai pas pu les supporter. Aujourd’hui, j’ai atteint la limite.
Elle sortit un revolver muni d’un silencieux et tira trois fois dans ma direction.
 


Bonne journée à toutes et tous
Déjà mi-octobre et un vrai temps de saison
l'automne est bien là, bien ancré et tient la route
les feuilles tourbillonnent, la pluie, les orages
sont notre quotidien mais notre terre en avait besoin
Mon dernier jour de ma quinzaine sur l'handicap
La journée sera chargée mais riche d'amour.




je porte bonheur mais je fais peur aussi...

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Opaline le Sam 15 Oct 2016 - 9:11

Bonjour tout le monde,
Mes enfants sont partis de Maurice hier, ils doivent être à Paris à cette heure et arriveront  vers 11 heures à l'aéroport de Marignane. Je suis contente de les revoir et en même temps j'ai de la peine pour eux, quitter cette île magnifique pour un temps pourri que nous avons depuis quelques jours, il y a de quoi ne pas avoir le moral

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Dim 16 Oct 2016 - 7:27


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Comment fait il?
Niesamowite! Jak to zrobił ?

 

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Opaline le Dim 16 Oct 2016 - 8:52

Bonjour tout le monde
Un dimanche tranquille je crois.
Hier les enfants sont rentrés de vacances, ils étaient épuisés par les heures d'avion.
Ils doivent dormir encore

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Dim 16 Oct 2016 - 9:37



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Edwige ainsi que les Bertrand de Comminges, Marguerite-Marie Alacoque et Perlette.
Bonne fête Edwige (les 2 se reconnaitront)
Prénoms fêtés autrefois : Gall.
Demain, nous fêterons les Baudouin ainsi que les Ignace d'Antioche, Solenne, Soline et Zélie.

Le 16 octobre est le 289e jour de l'année du calendrier grégorien, le 290e en cas d'année bissextile. Il reste 76 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le vingt-cinquième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du bœuf.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 53
le soleil se couche à 18h 53
durée d'ensoleillement : 10h 59 (-3mn)



Célébrations :
• Journée mondiale de l'alimentation



Célébrations de demain :
• Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté
(à mon avis il y a du boulot...)



Citation du jour :
« En voyant le lit vide, elle le devint. »
Pierre Alexis Ponson du Terrail



Dicton du jour :
« Le vin de Saint-Gall, n'est jamais un régal. »


    
Proverbe du jour :
« Ne faites pas la porte plus grande que la maison. »



Événement du jour :
1588 : les Etats Généraux ouvrent à Blois.
C'est au cours de ces Etats généraux que le Roi Henri III fait assassiner le Duc de Guise.
1628 : mort du poète français François de Malherbe.
François de Malherbe est un poète français classique. Toute sa vie, il cherche à épurer et à discipliner la langue française. Considéré comme le premier théoricien de l'art classique, il bénéficie un temps des faveurs d'Henri IV et de Marie de Médicis. Il est mort à Paris.
1925 : signature des accords de Locarno.
La conférence de Locarno, en Suisse, commencée le 5 octobre et réunissant Aristide Briand pour la France, Arthur Chamberlain pour la Grande-Bretagne, Gustav Stresemann pour l'Allemagne, Benito Mussolini pour l'Italie et Emile Vandervelde pour la Belgique, aboutit à la signature des accords de Locarno. Ils garantissent les frontières établies lors du traité de Versailles (daté du 28 juin 1919). L'Allemagne s'engage à respecter l'accord concernant la zone démilitarisée de la Rhénanie et à ne pas violer les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie. En envahissant la Ruhr en mai 1936, Hitler les viole.
1978 : Carol Wojtyla, âgé de 58 ans, cardinal archevêque de Cracovie, en Pologne, est élu pape par les cardinaux de l'Église catholique. Le 263e successeur de saint Pierre n'est pas italien, ce qui ne s'est pas produit depuis 455 ans. Le matin de son intronisation, 6 jours plus tard, Jean-Paul II réussira, à Varsovie, ce que 33 ans de régime communiste n'avaient pu obtenir : vider les églises le dimanche. Pour la première fois, la télévision diffuse une cérémonie religieuse, et toute la Pologne est rivée au petit écran.



L'historiette :
Crêpe, mot de cinq lettres de Jeanne Djoumpey

— Cro-ci-do-lite ! Et mot compte triple ! Et paf dans la tripe !
— T’as le triomphe facile, c’est-y-dans l’dico au moins ?
— Ah pas dans le tien peut-être, c’est spécial !
— Ben tiens ! Et je suppose que c’est une espèce de crocodile des Dolomites ?
— Même pas ! C’est du tissu !
— Oh alors !

[hide="Lire la suite de l'historiette...  "]— Alors ça compte, hein ?
— Va pour le linceul, mais j’aurais préféré un rince-œil, si tu vois ce que je veux dire...
— Serge, eh, tu vas pas remettre ça sur le tapis ?
— Non, sur le lit, j’aurais préféré ! Et puis pour le remettre il faudrait déjà l’y avoir mis !
— Bon écoute-moi, on en a déjà parlé !
— Et merde !

Il se leva, plantant Georgette à sa victoire dérisoire et sortit, déjà furieux.
Il ne savait que trop ce qu’annonçait cette phrase ! Ces crises de nerfs et de larmes après « en avoir parlé » justement. Ces sempiternelles jérémiades qui ne tentaient même plus de justifier (ni d’expliquer !) le fait que la libido de Madame était à zéro depuis tant d’années.
Mais pas un zéro degré Celsius, ce qui eût laissé quelque espoir, non, un zéro des trente-sixièmes dessous, un zéro-euphémisme, un zéro de toute la façade qui signifiait : grandes glaciations sensorielles et permafrost sentimental.
Même le canal de Lachine gelé, sur lequel les familles patinaient dès octobre, était plus chaleureux qu’elle !
Pas l’ombre du moindre désir, jamais, jamais depuis... depuis les années « Lachine » en fait !
Ce canal au bord duquel, comme ce soir, il venait flâner, essayant de s’apaiser en poétisant, sur un quai ou un autre...
Parfois il poussait jusqu’à l’entrepôt du Commerce-des-Fourrures, se prenant à rêver castor, renard, hermine et loup. Il repensait à ces joyeuses années de féroce commerce, où il travaillait comme un forcené, longeant le canal pour les affaires, courant partout, toujours à un poil d’oublier sa femme, ce qui, pour un fourreur, était un comble.
C’étaient ces années boulot, et guinche avec les collègues qui avaient eu raison de son couple.
Ah, les terribles bêtes de collègues, le doux Létice au sourire vissé, le fameux Cul-de-dé avec sa tronche de curé, toujours trichant toujours perdant, l’ inénarrable Peau-d’Cas, noir et brillant, portant chapeau, et tant d’autres ! Il s’était parfois fourré dans de beaux draps avec ces zozos-là !
Pendant que sa Georgette, triste esseulée, se mirait dans un caramel qu’elle salait de larmes...
C’était l’époque, songeait-il, j’ai fait ce que j’avais à faire, et bravement.
C’était l’époque, songeait-elle, où le mot « clitoris » vous aurait valu une pluie de questions sur le genre d’animal que c’était et où l’on pouvait le chasser...
Serge ne comprenait pas ce qui la blessait, l’épouse malheureuse se réfugiait dans le sucre. Elle pâtissait bien, et s’était spécialisée dans les crêpes, Georgette : « son petit commerce à elle ». Et florissant, à ce qu’il pouvait en voir, aux tenues délicates qu’elle portait parfois : crêpes gaufrés, crêpes français, crêpe de chine, crêpe bullé, c’était exotique pour lui, mais il ne s’y intéressait que si peu, et si mal... C’étaient des trucs de bonne femme, elle faisait des affaires avec ses amies : tant qu’elle était là le soir...
Près du canal, Serge songeait à tout ce temps où il ne l’avait pas aimée comme il aurait dû, et maintenant qu’il avait le temps, qu’il se sentait disponible, elle ne voulait plus de lui.
Or, il comprit ce jour-là (ou plutôt cette nuit-là, car il ne dormait quasiment pas), il comprit donc que Georgette avait appris de son amie Suzette, depuis tant d’années, plus, mais beaucoup plus que des recettes de crêpes.[/hide]



Bonne journée à toutes et tous
Hier prenait fin les journées de l'Handicap
Avec le défilé de mode valides ou non
une réussite, un final en beauté
et les yeux pleins d'étoiles de nos mannequins
en situation d'handicap, ils ont assuré le show
emballé le public, une soirée qui restera dans mon coeur
et qu'elle puisse apporter un autre regard sur ces personnes
pas ordinaires mais qui sont des personnes très attachantes.
Cette quinzaine fut une réussite,


je vous guette...



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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Lun 17 Oct 2016 - 7:35



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Baudouin ainsi que les Ignace d'Antioche, Solenne, Soline et Zélie.
Demain, nous fêterons les Luc l'Evangéliste ainsi que les Amable, Guéwen, Gwenn, Gwénola et Lucas.

Le 17 octobre est le 290e jour de l'année du calendrier grégorien, le 291e en cas d'année bissextile. Il reste 75 jours avant la fin de l'année.
C'était le 26e jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'aubergine.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 55
le soleil se couche à 18h 51
durée d'ensoleillement : 10h 56 (-3mn)



Célébrations :
• Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté
(il y a du boulot... et ce n'est pas gagné)



Citation du jour :
« Il y a des gens qui parlent, qui parlent - jusqu'à ce qu'ils aient enfin trouvé quelque chose à dire. »
Sacha Guitry



Dicton du jour :
« Si octobre s'emplit de vent, du froid tu pâtiras longtemps. »


    
Proverbe du jour :
« Les poltrons fuient le danger, le danger fuit les braves. »



Événement du jour :
1244 : défaite des chevaliers Croisés à Forbie.
1260 : consécration de la Cathédrale de Chartres.
L'incendie de 1194 a détruit les trois quarts de la ville. A partir de 1210, et grâce à de nombreux dons, la reconstruction a commencé, et en 1260, la cathédrale est consacrée.
1534 : affaire des placards.
Dans la nuit du 17 au 18 octobre, des protestants posent, à Paris et à Amboise, jusque sur la porte de la chambre royale, des placards attaquant la conception catholique de l'eucharistie et de la messe.
1793 : défaite des Vendéens à Cholet.
1961 : À Paris, une manifestation d'Algériens protestant contre le couvre-feu qui leur est imposé, sur fond de guerre d'Algérie, est violemment réprimée dans le sang par la police. Il sera fait état officiellement de 3 morts mais certains historiens évoquent le nombre de 200 morts. La Seine rejettera plusieurs cadavres les jours suivants.



L'historiette :
« Dis, quand reviendras-tu ? » de Victoria

Assise sur la grève jambes repliées, les bras croisés sur les genoux, tête inclinée lovée dans le creux du coude, elle formait un bloc monolithique posé là sur le sable dont les grains s’élevaient, furieusement aspirés par le vent d’aquilon, lui picoraient les yeux comme autant de larmes qu’elle laissait couler, soulagée de ne pas avoir à se trouver d’excuse : « Ah ! Les yeux me piquent, c’est à cause du sable... »

Lire la suite de l'historiette...  :
Elle attendait.

Elle pouvait se moucher bruyamment de sa peine si elle le voulait, oublieuse de la bonne éducation distillée depuis l’enfance : « Mouche-toi discrètement, tu n’es pas née avec une trompe d’éléphant... », les mouettes rieuses n’y trouveraient rien à redire dans le vacarme cyclopéen de leur univers.

Elle attendait...

Tout son corps trahissait l’attente. Une attente interminable. Une attente de femme, il n’y avait que les femmes pour attendre ainsi, immuables, sans bruit, le regard posé sur l’écume de l’horizon séparant le ciel de la mer. Aussi bêtement, aussi désespérément.

Posée là sur la grève, elle attendait, son corps arrondi en une carapace de tortue d’où n’émergeait que la tête. Jour après jour son corps s’enfonçait dans le sable : « Dis, quand reviendras-tu ? » Bientôt, elle n’existerait plus, son corps bouté par le vent, grignoté par le sel, ses cheveux d’algues seuls demeureraient, elle deviendrait sable, un grain minuscule, invisible aux yeux du monde.

Est-ce possible cette vie d’attente ? se reprochait-elle. Sur la porte du réfrigérateur elle avait magnétisé une carte postale achetée un jour de visite dans un musée de bord de mer. Sept femmes groupées dans l’attente du retour. Le retour de leur homme. Des jeunes, des vieilles. Des femmes de pêcheurs. L’attente dans un camaïeu de bleu, de mauve : 1908. L’image est belle, émouvante. L’attente des femmes. Pathétique. Ridicule.

Elle aussi voudrait donner une image aussi belle, camaïeu de bleu, elle se ratatine, devient plus grise : « Dis, quand reviendras-tu, au moins le sais-tu... ? »

Elle l’attend. Lui. Elle l’attend, il lui a promis : « Tu verras, je reviendrai comme un Fou de Bassan, je reviendrai... » C’est donc lui qui décide ? Je pars, je reviens, attends-moi, je t’aime. Tu parles, je t’aime. Elle l’attend, la rage au ventre de plus rien savoir d’autre, le corps hermétique à tout ce qui pourrait la détourner de cette espérance, les yeux usés de fixer l’horizon qui le ramènera, le cœur figé, le sang glacé. Une morte vivante.

« Je reviendrai comme un Fou de Bassan, comme un Fou de Bassan, un Fou de Bassan, un Fou... » Ces mots habitent son attente, l’habillent d’ailes puissamment déployées en un vol ample, chaloupé, l’œil noir perçant la fouille. Les ailes immenses se referment sur elle, l’enveloppent de tendresse, de douceur, de passion, l’emportent dans les airs, très haut, le noir de l’œil l’engloutit. Elle est folle, folle de lui. « Dis, quand reviendras-tu, dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe ne se rattrape guère, que tout le temps perdu, ne se rattrape plus... »

Barbara, tu me saoules avec ton antienne... Elle attend, chantonne des paroles que le vent lui vole sur les lèvres, son Fou de Bassan l’entendra-t-il ? Ne pas devenir folle de son absence, ne pas perdre la raison de ne plus savoir vivre sans lui, au point d’en perdre tous ses repères. Elle sort la tête de sa carapace, le regard tendu vers la Mer du Nord, c’est de là qu’il reviendra. Un Fou de Bassan, c’est fidèle, se dit-elle, pleine d’espoir. Le temps grignote sa vie. Tant pis... elle attend.

1908. Sept femmes la regardent – moqueuses dans leur camaïeu de bleu – coiffe blanche sur la tête. Tu croyais que l’attente n’était que l’affaire des femmes d’hier, que tu ferais mieux que nous, que tu balayerais d’un regard condescendant l’insolent qui se permettrait de te dire : « Je reviendrai, comme un Fou de Bassan. »

Debout sur la grève, ses cheveux d’algues voletant au vent d’été, elle est de blanc vêtue. Comme la voilure d’un vieux gréement, fièrement hissée, sa robe enfle en corolle autour de son corps délié, les mains en visière au-dessus des yeux – séchés des larmes du temps passé – les pieds en socle dans le sable tiède, elle guette, scrute la ligne d’horizon, inlassablement.

Le point noir qu’elle a repéré grossit jusqu’à devenir parfaitement distinct. Deux ailes d’envergure fendent l’air d’un mouvement régulier, d’un battement à peine visible, élégant. Un regard noir perce le vent – les nuages, le bleu du ciel – vient se planter dans le sien. Son Fou de Bassan.

Deux mains se posent sur ses yeux, deux ailes l’enserrent, l’enveloppent de douceur, elle rit de sentir ce souffle vivant et tiède sur sa nuque. « Je t’avais dit que je reviendrais, comme un Fou de Bassan. » Barbara, il est revenu, tu te trompes, le temps passé se rattrape aujourd’hui...

2016. Elle fixe la carte postale du musée de bord de mer. Les sept femmes camaïeu de bleu et de mauve la regardent, complices. Elle est des leurs.



Bonne journée à toutes et tous
La nuit nous enveloppe encore
le silence de la maison également
mais une belle semaine d'automne est là
dans l'aurore du jour qui va s'éveiller
Un petit café et ça repart pour une semaine.




un peu de gym de bon matin

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Lun 17 Oct 2016 - 7:42


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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Opaline le Lun 17 Oct 2016 - 8:33

Bonjour tout le monde


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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Mar 18 Oct 2016 - 7:19


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Avec l'US Air Force dans une composition inhabituelle
 
 

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Mar 18 Oct 2016 - 8:07



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Luc l'Evangéliste ainsi que les Amable, Guéwen, Gwenn, Gwénola et Lucas.
et bonne fête à nos Luc, ils se reconnaitront, bises à vous deux
Demain, nous fêterons les René ainsi que les Renée.

Le 18 octobre est le 291e jour de l'année du calendrier grégorien, le 292e en cas d'année bissextile. Il reste 74 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le vingt-septième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du piment.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 56
le soleil se couche à 18h 50
durée d'ensoleillement : 10h 53 (-3mn)



Citation du jour :
« Il y a des modesties artificieuses et étudiées qui couvrent un orgueil secret. »
Charles Rollin



Dicton du jour :
« À la Saint-Luc la pluie du vallon, fait de la neige sur le mont. »


    
Proverbe du jour :
« Les beaux esprits se rencontrent. »



Événement du jour :
1009 : destruction de l'église du Saint Sépulcre.
Par suite des persécutions des Juifs et des Chrétiens dans l'empire fatimide, l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem est détruite sur ordre d'al-Hakim bi-Amr Allah, calife fatimide du Caire. 1000 ans plus tard les musulmans avec l'Etat islamique appliquent toujours le Coran, détruisant toute trace de ce qui n'est pas leur religion, quand le rapport de forces le leur permet.
1622 : la paix de Montpellier.
Elle met fin à un soulèvement des Huguenots, qui ne conservent que deux places-fortes : La Rochelle et Montauban. Le Roi Louis XIII signe à Montpellier avec Rohan, chef des huguenots, un édit : il confirme l'édit de Nantes, impose le démantèlement des fortifications de Montpellier, Nîmes et Uzès. Le Roi et le cardinal Richelieu mettent, peu à peu, fin à l'existence d'un Etat dans l'Etat avec un certain nombre de zone de non droit où la loi française ne s'appliquait plus sous prétexte de religion. Les défauts de l'Edits de Nantes sont ainsi peu à peu corrigés (sans l'usage de la force cela n'eût pas été possible), pour que l'unité du Royaume soit enfin respectée. Voir les chroniques des 10,19 et 20 octobre.
1945 : création du Commissariat à l'énergie atomique.
1959 : Les Russes annoncent que leur sonde a pris des photos de la face cachée de la Lune.
2000 : un homme politique condamné.
La cour de cassation confirme la condamnation de l'ancien président du conseil général de l'Essonne, Xavier Dugoin, à un an d'emprisonnement ferme et trente-huit mille euros d'amende pour avoir soustrait mille deux cents bouteilles d'alcool dans les caves du conseil général et les avoir revendues pour deux cent cinquante mille francs (trente-huit mille euros). Le Conseil Constitutionnel décide donc, le 18 janvier 2001, sa déchéance en tant que Sénateur.



L'historiette :
Amour gourmand, cookie charmant de SpirouSan

J'aime les cookies. Et en plus de ça, je les cuisine à merveille ! Les ingrédients au gramme exact, le temps de cuisson permettant le parfait mélange entre le croquant extérieur et le fondant intérieur, ainsi que mon ajout secret leur donnant un goût délicieux : rien ne m'échappe. Je peux même vous dire que la longueur d'un cookie normal est de, en moyenne, 8 centimètres. C'est dingue, 8 centimètres, non ? Et bien, pour en revenir à ma situation, les lèvres de Gabriel sont actuellement à 3 cookies des miennes, soit 24 centimètres. Vous vous demandez pourquoi je vous parle de cookies alors que ce garçon a les mains sur mes joues et s'approche doucement de moi à la manière d'une limace baveuse ? Je vous réponds alors que cela m'évite de penser aux centaines de choses plus loufoques les unes que les autres. Trois cookies. Je peux vous dire qu'il peut s'en passer des choses en trois cookies.

Lire la suite de l'historiette...  :
Premier cookie : ce garçon va m'embrasser. Youhou ! Sortez le champagne et les confettis, ça ne m'était pas arrivé depuis un bail. Ce garçon, que je connais à peine malgré les 24 centimètres qui nous séparent, va me demander d'un ton viril et saccadé à la Clint Eastwood que l'on se revoit un jour, et ne vous inquiétez pas pour cela, je sais très bien jouer ma pimbêche. Ben quoi ? Il est à mon goût ce cook... ce gars. Nous nous reverrons alors dans un parc s'il se la joue romantique ou dans un musée s'il se la joue Rome antique. Nous nous embrasserions encore et en corps, et l'amour pour ce garçon remplacerait l'amour que je porte aux cookies. Il m'emmènerait alors au cinéma, pour me vanter sa culture, il m'accompagnerait en soirée pour me vanter tout court, puis il m'attirerait chez lui pour me vanter sa grande... famille. Et c'est tout ce que je demande, une histoire forte en émotions, avançant doucement et naturellement. Mais pour le moment, ce sont ses lèvres qui avancent doucement. Seize centimètres. Il ne reste que des miettes du premier cookie. Pauvre con. Je l'avais cuisiné avec passion.

Deuxième cookie : « Je t'aime » me dirait-il. « Tu es toute ma vie. » Quel goujat. S'il pense m'avoir avec ses phrases toutes droit sorties d'un navet à l'eau de rose, alors c'est réussi. « Je t'aime aussi. » De toute façon, nous serions un couple. Des heures, des semaines, des mois ensemble. Tout ça grâce à 2 cookies de distance entre ses lèvres et les miennes. Et là ! C'est à ce moment précis, entre le onzième et le dixième centimètre que nous emménagerions ensemble, dans une maison coûtant 73000 boîtes de cookies. Ne cherchez plus la logique des calculs, vous êtes dans ma tête je vous rappelle. Dans la tête d'une femme de 22 ans qui pense que de ce baiser va naître un petit Lucas, que nous aimerons de tout notre cœur et qui nous aimera de tout son petit cœur, son petit cœur qui doit approximativement mesurer la distance du cookie restant. Huit centimètres. Il ne reste que des miettes du deuxième cookie. Pauvre crétin. Je l'avais cuisiné avec amour.

Troisième cookie : 20 années de vie commune. 4 changements de travail. 5 déménagements. 8 voitures différentes. Et boum ! 236 dîners de famille. 423 disputes. 589 courses au supermarché. 750 fous rires. Et bam ! 4000 cookies engloutis ! Je peux vous dire que les 8 centimètres restants, ils sont sur mes hanches maintenant ! La question est de savoir : ils les valent ces 8 centimètres ? C'est passé tellement vite, Lucas est à la faculté de médecine. Il mérite vraiment de réussir. En même temps, on a toujours été derrière lui pour l'encourager, peut-être trop des fois. Du coup, Gabriel et moi, on s'est perdu. Les centimètres sont devenus des mètres, puis des kilomètres. Moi qui le connaissais par cœur, même presque autant que la recette du cookie parfait, voilà qu'il devient peu à peu un parfait inconnu. Et j'ai mal au cœur, au point de pleurer toutes les larmes de mon corps, ces larmes pas plus grosses que des pépites de chocolat, et pas plus grandes que la distance restante entre ses lèvres et les miennes, soit 1 centimètre. Il n'y a plus de cookie. Je les aimais ces cookies, moi. Tu t'es régalé, j'espère, pauvre mec. Je les avais cuisinés avec nostalgie.

C'est à ce moment qu'il s'arrête. À 0,1 cookie de ma bouche. Il me regarde, de ces yeux couleur noisette, il me demande : « Y'a quelque chose qui te tracasse ? » Lui souriant, je lui réponds « Rien du tout, je t'assure. » Alors nous avons avalé la dernière bouchée, ensemble. Et ce fut le meilleur cookie que j'eus mangé.

Plus tard, au parc, j'ai appris que Gabriel n'aimait pas les cookies. Il préfère mes lèvres. Goujat.



Bonne journée à toutes et tous
Mardi et la semaine s'avance et le mois aussi
bientôt on adopte l'heure d'hiver...grrrrrrrrrrrrrr
Ce matin calme et cet après-midi pas mal de choses à faire
quand il faut, il faut...





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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Opaline le Mar 18 Oct 2016 - 8:37

Bonjour mes amis
La vie n'est pas rose en ce moment, espérons que cela ira mieux dans quelque temps

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Mer 19 Oct 2016 - 4:57



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les René ainsi que les Renée.
Demain, nous fêterons les Adeline ainsi que les Aline et Line.

Le 19 octobre est le 292e jour de l'année du calendrier grégorien, le 293e en cas d'année bissextile. Il reste 73 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le vingt-huitième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la tomate.

à Marseille :
le soleil se lève à 7h 57
le soleil se couche à 18h 48
durée d'ensoleillement : 10h 51 (-3mn)



Citation du jour :
« Un ami m'a demandé : "Qu'est-ce que l'amour ? " Je lui dis : "L'amour est une douceur dont le jus est savoureux et la pâte amère. ". »
Anonyme



Dicton du jour :
« À la Saint-René, couvre ton nez. »


    
Proverbe du jour :
« Le pain de noce coûte cher à celui qui le mange. »



Événement du jour :
732 : les Francs s'opposent à l'invasion arabe.
Appelé par le duc d'Aquitaine Eudes, le chef des Francs Charles Martel traverse la Loire pour mettre fin à la menace musulmane. Son armée va se retrouver face à celle d'Abd el Rahman à Moussais, près de Poitiers.
1783 : premier vol habité en montgolfière.
2 vols humains en montgolfière ont lieu à la "Folie Titon" à la manufacture royale des papiers peints, à Paris : 81m avec Pilâtre, 105m avec Pilâtre et Giroud. Le Roi n'a pas donné son autorisation pour un vol libre, il souhaitait désigner plutôt deux condamnés à morts. L'appareil est attaché au sol par une corde. Le 21 novembre le Roi accepte un vol libre avec les deux scientifiques.
1862 : naissance d'Auguste Lumière.
Auguste Lumière naît à Besançon. Avec son frère Louis inventeurs du cinématographe en 1895, ils sont les auteurs de travaux sur la photographie et les inventeurs de la trichromie pour la photographie des couleurs en 1903.
1987 : Wall Street subit la plus grosse secousse depuis la crise boursière de 1929, alors que le Dow Jones tombe en chute libre pour perdre 508 points, semant la panique chez les investisseurs. Ce jour restera dans l'histoire sous le nom de « lundi noir ». Deux mois plus tôt, le Dow Jones avait atteint le sommet sans précédent de 2720 points. Le krach semblerait être dû en parti à un logiciel de finance utilisé par la plupart des professionnels du milieu qui auraient exécuté en même temps les conseils de ventes donnés par ce programme.



L'historiette :
Mona de Dad

Mona, Mona, Mona, Mona.
C’est comme ça qu’elle s’appelait avant qu’elle n’aille rejoindre les anges, une balle de .38 au milieu de la gueule.
Il n’avait pas trouvé mieux dans sa garde-robe.
Mona, Mona, Mona.

Lire la suite de l'historiette...  :
Celui qui lui avait filé l’enveloppe avec les photos lui avait dit « fais comme tu veux mais le travail doit être achevé d’ici la fin du mois ».
On était en avril et jamais il n’aurait pensé que ce mois pouvait être meurtrier.
Il avait toujours cru que le printemps c’était bon pour les fleurs, les bourgeons, les amourettes aux terrasses des cafés. Faut dire que les morts, c’était surtout en automne et en hiver qu’il en voyait.
Pas au printemps.
Mona, Mona.
Elle était étendue à moitié à poil sur son lit, une coulure rouge au milieu du front qui dessinait une rigole pas marrante. Plutôt jolie d’ailleurs : des petits seins en forme de poire, de longues jambes à la Barbie et un cul à se damner. Ses yeux semblaient captivés par le plafond comme s’ils le découvraient pour la première fois avec ses fissures, ses moulures d’un autre temps. Pendant une fraction de seconde, il crut qu’ils étaient encore en vie, ses yeux, autonomes, inquisiteurs.
Mais non.
Mona.
Il tendit la main pour la recouvrir d’un drap en se disant que c’était une momie histoire d’avoir bonne conscience, une momie qu’on allait mettre des siècles à retrouver. Comme toujours pour ce genre de boulot, il n’avait pas tenu à en savoir plus sur sa cible. D’où elle vient, pourquoi elle, qu’est-ce qu’elle a fait, qu’elle aurait dû faire, qu’elle n’allait pas tarder à faire, ni qui, ni quoi, ni rien.
Ni rien.
Mona.
Il resta immobile, en contemplation devant le drap qui commençait à virer au rouge : sculpteur de fin d’après-midi qui a terminé son boulot, dans son atelier.
Où allait la beauté quand elle disparaît de la vie ?
Il rangea son flingue, distingua une goutte de quelque chose sur ses gants en cuir, les essuya sur le rebord du lit, fit le tour de l’appartement comme un somnambule. Une grande et belle salle de bain avec baignoire et douche, plein de produits de beauté, un miroir, un large salon avec une moquette moelleuse, une baie vitrée s’ouvrant sur un chantier avec des grues endormies. Une photo sur un panneau en liège.
Un type avec des traces de couperose sur le nez et un tee-shirt cradingue.
Il sourit à l’objectif, entourés par des gosses dans un parc, un chien qui tire la langue, une...
Dans sa poche, son téléphone vibra.
— Oui ? fit-il en continuant sa visite.
— C’est fait ?
— Mmh.
— Très bien.Vous trouverez le reste de ce que vous savez dans le casier.
— Ok.
— Attendez... euh... elle n’a pas trop souffert ?
Ils lui disaient tous ça.
Un vrai leitmotiv.
— Non. Je fais les choses proprement, monsieur.
Son silence était souriant et il éteignit le dialogue en raccrochant.
Mona.
Peut-être auraient-ils pu se connaître dans une autre vie, un autre monde, un autre mode d’existence où la quarantaine avait encore de beau jour devant elle. Il sortit enfin de l’appartement comme on sort d’un rêve, referma la porte, enleva ses gants, les rangea dans sa veste, descendit les escaliers calmement, regarda sa montre.
15 h 43.
Soupir.
Ce fut également l’heure que choisit une locataire pour monter à contre-courant du bas vers le haut.
Il s’immobilisa en la voyant.
Mona !
Il devait y avoir une erreur, une fêlure dans l’espace-temps.
Elle lui adressa un sourire quand elle le croisa.
— Mona ? murmura-t-il.
Elle s’arrêta, trois marches plus haut.
— Oui ? On se connaît ?
Devant sa mine défaite, elle se mit à rire.
— Ah ! Ah ! Ah ! Je parie que ma sœur jumelle vous a fait le coup ! Elle le fait à tous les hommes qu’elle rencontre. Marie est incorrigible ! Faut dire que nos prénoms commencent pareil !
Il ferma les yeux.
Revit le nom sur l’interphone, en bas : M. Vassilis.
Merde.
Dans sa poche, il sentit son flingue respirer comme un troisième poumon...



Bonne journée à toutes et tous
Sur le pont de bonne heure et de bonne humeur
Un mercredi de mi-octobre avec une saveur particulière
celle pour nos chérubins l'odeur des vacances d'automne
puisqu'on ne dit plus vacances de la Toussaint
la laïcité est passée par là ou autre...




une pensée pour notre Capitaine

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Mer 19 Oct 2016 - 7:05


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INCROYABLE   !!!!!!!
Ce gars fait des montages vidéo ahurissants !


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Le Gamin d'Etupes

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Opaline le Mer 19 Oct 2016 - 8:02

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Opaline le Jeu 20 Oct 2016 - 7:37

Bonjour les amis,
Peu dormi cette nuit et je me prépare pour une journée de cours fatigante.
Beaucoup de monde à caser dans peu  de place

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Re: Les bonjours et contacts journaliers du Mois d' Octobre 2016

Message par Invité le Ven 21 Oct 2016 - 6:19



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Céline ainsi que les Ursula et Ursule.
Demain, nous fêterons les Salomé ainsi que les Élodie.

Le 21 octobre est le 294e jour de l'année du calendrier grégorien, le 295e en cas d'année bissextile. Il reste 71 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le trentième et dernier jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du tonneau.



à Marseille :
le soleil se lève à 8h 00
le soleil se couche à 18h 45
durée d'ensoleillement :10h 45 (-3mn)



Citation du jour :
« La patience émousse peu à peu les aspérités les plus rudes ; que rien donc ne l'épuise en vous. »
Hugues Lamennais



Dicton du jour :
« À la Saint-Ursule, le froid recule. »


    
Proverbe du jour :
« La douleur est un trésor précieux, on ne le découvre qu'à ceux qu'on aime. »



Événement du jour :
1422 : mort de Charles VI dit « le Bien Aimé », par ses contemporains ou « le Fol », par les hussards noirs de la III république.
Son dernier acte en tant que Roi est de signer, sous la conduite de la Reine Isabeau, la traitresse, le Honteux Traité de Troyes de 1420 qui déshérite son fils le Dauphin Charles au profit du Roi d'Angleterre Henri V de Lancastre, lequel devient Roi de France et d'Angleterre et épouse la main de Catherine de Valois, fille du Roi.
Le Dauphin Charles, se proclame Roi de France sous le nom de Charles VII, mais n'a d'autorité que sur un petit territoire autour de Bourges. Le nord du royaume et la capitale Paris, sous la coupe des Anglais et de leurs alliés bourguignons, font officiellement allégeance au roi franco-anglais, un enfant de dix mois, Henri VI de Lancastre. Ce dernier est placé sous la régence du duc de Bedford, et sera couronné roi de France à Notre Dame. Le Dauphin, héritier légitime des Capétiens, et la France semblent sur le point de disparaître. C'est alors qu'une bergère de 16-17 ans Jeanne, la Pucelle, va en quelques mois libérer Orléans, faire couronner le Roi à Reims et chasser l'Anglais du Royaume.
1680 : Louis XIV crée la Comédie Française, par ordonnance royale.

Lire la suite des évènements.../...  :
En fusionnant les deux seules troupes parisiennes de l'époque, la troupe de l'Hôtel Guénégaud et celle de l'Hôtel de Bourgogne, le Roi vise à promouvoir les arts et les lettres. La Comédie-Française présente principalement les pièces du défunt Molière, de Racine, ainsi que de Corneille.
1945 : rejet de la III république.
Un Référendum débouche sur le rejet de la IIIème République et la 1ère Assemblée constituante est élue. Il faut bien donner un vernis légal aux crimes de l'épuration qu'a très largement couverte le gouvernement provisoire de l'époque.
1956 : début de l'affaire de Suez.
Britanniques, Français et Israéliens débutent une rencontre à Sèvres, sur la question d'une intervention militaire en Egypte. Cette rencontre secrète aboutit à la victoire militaire de Suez, donc une fois de plus à une défaite politique totale. C'est le début de la fin des empires coloniaux pour ces deux pays occidentaux.
1984 : Le cinéma français est en deuil de l'un des grands cinéastes de son époque avec la mort de François Truffaut, à l'âge de 52 ans. C'est avec son second court métrage, Les Mistons, que Truffaut se fait remarquer en 1957. Deux ans plus tard c'est le premier long métrage, Les 400 coups, qui restera un classique du cinéma français Nouvelle vague. Sous l'influence des deux grands maîtres Renoir et Hitchcock, il tourne Tirez sur le pianiste, Jules et Jim, L'amour à vingt ans, Baisers volés, Domicile conjugal et La nuit américaine, qui lui vaut l'Oscar du meilleur film étranger en 1973.



L'historiette :
De Cannelle et de Sang de Élise Marie

Avec l’âge, la mémoire se perd. Vous savez pourquoi ? Parce que les sens s’éteignent. Aujourd’hui, j’ai quatre-vingt-douze ans, ne vois plus, n’entends plus. Seul le goût et l’odorat me font me rattacher à l’étincelle de vie qu’il me reste. C’est cette odeur de pomme et de cannelle qui, ce matin, m’a poussée dans les bras de ce souvenir vieux de soixante-et-onze ans. Chaque hiver, ma mère préparait, avec le reste de pommes récoltées à l’automne, une délicieuse tarte relevée de cannelle. Cette douceur épicée était depuis le début de l’occupation allemande, notre seul cadeau de Noël. Peu nous importait. Cette chaleur sucrée qui embaumait les murs de pierre de la maison valait tous les présents du monde. Mon père, fier normand depuis des générations avait acquis cette vieille maison battue par les vents marins peu avant ma naissance.

Lire la suite de l'historiette...  :
Je n’avais donc jamais quitté ma petite ville d’Arromanches, et n’avais rien respiré d’autre qu’un air gorgé de sel. C’est dans cette tranquillité que j’avais vécue, jusqu’à l’arrivée des Allemands. Ce fut une surprise : ma mère ne sachant pas lire et mon père boudant les journaux, la guerre était pour nous une notion abstraite, jusqu’à ce qu’un groupe parlant une langue incompréhensible, habillé de noir, gris, marron, décide de construire un bunker de béton entre nous et l’océan. Ils fouillaient parfois chez nous. Rapidement, sommairement, puis repartaient en laissant derrière eux une odeur d’acier, de graisse et de sueur.
Puis un jour, l’un des leurs est arrivé chez nous de façon plus courtoise. Nous étions habitués aux visites brutales et silencieuses, et celle-ci nous laissa dubitatifs. Cet Allemand parlait français. Cette maîtrise de la langue de Molière, bien que partielle, nous permit de l’interroger. Mes parents profitèrent donc de cette occasion pour connaître la raison des visites intempestives de ses camarades. Ils recherchaient des juifs. L’odeur du blond aux yeux clairs assis devant son verre de cidre parvenait à chasser de mes narines la force olfactive de la cannelle qui flottait encore dans l’air en ce lendemain de noël. Je n’avais jamais rien senti de tel. C’était exotique, cela dépassait nos contrées ? C’était épicé, profond. Un mélange d’odeur sauvage et de propreté, comme un savon à la lavande déposé au hasard au milieu d’une forêt. Il nous expliqua que le bunker dressé près de la mer faisait partie d’un vaste ensemble aligné le long de la côte, de la Belgique à l’Espagne. Ils craignaient un débarquement allié, mais selon l’allemand assis à notre table, l’idée d’un débarquement était absurde. Le Mur de l’Atlantique n’était selon lui qu’un délire psychotique de leur chancelier, Adolf Hitler. Pendant quelques heures, l’Allemand s’attarda. Lui n’habitait pas dans le bunker, il n’était pas qu’un soldat. Il logeait dans une Kommandantur, un centre de garde. Il faisait partie de la Gestapo, la police de l’état nazi. Il s’appelait Heinrich Albrecht. Il revint plusieurs jours de suites par nécessité selon lui. Mais ses visites semblaient plus amicales que professionnelles. Après avoir longuement discuté avec mes parents, leur expliquant les détails de la guerre se jouant devant notre porte, il me demandait aimablement de faire un tour du village à ses côtés. Ces promenades, parfois longues de quelques heures étaient pour moi des purs moments de délices. Ces instants à l’odeur de fleurs des champs et produits du terroir me ravissaient. Nous nous arrêtâmes parfois au café de l’église, à l’air engorgé d’odeur de cigares pour déguster une bière normande. Cela dura plusieurs semaines, assez de temps pour faire fleurir notre idylle et faire parler le voisinage. Je vivais aveuglément, m’enivrant chaque jour un peu plus de son parfum musqué ? Jusqu’au matin du 6 juin. Aux environs de 6 heures, ils débarquèrent, eux, les Américains : mes ennemis personnels. La maison, bien trop proche du rivage, fut détruite en même temps que le bunker dans une vague odorante de sang, de feu et d’acier. L’odeur ferreuse du sang agaçait mes narines au moment de chercher Heinrich et les membres de ma famille dans ce qu’il restait du village. Ces libérateurs bien trop destructeurs étaient acclamés par ceux dont il avait détruit les biens. Quelle ironie du sort ! Ma mémoire s’efface ici, cher lecteur, comme si celle-ci voulait ne plus jamais faire face à ces bribes de douleur. Malgré tout, ma mémoire reste tachée de flaques olfactives : l’odeur étouffante de fumée, tenace, puis celle métallique de métal au moment où les villageois me rasaient les cheveux : collaboratrice, coupables, punie. L’odeur, comme acide de la rancœur reste toujours jumelée dans mon esprit à celle de la pomme sucrée embaumant avec douceur ma belle Normandie.



Bonne journée à toutes et tous
La nuit est toujours présente, le coq toujours couché
et moi, et moi... je suis devant mon café et je vous lis
On tient le bon bout c'est vendredi les amis,
le weekend est là, profitons des beaux jours d'automne.


Le Mont Everest



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