Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

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Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Mer 2 Mar 2016 - 6:12

Rappel du premier message :



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Charles le Bon ainsi que les Carl, Carlos, Charley, Charly, Jaouen et Joévin.
Demain, nous fêterons les Guénolé.

Le 2 mars est le 61e jour de l'année du calendrier grégorien, le 62e en cas d'année bissextile. Il reste 304 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 12e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'orme.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 12
le soleil se couche à 18h 29
durée d’ensoleillement : 11h 16 (+3mn)



Citation du jour :
« Il y a de bons mariages, mais il n'y en a point de délicieux. »
Duc François de La Rochefoucauld



Dicton du jour :
« Si mars commence en courroux, il finira tout doux, tout doux. »


    
Proverbe du jour :
« Les années en savent plus que les livres. »



Événement du jour :
1991 : Serge Gainsbourg, 62 ans, est retrouvé mort à son domicile parisien. Son premier album lui a valu le prix de l'Académie Charles Cros. Compositeur à la mode dans la France des années 60, il a écrit pour Brigitte Bardot, Juliette Gréco, Petula Clark, Régine et France Gall. En 1968 il rencontre l'actrice anglaise Jane Birkin ; c'est le début d'une union qui durera 12 ans. L'année suivante le couple enregistre la chanson Je t'aime moi non plus, qui fera scandale dans toute l'Europe. Les excès qui ont contribué à sa notoriété, l'alcool et le tabac notamment, auront finalement raison de celui qui avait subi un grave infarctus en 1973 et une intervention chirurgicale au foie en 1989.





L'historiette :
Tête qui roule n'amasse pas foule de Rodrigue Céleste

C'était une église. Elle se trouvait au centre du village. Quand la religion catholique était placée au centre de tout et de tous. La rue étroite qui y menait était pavée de bonnes intentions et de carreaux de grès mal dégrossis. Elle était surtout bordée de bistrots, d'autres temples où il était question de foie, mais qu'on sollicitait à longueur de journée dans ce patelin. Dans le village de Sainte-Marguerite-Sur-Mer, les bras des machines à pression étaient plus accueillants que ceux de Dieu, et seules les villageoises, la date de péremption passée de longue date, assistaient encore à la messe dominicale de neuf heures et usaient leur tablier à motif floral sur les bancs de l'église.

[hide="Lire la suite"]Quand l'inconnu déboula dans la rue Alphonse Boudard, tout de noir vêtu, les quelques villageois qui l'aperçurent, furent étonnés autant de sa présence mais plus encore qu'il marche sans hésitation en direction de l'entrée du lieu saint, sans même s'arrêter pour boire un coup. Pour ceux qui l'avaient vu passer d'un pas décidé devant les vitres maculés de crasse des quatre bars de la rue, ce qui était le plus étonnant, c'était son accoutrement. Le type semblait ne pas avoir plus d'une trentaine d'années, et la nuit l’habillait. De ces chaussures montantes en cuir sombre, au pantalon de jais, jusqu'à sa grande veste de cuir noir boutonnée jusqu'au menton, l'inconnu trimbalait une dégaine d'enterrement à faire passer un croque-mort pour un joyeux drille. On discernait mal ses traits derrière ses larges lunettes de soleil. Ses longs cheveux aile de corbeau étaient attachés en catogan. Le plus étrange restait malgré tout le long sabre qu'il serrait dans sa main droite.

Quand le curé Dumont vit l'olibrius passer l'entrée de son église, il n'arrêta pas pour autant son prêche. Il avait passé toute la soirée à l'écrire, presque excité par les mots qu'il employait au sujet des pédés, ce ramassis de dégénérés qui pouvaient dorénavant se marier grâce à ce gouvernement de gauchistes et bientôt adopter des gosses. Sa diatribe faisait sensation sur les rombières venues assister à la messe. La peur de l'autre, de ce qu'on ne connaissait pas, faisait toujours un tabac dans ce genre d'antre. Il ne put malgré tout terminer sur sa grandiloquente lancée. L'homme en noir, après avoir marqué un temps d'hésitation, venait vers lui. Et si le curé ne voyait pas ce qu'il lui voulait, le sabre qu'il tenait à la main, ce n'était pas pour couper des rondelles de saucisson. Il mit moins d'une minute à le rejoindre sur l'autel. Et le curé moins de temps que cela pour comprendre que quelque chose de grave allait se produire.

— Qui... ? Mais qui êtes-vous nom de Dieu ? Et qu'est-ce que vous me voulez ? balbutia-t-il, plus à l'aise avec la question du mariage pour tous qu'avec un inconnu armé d'un sabre.

Les bigotes retinrent leur souffle. Anne-Marie, la plus fervente catholique de l'assistance, ne releva même pas le juron du curé. Pour une fois qu'elles ne s'emmerdaient pas à la messe. Elles étaient aux anges. Et surtout aux premières loges !

Le type en noir répondit oralement à la première question et physiquement à la seconde. Il avait une drôle de voix rauque.

— Salut le curé ! Tu me remets pas ?

Il remonta ses lunettes d'aviateur jusqu'au sommet de son crâne.

— C'est moi. Thomas ! Le petit Thomas Séguin ! Remember ?

Les yeux horrifiés du curé Dumont valaient toutes les réponses du monde. En anglais ou non, les femmes comprirent qu'il le connaissait mais que ça ne lui faisait pas plus plaisir que ça de l'avoir remis. Quand le dénommé Thomas leva son bras droit tenant le sabre au-dessus de la tête du curé, et que sa main gauche alla enserrer l'autre autour du manche, les femmes ne purent contenir un glapissement apeuré. Puis, quand d'un geste expert, l'homme au catogan étêta le curé Dumont et que sa tête roula jusqu'à leurs pieds, ce fut la panique totale. Elles s'envolèrent de l'église en poussant des hurlements.

Le maire du village apprit très vite la nouvelle, puisque lui aussi passait ses dimanches avec ses ouailles, exerçant sa passion des bars parallèles avec une rigueur et une abnégation légendaire. Il se trouvait au comptoir des « Six Rosés » lorsque le petit Jeannot entra dans le bouge en criant que le curé Dumont venait de se faire raccourcir pour de bon.

Il finit tranquillement son énième Côtes-du-Rhône. Il éructa et prononça ces paroles devenues mythiques :

— Si maintenant on se met à trancher les têtes de tous les curés pédophiles, qu'est-ce que vont foutre nos bonnes femmes le dimanche matin ? [/hide]

Bonne journée à toutes et tous
Quelles giboulées déjà s'annoncent
les prémices du printemps sont là
quelques jonquilles déjà dans les champs et les jardins
Vive le printemps, ah !!! que les filles sont jolies
dès que le printemps arrive, dès que le printemps est là.





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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Sam 12 Mar 2016 - 9:25


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Dim 13 Mar 2016 - 7:48


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Lun 14 Mar 2016 - 6:15



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Mathilde ainsi que les Maud.
Demain, nous fêterons les Louise de Marillac ainsi que les Lucrèce.

Le 14 mars est le 73e jour de l'année du calendrier grégorien, le 74e en cas d'année bissextile. Il reste 292 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 24e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la pâquerette.
Le 14 mars (3/14 en notation américaine de la date) est donc la journée de pi.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 51
le soleil se couche à 18h 44
durée d'ensoleillement : 11h 52 (+3mn)



Citation du jour :
« Tous les hommes sont fous, et qui n'en veut point voir
Doit rester dans sa chambre et casser son miroir. »
Attribué au Marquis de Sade



Dicton du jour :
« Mars est capable de tuer les bêtes à l'étable. »


    
Proverbe du jour :
« Venant de notre pays natal, même le corbeau nous plaît. »



Événement du jour :
1883 : Karl Marx, philosophe, économiste et théoricien du socialisme, meurt à Londres à l'âge de 65 ans. Il rédige en 1850 Les luttes de classes en France, puis Fondements de la critique de l'économie politique, et jette les bases de son grand ouvrage, Le Capital. En 1864, il est l'un des principaux dirigeants de la 1e Internationale, et lui donne son objectif : l'abolition du capitalisme. C'est contre son gré que la doctrine de Karl Marx a été baptisée le marxisme.



L'historiette :
La Succube de François Thiery

Tout a commencé par un rêve, monsieur le Juge. La veille ou l'avant-veille, je ne sais plus. J'étais dans un paysage étrange, que je n'avais jamais vu auparavant. Partout à la ronde je ne voyais que des pierres, des pierres lisses, noires et brillantes, des galets de toutes tailles. J'étais moi-même assis sur l'un d'eux, un grand galet plat, un dolmen peut-être. J'étais assis et je regardais, non loin devant moi, une sorte de source, de geyser. Ce n'était pas de l'eau, mais un liquide doré, transparent, qui semblait tiède et onctueux. Moi-même, je ne sais pas comment j'étais habillé, mais je crois que je me voyais encore en pyjama. Il me semble aussi que les pierres étaient chaudes et humides.

Lire la suite de l'histoire ::
Puis il y eut un battement d'ailes et je la vis. Elle vint se poser à côté de moi. Elle avait l'apparence d'une jeune fille de dix-huit à vingt ans, mince, entièrement nue exceptée un bracelet d'or à la cheville gauche. Elle avait les cheveux blonds mi-longs, liés en une sorte de queue de cheval par un ruban beige. De longues ailes membraneuses, translucides, reliaient ses bras à son torse mince. Elle s'assit, ramenant ses genoux contre sa poitrine nue, cachant à demi son visage mutin. Ses ailes lui firent comme une cape. Dans la lumière ambrée de l'endroit, sa peau paraissait dorée. Ses yeux verts, pailletés d'or, me regardaient d'un air moqueur.
Un désir irrépressible s'empara de moi. Je m'approchai d'elle. J'effleurai sa jambe du bout de mes doigts tremblants. Elle se leva alors, s'envolant lentement, dévoilant son corps. « Cherche-moi, dit-elle, et je t'appartiendrai ».
Le lendemain, je m'éveillai fiévreux et je parcourus la ville en tout sens.
Et je la trouvai.
Elle était debout dans la lumière, près d'un arrêt d'autobus. Son ample robe blanche lui faisait comme des ailes. Je me jetai à ses pieds en pleurant de joie, balbutiant des mots sans suite. Elle paraissait ne pas comprendre. Alors je la pris par les épaules, la secouait, lui rappelai sa promesse. Elle se mit à crier, à appeler au secours. Je n'y tenais plus : je lui fis un bâillon de mes lèvres, j'ouvris ses ailes de mes bras.
Quand vos hommes sont arrivés, monsieur le Juge, tout était fini. Elle était morte nue dans mes bras, je l'avais forcé à tenir sa promesse.
Maintenant vous m'avez fait enfermer dans cette chambre sans fenêtres, aux murs matelassés, et je ne dors plus. Pas à cause de la foule qui crie sa haine, non. A cause de ce rire, ce petit rire cristallin, ce rire de jeune fille aux accents démoniaques. Ce rire qui résonne sur les pierres noires et les ruisseaux dorés, dans cette étrange contrée où je ne retournerai plus.
  PRIX HIVER 2015



Bonne journée à toutes et tous
Une nouvelle semaine commence
et mars est à sa mi temps
le printemps arrive à grands pas
et l'hiver ne veut pas mourir
il donne encore un peu de voix
Mais profitons des beaux jours
qui arrivent et de la nature qui s'éveille.





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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Lun 14 Mar 2016 - 8:31


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Mar 15 Mar 2016 - 6:12



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Louise de Marillac ainsi que les Lucrèce.
Demain, nous fêterons les Bénédicte.

Le 15 mars est le 74e jour de l'année du calendrier grégorien, le 75e en cas d'année bissextile. Il reste 291 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 25e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du thon.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 50
le soleil se couche à 18h 45
durée d'ensoleillement : 11h 55 (+3mn)



Citation du jour :
« Les lois sont semblables aux toiles d'araignée, qui attrapent les petites mouches, mais laissent passer guêpes et frelons. »
Jonathan Swift



Dicton du jour :
« À la mi-mars, le coucou est dans l'épinard. »
et j'ai envie de rajouter... et l'hiver dans la panade.


    
Proverbe du jour :
« Tu estimeras ton père le jour où tu seras toi-même père. »



Événement du jour :
1975 : L'armateur Aristote Onassis, l'homme qui a accumulé une fortune estimée à au moins 600 millions de dollars après être parti avec 60 dollars en poche, meurt des suites d'une infection pulmonaire à l'âge de 69 ans. Profitant de la crise de 1929, Onassis a acheté à bas prix des cargos canadiens. Petit à petit, il s'est retrouvé à la tête d'une trentaine de compagnies maritimes, en plus de posséder la compagnie aérienne Olympic Airways. Il avait eu une longue liaison avec la grande cantatrice Maria Callas. En 1968 il a épousé Jacqueline Kennedy, alors âgée de 39 ans.



L'historiette :
Personne ne flottait à cet angle-là de Herssé

Personne ne flottait à cet angle-là.
Bi et Bu, bulles nouveaux nés, attendaient patiemment dans la sphère maîtresse. Au troisième degré, elles espéraient la venue du rayon libérateur. C’était ainsi depuis des milliers de périodes : de radians en radians, les bulles naissaient, vivaient et mouraient dans un océan de lumière.

Le flottement se fit plus précis, Bu et Bi frémissaient. Cette tension les rendait plus elliptiques que sphériques, à la limite de la déchirure. Le flottement devint régulier. Les ondes accordées apportaient le souffle de la vie. Une lumière aveuglante : le rayon de la liberté frappa leur surface irisée. L’orifice d’un tunnel sombre apparut et une force d’attraction vertigineuse les emporta violemment. La course fut brève. Déjà la sphère maîtresse disparaissait à leurs yeux, la lumière se fit étincelante, un vent violent les arracha du tunnel et elles s’envolèrent dans un ciel immense sous le regard rieur de l’enfant.

Lire l'a suite de l'historiette    :
Aux confins de son imagination, l’enfant démiurge inventait de nouveaux mondes où les éléments, les choses s’animaient. Il contrôlait ces univers fabriqués alors qu’il n’exerçait aucune emprise sur son quotidien. Il aurait voulu pouvoir s’échapper comme les bulles de son jouet mais il restait désespérément rivé à la terre, tétanisé par les cris que les murs épais de la maison ne pouvaient contenir.
Si les disputes étaient plus fréquentes, il ne s’habituerait jamais à leur violence et il éprouvait de plus en plus de difficulté à enfouir sa conscience dans son univers onirique protecteur. La violence des voix des deux adultes l’emprisonnait plus sûrement que des chaînes. Il lui fallait attendre l’accalmie qui mettait de plus en plus de temps à venir.
Toujours les yeux, les yeux grands ouverts, fixes, droit devant, les pupilles dilatées, le souffle court, ses mains serraient nerveusement un petit bout de métal chaud et brillant. Longtemps il resta ainsi, assis sur le grand tapis de laine qui couvrait le sol de sa chambre. Les cris s’étaient évanouis comme par magie. Une atmosphère cotonneuse baignait la pièce.

Faisait-il encore jour au dehors ?
Le petit bout de métal habitait toujours le creux de sa main. Maintenant il le caressait du bout des doigts, tranquille, apaisé.

Son regard se porta tout de même sur la porte de sa minuscule chambre car il savait que la tempête se dissimule parfois sous un calme trompeur. Et quand la poignée tournait... Mais, aujourd’hui, il ne serait pas le prétexte de leur acharnement, ils ne se serviraient pas de lui comme une poupée désarticulée qu’ils se disputeraient.

Il entendit la porte du séjour claquer et il put réintégrer son monde intérieur. Il redevenait, pour quelques instants, le maître des songes. Parmi ses sujets, personne n’osait s’élever contre sa volonté et, depuis qu’il avait interdit toute violence, tous les gens de la cour s’appréciaient. Aujourd’hui, grand jour de la cérémonie des bulles, chacun s’extasiait devant la féerie du spectacle avec le secret espoir que la sphère qui les représentait serait celle qui s’approcherait le plus du firmament.

Personne ne flottait à cet angle-là.
Les murs de la chambre devinrent courbes, le sol épousa le plafond. Une myriade de points lumineux sembla naître du néant. Une à une les sphères « deuxième » apparurent et défilèrent sous les yeux de la « maîtresse ». La cérémonie tant attendue commençait enfin ! Le petit bout de métal se mit à vibrer tel un diapason. Les différentes harmoniques sonores excitaient tour à tour chaque sphère et produisaient en leur sein la naissance d’une multitude de minuscules bulles. Bo, Bé, By, Ba, Bë, toutes déclamaient leur appartenance au royaume irréel de l’enfant.

Le silence s’imposa brutalement ! Un froid de ténèbres figea ce monde. L’enfant posa le petit bout de métal sur le plafond tapissé de laine. Plus un souffle, plus une onde, seul son regard donnait une impression de vie. Toujours ses yeux, ses yeux grand ouverts, tournés cette fois vers le firmament. Tout en bas, dans le miroir inversé de son imagination ces sujets attendaient sa décision. Et quelle qu’elle fût, ils l’accepteraient sans mot dire.

— J’ai décidé de quitter la réalité pour ne plus y revenir !

Les sujets restèrent médusés par cette annonce inattendue. Le maître ne s’éternisait jamais dans cet espace hors du temps. Ils n’osaient proclamer leur joie mais leurs regards révélaient tous la même expression de bonheur absolue. L’enfant se délectait du pouvoir sans limite qu’il exerçait sur sa cour. Aussi, quand un sourire éclaira son visage, l’allégresse les gagna, rires et applaudissements remplirent tout l’espace quadridimensionnel.

A une éternité de là, une femme meurtrie escaladait péniblement les escaliers de sa sombre demeure. Elle allait retrouver le seul lien heureux avec son passé, son seul réconfort. Aujourd’hui, elle éprouvait un intense soulagement car elle avait pu le préserver. Mais, quand elle pénétra dans la froideur de la chambre, elle s’effondra en découvrant l’enfant étendu sur le sol, inanimé.

Le visage de l’enfant exprimait la béatitude des anges. A son front perlait une goutte d’eau irisée, on eût dit une minuscule bulle aux couleurs chatoyantes sous le rai d’un soleil.
De sa main tremblante, elle ferma les paupières de ses yeux, toujours ses yeux grands ouverts, grands ouverts sur l’éternité. Un éclat vif accrocha son regard. Sur le tapis de laine un objet de métal brillait. Et c’est à ce moment qu’elle découvrit la tâche rouge sous le cou de l’enfant et ce même rouge... sur l’éclat du couteau.

Plus personne ne flottait à cet angle-là.



Bonne journée à toutes et tous
Déjà mardi et la semaine bat son train
et à un train d'enfer, Mr Hiver bientôt
vous ne serez qu'un doux souvenir
place à notre ami le Printemps
qu'on attend avec impatience.
Déjà jacinthes, primevères, pensées
et autres fleurettes sont déjà là.





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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Mar 15 Mar 2016 - 7:14


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Mer 16 Mar 2016 - 4:29



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Bénédicte.
Demain, nous fêterons les Patrice ainsi que les Patricia et Patrick.

Le 16 mars est le 75e jour de l'année du calendrier grégorien, le 76e en cas d'année bissextile. Il reste 290 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 26e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du pissenlit.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 48
le soleil se couche à 18h 46
durée d'ensoleillement : 11h 58 (+3mn)



Citation du jour :
« Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des mœurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les mœurs présentes, on les appellera barbares quand elles seront des mœurs passées. »
Anatole France



Dicton du jour :
« Taille tôt, taille tard, taille toujours en mars. »


    
Proverbe du jour :
« Rira bien qui rira le dernier. »



Événement du jour :
1978 : Le pétrolier Amoco-Cadiz s'échoue au large de Portsall dans le Finistère, libérant 228.000 tonnes de brut et provoquant la plus grande marée noire de Bretagne.



L'historiette :
C'était un jour... de Mélanie Roland

C'était un de ces jours où l'on se levait facilement, car on savait que la journée serait merveilleuse. Non pas à cause d'un pressentiment bizarre et irréel, mais bien parce qu'on allait être l'instigateur de cette merveille. C'était un jour parfait. Le soleil de l'aurore se levait sur l'horizon, les rues semblaient désertes, le monde toujours endormi. J'aimais ce silence, cette ville au repos. Ah ! Que ce calme m'avait manqué ! Depuis que j'avais perdu mon travail, je me sentais dériver. Je ressemblais à la cohorte de gens qui erraient, sans but, dans les rues. Je me levais tard, me couchais tard, je vagabondais seul dans la ville. Cette vie m’oppressais toujours un peu plus. Elle semblait dénuée de sens, sans mon travail, elle ne valait rien. Mais aujourd'hui, je retrouvais le calme dans ma ville. Il était à peine cinq heures du matin et le monde m'appartenait !

Lire la suite de l'historiette    :
***

C'était un de ces jours où on appréhendait de se lever, car on savait que la journée serait mauvaise. Non pas à cause d'un pressentiment bizarre et irréel, mais bien parce que la vie semblait si ennuyeuse que la journée ne pouvait être qu'un désastre. Tous les jours se ressemblaient. L'aube arrivait et déjà, il fallait se lever. Les rues étaient calmes, trop calmes. Je préférais l'effervescence des heures de pointes à ces boulevards désertiques d'où aucun bruit ne parvenait. Depuis que je travaillais, je me sentais dérivé, perdu. Je me levais toujours très tôt, me couchais trop tôt, abandonnant les plaisirs crépusculaires avec mes amis. Ma vie ne me ressemblait pas, avec ce travail, elle ne valait plus rien. Aujourd'hui encore, je venais de me lever, d'enfiler mon uniforme et de quitter mon appartement pour vivre un nouveau jour routinier.

***

C'était le jour le plus court. Enfin, il y avait de fortes chances pour que ce jour soit très court. Une dernière fois, je repris le chemin que j'empruntais tous les jours quand je travaillais. Je passai devant la boulangerie, laissant l'odeur de pain envahir mes narines, croisa le facteur qui débutait sa tournée, puis dis bonjour à ce livreur qui déposait les légumes frais devant la jolie épicerie. Cela m'avait manqué ! Cela pouvait paraître quelconque au commun des mortels mais cette routine matinale m'importait beaucoup et on me l'avait enlevée. Aujourd'hui ma revanche arrivait. Je me postai devant mon ancien bâtiment, il ne me restait plus qu'à attendre...

***

C'était le jour le plus long. Nous étions le vingt et un juin et je promenais mon regard sur le vieux musicien qui jouait de l'accordéon dans le métro. Aujourd'hui était son jour, le jour de tous les musiciens. Cela aurait pu être aussi le mien mais j'avais dû arrêter la musique dès le premier jour de mon travail, faute de temps. J'aurais tant aimé pouvoir vivre de mon art mais la condition artistique est rarement parfaite. Mes mélodies semblaient bloqués dans les profondeurs de l'oubli. Un travail « normal » m'était obligatoire pour vivre. J'attendis quelques minutes sur le quai miteux avant de voir ma rame arriver. Le trajet ne prenait pas beaucoup de temps mais je trouvais toujours le moyen de m'assoupir, je n'étais décidément pas du matin. Comme chaque jour, la gentille veille dame, dont le nom m'échappait toujours, me réveilla doucement à hauteur de mon arrêt. Je lui souris en la remerciant, comme à mon habitude, puis je quittai la station pour rejoindre mon bâtiment...

***

C'était le meilleur des jours. Tapis dans l'ombre, je vis mon remplaçant entrer dans le bâtiment. Il n'avait même pas l'air heureux ! Il venait de me voler mon travail et il ne semblait même pas en être content ! Je ne comprenais pas comment il pouvait être malheureux, il avait un travail, une importance. Moi, je n'étais plus rien. Mais aujourd'hui, tout allait bien et j'allais pouvoir revivre, j'allais rentrer dans mon bâtiment. Je vérifiai les environs une dernière fois avant de sortir mon arme de ma poche et de passer ces portes coulissantes, au couinement amusant, qui scelleraient mon destin.

***

C'était le pire des jours. Je me présentai devant ce bâtiment immonde, l'ouvrit à l'aide de ma clé puis rentrai par les portes coulissantes. Que ce couinement pouvait m'agacer ! Des années que ça durait m'avait-on dit, quand pourrais-je enfin quitter ce bâtiment ? J'appuyai machinalement sur le bouton de la machine à café, il fallait que je me réveille ! Avant tout autre chose, je me traînai jusqu'au coffre où je pris mon arme de service. Je détestais cette arme, je n'aimais pas la violence, ce job d'agent de sécurité commençait tellement à m'étouffer ! Je la rangeai rapidement dans mon étui avant d'apercevoir un vieil homme passer les portes. Que les heures lointaines d'enregistrements de ma musique me manquaient ! J'étais né pour être un artiste, un musicien et non un agent de sécurité.

***

C'était le jour du courage. Je m'avançai rapidement vers la réception, ignorant ses injonctions contraires. Je le vis prendre son arme alors je levai la mienne. Je ne savais pas encore comment ce jour allait finir mais ils m'avaient viré alors moi j'eus le courage de tirer.

***

C'était le jour du courage. Le vieillard s'avança vers moi. Je lui ordonnai de s'arrêter mais il refusait de m'écouter. Je retirai mon arme de son étui, rien de mieux qu'un pistolet pour effrayer les vagabonds. Il continua de se rapprocher avant de lever un objet vers moi. De peur, je tirai sur lui avant de le reconnaître, c'était l'agent qui m'avait devancé, parti à la retraite il y a bientôt deux mois.

***

C'était mon dernier jour. Sa balle venait de me perforer le thorax, le sang coulait doucement. Je mourais lentement le sourire aux lèvres, je mourais dans mon bâtiment !

***

C'était mon dernier jour. Sa balle venait de me toucher en plein cœur, mon corps s'écroula lourdement. Sentant la fin arriver, je pris un dernier souffle et je murmurai « Je n'ai qu'un seul souhait : que quelqu'un se souvienne de mes mélodies... »



Bonne journée à toutes et tous
C'est dans une nuit calme et sans bruit
que je vous présente mon éphéméride du jour
Peut-être que la journée sera longue
à moins qu'une sieste s'impose, on verra
en attendant je vous salue et vous offre un café





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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Mer 16 Mar 2016 - 7:10


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Jeu 17 Mar 2016 - 7:27


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Jeu 17 Mar 2016 - 7:36



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Patrice ainsi que les Patricia et Patrick.
Demain, nous fêterons les Cyrille ainsi que les Salvatore.

Le 17 mars est le 76e jour de l'année du calendrier grégorien, le 77e en cas d'année bissextile. Il reste 289 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 27e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la sylvie.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 46
le soleil se couche à 18h 47
durée d'ensoleillement : 12h 00 ((+3mn)



Citation du jour :
« J'en passe, et des meilleurs. »
Victor Hugo



Dicton du jour :
« Sème tes pois à la Saint-Patrice, tu en auras tout ton caprice. »



Proverbe du jour :

« Qui choisit trop n'aura que les restes. »



Événement du jour :
1992 : L'apartheid en Afrique du Sud vit ses derniers jours. En obtenant un « oui » dans une proportion de 68,7 lors du référendum historique sur les réformes constitutionnelles, le président Frederik De Klerk obtient un mandat net de son électorat blanc pour mettre fin à l'apartheid dans son pays et ouvrir les portes du pouvoir à la majorité Noire. La participation des 3,28 millions de Blancs ayant droit de vote a été de 85 %.



L'historiette :
Bac à tout prix ! de Schmetterling

Il y a les élèves nuls qui sont nuls, qui le savent et qui n’en ont royalement rien à cirer... Et puis il y a ceux qui, bien que nuls, aimeraient aussi de temps en temps briller, qui aimeraient aussi ressentir la lueur de fierté dans les yeux de leurs parents. Marion ne brillait pas par ses résultats scolaires, c’est le moins qu’on puisse dire mais elle avait quand même un minimum de fierté, d'orgueil, ou appelez ça comme vous voulez.
Terminale littéraire, elle avait eu un lamentable 6 de moyenne générale au premier trimestre. Elle avait échappé à un 4 de moyenne grâce à sa note d’arts plastiques et à la pitié de sa prof de sport qui lui avait mis 12 alors qu’elle n’avait jamais daigné venir en cours de sport avec des chaussures adaptées (ah bon, on ne peut pas courir avec des chaussures compensées ?) et qu’elle avait prétendu avoir ses règles trois fois dans le mois lorsqu’il y avait natation. Passons...

Lire la suite de l'historiette    :
L’heure était grave. Le baccalauréat arrivait à grands pas et même si personnellement elle ne voyait pas ce que ça lui changerait, tout le monde n’arrêtait pas d’en parler, famille, amis, voisins, même la boulangère « Alors bientôt le baccalauréat ? » et comme elle avait déjà atteint le quota d’humiliation pour 300 ans lorsque Madame Grody, prof principale et prof de littérature, avait fait une remarque sur ses résultats lors de la fête de Noël, devant tous les élèves, tous les parents et surtout devant Charles, il lui fallait réagir. Charles ? Son idéal, beau, intelligent, terminale S, un gars toujours très classe tant dans sa manière de s’habiller que de parler. Eh oui, pourquoi lorsqu’on a un 6 de moyenne, on n’aurait pas le droit de s’intéresser à un 17 de moyenne ? Et puis quoi qu’on en dise, Charles ne semblait pas insensible au charme de Marion qui était très belle, drôle et perspicace sauf bien sûr quand elle rendait des copies blanches en philosophie au nom de la liberté !
Un soir, passant de sa boîte mail à Facebook au lieu de lire La Nausée de Sartre – on n’a pas idée d’appeler un livre comme ça ! – elle eut l’idée de taper « comment avoir son baccalauréat sans travailler » sur Google. Et croyez-le ou non, elle a trouvé quelque chose et apparemment ce n’est pas la seule à avoir cherché ça sur Google ! On trouve vraiment tout et n’importe quoi sur Internet. Bref, sur un forum, elle lut « L’an dernier dans la classe de ma cousine, il y a eu un suicide, du coup, tous les élèves ont eu leur bac, comme ça ! » Dingue ! Comme ça ! Marion aurait le baccalauréat comme tout le monde et on ne la montrerait pas du doigt comme une lépreuse parce qu’elle aurait échoué ! Bon, il faudrait qu’il y ait quelqu’un qui meurt dans sa classe.
Et si elle convainquait Annie d’en finir avec ses jours ? Elle est toujours fourrée au premier rang avec sa trousse qui regorge de matériel quand Marion galère à trouver un stylo qui marche dans son sac. Et puis Annie sait toujours tout sur tout, c’est énervant, elle devrait aller à « Qui veut gagner des millions ? ». C’est sûr, elle gagnerait, mais que voulez-vous qu’elle fasse avec l’argent ? La conne, elle s’achèterait des stylos quatre couleurs ! Wouah ! A moins qu’elle ne pousse Mathilde par la fenêtre. Elle est toujours en train de chialer parce que X, Y ou Z l’a larguée. Une petite chiquenaude discrète et hop, plus de Mathilde et à nous le baccalauréat ! Non, c’est trop cruel !
Peut-être que ça marcherait aussi si c’était un prof qui mourrait ? Parce que là, Marion ne manquerait pas d’idée ! Elle pourrait noyer la prof de sport à la piscine ! Elle ne se baigne jamais, ça ne serait pas étonnant qu’elle ne sache pas même pas nager. Enfin, ce serait bête, c’est une des seules profs sympas avec elle. Le minimum de reconnaissance serait de l’épargner... Le prof de philo alors ! Il dit toujours que Marion finira par le tuer avec toutes les fautes d’orthographe qu’elle fait... Peut-être qu’en ajoutant des fautes de grammaire, elle arriverait à l’achever... Non, si quelqu’un devait y passer, c’était elle, Madame Grody, pour l’humiliation qu’elle lui avait fait subir et pour l’obtention automatique du baccalauréat. D’une pierre deux coups ! Et puis depuis ce jour, Charles la regardait tellement différemment. Plus aucune chance de conquérir son cœur ! Il devait sans cesse se demander comment Marion faisait pour être aussi nulle alors que lui n’arriverait pas à ne pas avoir son baccalauréat même en se forçant ! Marion était bien entourée de copines, mais même elles étaient désobligeantes. Elle était la bonne copine pour rigoler mais quand il s’agissait de faire des exposés ou de travailler en groupe, plus personne ne voulait se risquer à faire équipe avec une nullité. Et ce fichu baccalauréat serait encore la preuve ultime de sa débilité. Il était hors de question de laisser faire ça. Ce soir, quelqu’un y passerait, c’est sûr...
Elle respira un grand coup, éteignit son ordinateur et se jeta par la fenêtre. Puis juste une seconde avant que sa tête ne frappe le sol, elle se dit que ses connards de camarades de classe auraient leur bac sans rien faire !





Bonne journée à toutes et à tous

C'est sous la pluie que le jeudi est là
Chez nous n'avons pas droit au soleil aujourd'hui
mais une bonne pluie comme la terre l'aime
au moins le jardin sera content si nous on l'est moins
La grisaille pour le moment enveloppe tout
on se croirait dans du coton tout gris...
Faut que l'hiver se termine et que mars fasse des siennes
pour laisser place à un printemps éclatant
de lumière et de couleurs.





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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Ven 18 Mar 2016 - 7:35


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Sam 19 Mar 2016 - 4:26



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Joseph ainsi que les José, Joséphine, Josette et Josiane.
Bonne fête Opaline, bisous.
Demain, nous fêterons les Herbert ainsi que les Svetlana et Wulfran.

Le 19 mars est le 78e jour de l'année du calendrier grégorien, le 79e en cas d'année bissextile. Il reste 287 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 29e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du frêne.
C'est la première date possible, mais peu fréquente, pour l'équinoxe de mars, entre le 19 et le 21 mars (dernière occurrence en 1796, prochaine occurrence en 2044).



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 43
le soleil se couche à 18h 50
durée d'ensoleillement : 12h 06 (+3mn)



Célébrations de demain :
• Les Rameaux
• Printemps
• Journée internationale de la Francophonie



Citation du jour :

« Savoir se fier est une qualité très rare, et qui marque autant un esprit élevé au-dessus du commun. »
Cardinal de Retz



Dicton du jour :
« Qui veut bonne meulonnière, à la Saint-Joseph doit la faire. »


    
Proverbe du jour :
« Ne s'égare pas celui qui pose des questions. »



Événement du jour :
2008 : Décès de l'écrivain britannique de science-fiction Sir Arthur Charles Clarke à l'âge de 90 ans au Sri Lanka. On lui doit des chefs-d’œuvreœ comme "2001, l'odyssée de l'espace" (dont Stanley Kubrick à tiré un film), la série des "Rama" et de nombreuses nouvelles. Il a aussi contribué à l'essor scientifique grâce au concept du satellite géostationnaire, présenté en 1945 et aujourd'hui largement utilisé.



L'historiette :
Stoppé net de Zutalor !

C'est l’histoire d'un homme toujours en mouvement. D'habitude, il est très entouré. Ce matin, il a insisté pour qu’on le laisse seul. Il veut marcher, réfléchir en marchant, sans que quiconque interfère dans ses réflexions.
Sa mère vient de mourir. Sa femme attend un autre enfant.
Sa femme va bien, il la rejoindra tout à l’heure.

Lire la suite de l'historiette    :
L’homme laisse l’image de sa mère s'installer dans son esprit. Une femme dominante, madrilène, musicienne, orgueilleuse et stricte. Exilée à Paris, elle n’avait rien trouvé de mieux que de tomber amoureuse d’un émigré, portant beau mais piètre mari. Et père pire encore.
Sur le Pont de Neuilly, l’homme s’arrête, laisse errer un moment son regard sur l'eau grondeuse du fleuve, puis se retourne. Evidemment, on n’a pas respecté ses consignes.
Ils ont l’air gênés, ces abrutis, ricane-t-il.
Il reprend sa marche. L’important est qu’on le laisse cheminer seul.
Le vent qui ride la Seine ravive des souvenirs froids. Les récits maternels de promenades obligatoires au bord du Manzanares les dimanches d'hiver lui glaçaient le cœur.
L’homme se revoit enfant, accélérant au piano le tempo de la partition du jour. Tout le contraire de ce que lui a demandé sa mère.
Vêtue d’une robe rouge sang, elle ne le quitte pas des yeux, des yeux dans lesquels l’enfant peut lire, lorsqu’il ose les croiser, l’exaspération, une exaspération qui gagne bientôt la bouche, cette bouche dans ce visage tant aimé qui se déforme en un rictus de renoncement. Un geste sec. L'aridité du congédiement.
— Va jouer, mon fils, va jouer maintenant.
L’enfant descend du tabouret. Il se rend compte du terrible effort que fait sa mère. Elle contient sa fureur, se retient de le frapper avec l’éventail dont elle ne se sépare jamais.
L’homme évacue ses pénibles pensées, aspirant goulûment l’air frais qui souffle de l’intérieur des terres. Bah, pense-t-il, je n’étais pas doué pour me plier à la discipline du piano. Rester assis pendant des heures à enchaîner des gammes, qu'est-ce que ça m’emmerdait ! Je finissais par avoir envie de tout casser ! C'est sûr que la légèreté, la grâce, de La lettre à Elise, ce n'était pas pour ma pomme.
L'homme repense au plaisir brutal qu’il a pris, il y a deux jours, à chanter à tue-tête avec ses copains – tous des grandes gueules – une version détournée de La lettre. Sourire. Ça dégoulinait de trivialité. Elise et moi, Elysée-moi, Réélisez-moi...

L’homme sifflote sa rengaine. Les juges n'ont rien pu prouver. Sa campagne de com' marche du tonnerre de dieu.

L'homme a parcouru les deux tiers de la longueur du Pont. Derrière lui, la Grande Arche de la Défense ; devant, la perspective de l’Arc de Triomphe jusqu’à la Concorde ; sur sa gauche, la masse imposante du bâtiment du Palais des Congrès de la Porte Maillot.
Dans sa poche, l’homme tripote le ruban de la Légion d’Honneur qu’il a pris soin de dégrafer du revers de sa veste lorsqu’il a exigé de descendre de voiture. Il savoure d’être né en France. Ici, on ne s’oppose pas au désir du roi. Alors qu’à Washington... Les gars du FBI n’auraient rien voulu savoir. Poliment, ils auraient refusé. Et les portes de la limousine blindée seraient restées verrouillées.

L’homme a oublié sa mère. Il chantonne de plus belle sa rengaine. Comme n’importe quel quidam heureux et libre de musarder à dix heures du matin. Au bout du Pont, il lèvera le bras. Un claquement de doigt et ils accourront.

Les carrosseries des voitures en route vers l'ouest réverbèrent avec dureté les rayons du soleil, aveuglent le piéton solitaire. L’homme tapote sa poitrine, n'y trouve pas ses Raybans. Il devine, dix mètres en arrière, les silhouettes des gardes sur le qui-vive. L'homme fait signe qu'on le rejoigne. Les silhouettes se précipitent.
— Passez-moi vos lunettes, ordonne l'homme à l’un des officiers de sécurité.

Ce sera son dernier caprice, sa dernière instruction de roi déchu des Français de ce premier quart du XXIe siècle.
Du haut de la Tour de l’Hôtel La Fayette, trois éclairs silencieux ont jailli, trois coups de feu ont déchiré l’air.
Au milieu de deux malabars en noir, sidérés, l’homme qui, tout à l’heure, a remisé dans sa poche le ruban de la Légion d’Honneur s’effondre, touché en pleine nuque par un tir groupé de toute beauté.

Le lendemain, les journaux du monde entier titreront sous la photo de l’homme qui avait voulu marcher seul : « PAS DE DEUXIÈME RÈGNE POUR L'ANCIEN ROI ».



Bonne journée à toutes et tous
L'hiver trépasse aujourd'hui du moins sur le calendrier
et laisse place demain au printemps un printemps éclatant
de soleil, de lumière, de couleurs et la vie reprend des forces
Il arrive dans un bourgeonnement des arbres, des fleurs par milliers
ah !!! quelle belle saison que le printemps, la nature reprend vie





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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Sam 19 Mar 2016 - 8:16


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Dim 20 Mar 2016 - 6:31


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Lun 21 Mar 2016 - 6:16



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Clémence ainsi que les Benoît.
Demain, nous fêterons les Léa ainsi que les Léïla, Lia et Lila.

Le 21 mars est le 80e jour de l'année du calendrier grégorien, le 81e en cas d'année bissextile. Il reste 285 jours avant la fin de l'année.
C'est la dernière date possible, mais peu fréquente, pour l'équinoxe de mars, entre le 19 et le 21 mars (dernière occurrence en 2007, prochaine occurrence en 2102)



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 39
le soleil se couche à 18h 52
durée d'ensoleillement : 12h 12 (+3mn)



Célébrations :
• Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
• Journée mondiale de la poésie
• Journée européenne du Sommeil



Célébrations de demain :
• Journée mondiale de l'eau



Citation du jour :
« Il est dans la tolérance un degré qui confine à l'injure. »
Jean Rostand



Dicton du jour :
« Veux-tu oignons, seigle, petits pois ? Sème-les vers la Saint-Benoît. »


    
Proverbe du jour :
« Les bons coqs sont toujours maigres. »



Événement du jour :
1963 : Le célèbre pénitencier fédéral érigé sur l'îlot d'Alcatraz, dans la baie de San Francisco, ferme ses portes. L'ancienne prison militaire avait été réaménagée au début des années 30 pour recevoir les plus dangereux criminels ; elle a eu notamment comme pensionnaire le gangster Al Capone. Les eaux inhospitalières de la baie de San Francisco, peuplées de requins et aux courants très rapides, ainsi que les dispositifs particulièrement imposants de la prison elle-même devaient rendre les évasions pratiquement impossibles.



L'historiette :
E-ner-vé de Sonia

E-ner-vé.
Je suis énervé.
J’ai comme une grosse pelote de fil barbelé entortillée au niveau de l’estomac. J’ai beau essayer de ne pas y penser, ça ne change rien. Elle est là, bien accrochée.
Pourquoi ?
Si je le savais, j’imagine que j’essaierais de défaire les nœuds, de m’en dépêtrer un peu pour respirer plus facilement. Mais non, je ne sais pas pourquoi.
Lire la suite de l'historiette   :

Ce matin, j’ai allumé la radio en déjeunant. Avant que la tartine ne fasse le grand saut vers le carrelage où elle s’est étalée comme une crêpe – à l’envers – j’ai tenté de remettre les choses en perspective en m’abreuvant des nouvelles les plus terribles de la planète. En vain. Je continuais à considérer mon nombril du petit bout de ma lorgnette. C’est dommage, je sais.

Aux toilettes, j’ai emprunté le livre de méditation zen de ma femme. J’ai lu en entier le premier chapitre sur la respiration puis, on a frappé à la porte et j’ai entendu le cri de Jocelyne, pas zen du tout. Alors je suis sorti.
La grosse pelote de fil barbelée était toujours bien en place et je ne me sentais toujours pas zen du tout.
J’ai fait part de ma déception à Jocelyne qui m’a répondu qu’elle n’avait pas le temps.

En retard moi aussi, j’ai sorti la voiture du garage avec précipitation, les mains vissées au volant. J’ai remarqué que les articulations de mes phalanges étaient blanches et que je ressentais une tension terrible au cœur de mes paumes. J’aurais volontiers étranglé le volant mais ce dernier ne semblait pas vouloir se laisser faire. C’est dommage, encore.
Dans la circulation, des nuées de pensées noires traversaient la route.
Le paysage était moche.
Les gens indisciplinés.
Un tracteur s’introduisit sur la chaussée juste après le feu rouge qui était pourtant vert et à ce moment précis, je sus de manière certaine que la tension au creux de mes paumes n’allait pas s’estomper tout de suite.

Rapidement, un bouchon se créa : le tracteur ne parvenait pas à contourner le rond-point. Trop étroit, saleté de rond-point !
C’est à cet instant que je me souvins des conseils de notre psychothérapeute de couple qui ne cessait de prôner les vertus de l’écrit pour l’évacuation des peurs et des inquiétudes. Si la chance me souriait, il était possible que cela fonctionne pour la colère. Je me penchai vers la boite à gants, trouvai une feuille – miracle – mais... pas de crayon. La pelote de barbelés grossissait dans mon estomac. Je le sentais très nettement. J’avais même l’impression de me transformer en dynamo avec toute cette tension et ces fils ! Je n’allais pas tarder à exploser si je ne trouvais pas rapidement une solution pour évacuer tout ça.

Je me ressaisis du papier sur le siège passager et, comme la file de voitures à l’arrêt devant moi ne laissait présager que de peu d’espoir de repartir sous un délai raisonnable, j’entrepris de froisser la feuille. D’une main d’abord, puis des deux. Avec méthode d’abord, avec confusion ensuite. Avec une force modérée d’abord. Avec violence pour finir. La boule de papier était devenue très compacte et avec elle, mes tensions semblaient enfin s’atténuer. Ce fichu psychothérapeute avait donc raison. Je jubilais. De joie, j’ouvris grand ma fenêtre et, tel un lanceur de disque, j’envoyais dans les airs ma boule de papier avec toute la force encore contenue dans la vilaine pelote de barbelés piquante.

La boule de papier s’éleva vers le ciel limpide, transperça comme des bulles de savon toutes les nuées de pensées noires qui flottaient encore autour de moi. Elle vola haut. Elle vola loin. Elle vola même extrêmement loin. Il faut croire qu’il y en avait de la force dans ma mauvaise humeur. Elle vola tellement loin qu’elle tomba précisément dans l’habitacle du tracteur qui bloquait la chaussée et sur le crâne chauve de son conducteur, un paysan d’une cinquantaine d’années. Lorsqu’il descendit du tracteur, je remarquai instantanément sa carrure d’athlète, rompu aux tâches agricoles. Epaules larges, torse massif, cou de taureau.

Et là, la pelote dans mon estomac s’évanouit comme neige au soleil en voyant l’homme rouge de fureur se diriger vers moi.

Pa-ni-qué.
Je me sens paniqué !

Bonne journée à toutes et tous
Un lundi pas tout à fait comme les autres
un lundi de printemps même si Mr Hiver
a du mal à s'en aller sous d'autres cieux
Le printemps s'installe tout doucement
Bonne semaine ici ou là mais profitez de la vie.





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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Tifan le Lun 21 Mar 2016 - 6:18

Bonjour !

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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Mar 22 Mar 2016 - 7:01


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Opaline le Mar 22 Mar 2016 - 11:08

Bonjour tout le monde
Un mardi endeuillé par de nouveaux attentats à Bruxelles

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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Mer 23 Mar 2016 - 7:17


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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Mer 23 Mar 2016 - 7:22



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Victorien ainsi que les Rébecca.

Demain, nous fêterons les Catherine de Suède ainsi que les Cathel, Cathia, Cathie, Karine, Katel, Katia, Katy et Ketty.

Le 23 mars est le 82e jour de l'année du calendrier grégorien, le 83e en cas d'année bissextile. Il reste 283 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 3e jour du mois de germinal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'asperge.



Célébrations :
• Journée mondiale de la météorologie



Célébrations de demain :
• Jeudi Saint.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 45
le soleil se couche à 18h 58
durée d'ensoleillement : 12h 18 (+3mn)



Citation du jour :
« Chaque fois qu'on produit un effet, on se donne un ennemi. Il faut rester médiocre pour être populaire. »
Oscar Wilde



Dicton du jour :
« Quand à glace il gèle à la Saint-Victorien, en pêches en abricots il n'y a rien. »


    
Proverbe du jour :
« La vérité est au fond du verre. »



Événement du jour :
1998 : Titanic remporte 11 Oscars, égalant le record de Ben Hur en 1959. Proclamée meilleur film de l'année, l'histoire inspirée par le célèbre naufrage mérite au Canadien James Cameron le trophée du meilleur réalisateur, en plus de remporter les statuettes pour le montage, le décor, la photographie, les costumes, les effets spéciaux, le son et le montage sonore, la trame sonore et la meilleure chanson originale, My Heart Will Go On, interprétée au cours de la soirée par Céline Dion.



L'historiette :
Jogging matinal de François Duvernois

Une trace blanche dans le ciel à l’est, des sillages orangés annoncent la levée du jour. Une légère brume glisse au ras du sol. Les buissons, les fourrés, les bosquets d’aubépines sont plongés dans l’obscurité. Elle avance en petites foulées sur le sentier qui traverse la prairie, adapte sa respiration à son rythme, allonge le pas sur une courte distance. Après ce passage à découvert, elle pénètre dans le bois de hêtres. Des buissons touffus rétrécissent le passage, quelques branches lui cinglent le visage. Ça remue dans les broussailles. Coups d’œil à droite, à gauche, son cœur bat plus fort, elle accélère. Un long tunnel sombre et, tout au bout, une trouée de lumière. Elle réduit la cadence, reprend son souffle, soupire de soulagement.

Lire la suite de l'historiette    :
Elle poursuit sur le chemin de halage qui longe le fleuve. Après les pluies de ces derniers jours, le niveau est monté, le flot écume contre les piles du pont, l’eau recouvre le sentier qui descend à la plage. Elle court sans forcer, son souffle est harmonisé à son rythme. Des crissements sur les graviers, une branche craque. Sur un sentier parallèle, arrive le drôle de type avec une capuche qui l’a dévisagée sur le parking. Elle force l’allure, prend un chemin à gauche.
Une légère lumière rose éclaire les collines en face. Un château d’eau, une grosse maison bourgeoise, un clocher se détachent de l’obscurité. Elle coupe à travers la prairie, évite un bosquet, rejoint un chemin plus large. Derrière elle, un bruit sourd et précipité de pas. C’est lui, elle en est sûre. « Une femme seule le matin de bonne heure au parc, tu es complètement inconsciente ! » lui rétorque Marie chaque fois qu’elle parle de son jogging. Une respiration saccadée, des ahanements. Il doit être tout près d’elle. Pas question de tourner la tête pour jeter un coup d’œil, elle va perdre du terrain. Elle pique un sprint, tient la cadence, jamais elle n’a couru aussi vite. Si elle ralentit, il va se jeter sur elle. « Ces joggeuses qui disparaissent... » Ce titre de magazine lui résonne dans la tête. A cette heure, pas un seul joggeur, un seul cycliste, un seul randonneur à l’horizon. Ils ne sont que tous les deux à courir comme des dératés. Il est à quelques centimètres, elle le sent. Dans quelques instants, il lui empoignera les épaules, la plaquera contre son corps. Son haleine fétide, son odeur de transpiration lui envahiront les narines, son souffle rauque lui emplira les oreilles, ses mains moites se poseront sur elle...
Un violent point de côté l’oblige à ralentir, elle appuie de toutes ses forces sur son abdomen. La douleur s’accentue, elle s’arrête, se plie en deux. Elle se retourne, tend les bras à l’avant, les mains raidies, les poings contractés, prête à l’affronter. Elle relève la tête, le sentier est désert. Une silhouette grise au loin, le type marche tranquillement. La brume s’est dissipée. De l’autre côté du fleuve, une lumière orangée illumine un groupe d’immeubles, des fenêtres scintillent. Une belle matinée de printemps commence.



Bonne journée à toutes et tous
Un matin au gout amer, les évènements d'hier
nous rappellent que nous sommes en guerre
contre le terrorisme, contre les fous mais en guerre
mais une guerre sale, l'ennemi s'attaque aux gens lambdas
aux travailleurs, aux voyageurs, ils nous blessent dans notre chair
mais nous résisterons et surtout nous vaincrons
on va les éradiquer jusqu'au dernier
Ayons une pensée pour nos ami(e)s belges qui sont dans la peine,
dans la souffrance, qui sont dans le chagrin mais qui fièrement
relève la tête, et ne se laissent pas intimider, on est de tout cœur avec vous.





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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Opaline le Mer 23 Mar 2016 - 8:17

Bonjour mes amis
Une pensée pour nos amis belges
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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Jeu 24 Mar 2016 - 5:46



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Catherine de Suède ainsi que les Cathel, Cathia, Cathie, Karine, Katel, Katia, Katy et Ketty.
Demain, nous fêterons L'Annonciation ainsi que les Annonciade, Humbert et Violaine.

Le 24 mars est le 83e jour de l'année du calendrier grégorien, le 84e en cas d'année bissextile. Il reste 282 jours avant la fin de l'année.
Le 24 mars est aussi le 365e et dernier jour de l'année dans plusieurs calendriers issus directement du calendrier julien.
C'était généralement le 4e jour du mois de germinal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la tulipe.



Célébrations du jour :
• Jeudi Saint
Le Jeudi Saint (24 mars 2016), c'est le jeudi précédant la fête de Pâques. Ce jour là, les chrétiens commémorent la Cène, le repas où Jésus a béni le pain et le vin pour la première fois. Jésus signifiait ainsi qu'il offrait son corps et son sang pour le salut du monde. Les chrétiens se rappellent aussi que Jésus lava les pieds de ses apôtres les invitant ainsi à se faire les serviteurs des autres.



Célébrations de demain :
• Vendredi saint



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 34
le soleil se couche à 18h 55
durée d'ensoleillement :12h 21 (+3mn)



Citation du jour :
« Si c'est la raison qui fait l'homme, c'est le sentiment qui le conduit. »
Jean-Jacques Rousseau



Dicton du jour :
« Quand mars fait avril, avril fait mars. »



Proverbe du jour :
« La femme sage est celle qui a beaucoup à dire, mais qui garde le silence. »



Événement du jour :
1999 : Un incendie se déclare dans le tunnel transalpin du Mont-Blanc (vallée de Chamonix), causant la mort de 39 personnes. Un camion belge transportant de la margarine et de la farine s'est embrasé au milieu du tunnel et l'incendie s'est propagé très rapidement piégeant voitures et camions dans la fournaise.



L'historiette :
La Succube de François Thiery

Tout a commencé par un rêve, monsieur le Juge. La veille ou l'avant-veille, je ne sais plus. J'étais dans un paysage étrange, que je n'avais jamais vu auparavant. Partout à la ronde je ne voyais que des pierres, des pierres lisses, noires et brillantes, des galets de toutes tailles. J'étais moi-même assis sur l'un d'eux, un grand galet plat, un dolmen peut-être. J'étais assis et je regardais, non loin devant moi, une sorte de source, de geyser. Ce n'était pas de l'eau, mais un liquide doré, transparent, qui semblait tiède et onctueux. Moi-même, je ne sais pas comment j'étais habillé, mais je crois que je me voyais encore en pyjama. Il me semble aussi que les pierres étaient chaudes et humides.

Lire la suite de l'historiette   :
Puis il y eut un battement d'ailes et je la vis. Elle vint se poser à côté de moi. Elle avait l'apparence d'une jeune fille de dix-huit à vingt ans, mince, entièrement nue exceptée un bracelet d'or à la cheville gauche. Elle avait les cheveux blonds mi-longs, liés en une sorte de queue de cheval par un ruban beige. De longues ailes membraneuses, translucides, reliaient ses bras à son torse mince. Elle s'assit, ramenant ses genoux contre sa poitrine nue, cachant à demi son visage mutin. Ses ailes lui firent comme une cape. Dans la lumière ambrée de l'endroit, sa peau paraissait dorée. Ses yeux verts, pailletés d'or, me regardaient d'un air moqueur.
Un désir irrépressible s'empara de moi. Je m'approchai d'elle. J'effleurai sa jambe du bout de mes doigts tremblants. Elle se leva alors, s'envolant lentement, dévoilant son corps. « Cherche-moi, dit-elle, et je t'appartiendrai ».
Le lendemain, je m'éveillai fiévreux et je parcourus la ville en tout sens.
Et je la trouvai.
Elle était debout dans la lumière, près d'un arrêt d'autobus. Son ample robe blanche lui faisait comme des ailes. Je me jetai à ses pieds en pleurant de joie, balbutiant des mots sans suite. Elle paraissait ne pas comprendre. Alors je la pris par les épaules, la secouait, lui rappelai sa promesse. Elle se mit à crier, à appeler au secours. Je n'y tenais plus : je lui fis un bâillon de mes lèvres, j'ouvris ses ailes de mes bras.
Quand vos hommes sont arrivés, monsieur le Juge, tout était fini. Elle était morte nue dans mes bras, je l'avais forcé à tenir sa promesse.
Maintenant vous m'avez fait enfermer dans cette chambre sans fenêtres, aux murs matelassés, et je ne dors plus. Pas à cause de la foule qui crie sa haine, non. A cause de ce rire, ce petit rire cristallin, ce rire de jeune fille aux accents démoniaques. Ce rire qui résonne sur les pierres noires et les ruisseaux dorés, dans cette étrange contrée où je ne retournerai plus.



Bonne journée à toutes et tous
Peu à peu l'émotion s'estompe et laisse place à la fureur
Mais quand cesseront-ils ses monstres ?
Ils sont manipulés, manœuvrés, influencés, exploités,
Au nom de quoi, au nom de qui ?
Ils se permettent d'ôter la vie, de faire souffrir des familles
les amis, le pays, la ville, l'Europe et même le monde.






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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Jeu 24 Mar 2016 - 7:27

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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Opaline le Jeu 24 Mar 2016 - 7:36

Bonjour mes amis,

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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Invité le Ven 25 Mar 2016 - 7:00



Bonjour

Aujourd'hui, nous fêtons L'Annonciation ainsi que les Annonciade, Humbert et Violaine.
Demain, nous fêterons les Larissa ainsi que les Lara.

Le 25 mars est le 84e jour de l'année du calendrier grégorien, le 85e en cas d'année bissextile. Il reste 281 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 5e jour du mois de germinal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la poule.



à Marseille :
le soleil se lève à 6h 32
le soleil se couche à 18h 57
durée d'ensoleillement : 12h 24 (+3mn)



Célébrations :
• Vendredi saint

Le Vendredi saint est la fête religieuse célébrée par les chrétiens le vendredi précédant le dimanche de Pâques. Il marque le jour de la crucifixion et de la mort de Jésus-Christ.
Ce jour est férié dans presque tous les pays de tradition chrétienne protestante ; la fin du jeûne pour les catholiques.



Citation du jour :
« Nous mourons, quand il n'y a plus personne pour qui nous voulions vivre. »
Henry Millon de Montherlant



Dicton du jour :
« Si pour Notre-Dame le coucou n'a pas chanté, il est tué ou bâillonné. »


    
Proverbe du jour :
« L'honneur est au commençant bien que l'imitateur puisse mieux faire. »



Événement du jour :
1976 : Le maréchal Bernard Montgomery, le plus célèbre des chefs militaires britanniques des temps modernes, s'éteint à l'âge de 88 ans. Vainqueur de Rommel, le renard du désert, à El-Alamein en 1942, il a commandé l'ensemble des forces terrestres alliées lors de l'invasion de la France en 1944. De 1951 à 1958 il a été adjoint au commandant suprême des forces atlantiques en Europe. Ses mémoires ont été publiées en 1958.



L'historiette :
Personne ne flottait à cet angle-là de Herssé

Personne ne flottait à cet angle-là.
Bi et Bu, bulles nouveaux nés, attendaient patiemment dans la sphère maîtresse. Au troisième degré, elles espéraient la venue du rayon libérateur. C’était ainsi depuis des milliers de périodes : de radians en radians, les bulles naissaient, vivaient et mouraient dans un océan de lumière.
Le flottement se fit plus précis, Bu et Bi frémissaient. Cette tension les rendait plus elliptiques que sphériques, à la limite de la déchirure. Le flottement devint régulier. Les ondes accordées apportaient le souffle de la vie. Une lumière aveuglante : le rayon de la liberté frappa leur surface irisée. L’orifice d’un tunnel sombre apparut et une force d’attraction vertigineuse les emporta violemment. La course fut brève. Déjà la sphère maîtresse disparaissait à leurs yeux, la lumière se fit étincelante, un vent violent les arracha du tunnel et elles s’envolèrent dans un ciel immense sous le regard rieur de l’enfant.

Lire la suite de l'historiette   :
Aux confins de son imagination, l’enfant démiurge inventait de nouveaux mondes où les éléments, les choses s’animaient. Il contrôlait ces univers fabriqués alors qu’il n’exerçait aucune emprise sur son quotidien. Il aurait voulu pouvoir s’échapper comme les bulles de son jouet mais il restait désespérément rivé à la terre, tétanisé par les cris que les murs épais de la maison ne pouvaient contenir.
Si les disputes étaient plus fréquentes, il ne s’habituerait jamais à leur violence et il éprouvait de plus en plus de difficulté à enfouir sa conscience dans son univers onirique protecteur. La violence des voix des deux adultes l’emprisonnait plus sûrement que des chaînes. Il lui fallait attendre l’accalmie qui mettait de plus en plus de temps à venir.
Toujours les yeux, les yeux grands ouverts, fixes, droit devant, les pupilles dilatées, le souffle court, ses mains serraient nerveusement un petit bout de métal chaud et brillant. Longtemps il resta ainsi, assis sur le grand tapis de laine qui couvrait le sol de sa chambre. Les cris s’étaient évanouis comme par magie. Une atmosphère cotonneuse baignait la pièce.

Faisait-il encore jour au dehors ?
Le petit bout de métal habitait toujours le creux de sa main. Maintenant il le caressait du bout des doigts, tranquille, apaisé.

Son regard se porta tout de même sur la porte de sa minuscule chambre car il savait que la tempête se dissimule parfois sous un calme trompeur. Et quand la poignée tournait... Mais, aujourd’hui, il ne serait pas le prétexte de leur acharnement, ils ne se serviraient pas de lui comme une poupée désarticulée qu’ils se disputeraient.

Il entendit la porte du séjour claquer et il put réintégrer son monde intérieur. Il redevenait, pour quelques instants, le maître des songes. Parmi ses sujets, personne n’osait s’élever contre sa volonté et, depuis qu’il avait interdit toute violence, tous les gens de la cour s’appréciaient. Aujourd’hui, grand jour de la cérémonie des bulles, chacun s’extasiait devant la féerie du spectacle avec le secret espoir que la sphère qui les représentait serait celle qui s’approcherait le plus du firmament.

Personne ne flottait à cet angle-là.
Les murs de la chambre devinrent courbes, le sol épousa le plafond. Une myriade de points lumineux sembla naître du néant. Une à une les sphères « deuxième » apparurent et défilèrent sous les yeux de la « maîtresse ». La cérémonie tant attendue commençait enfin ! Le petit bout de métal se mit à vibrer tel un diapason. Les différentes harmoniques sonores excitaient tour à tour chaque sphère et produisaient en leur sein la naissance d’une multitude de minuscules bulles. Bo, Bé, By, Ba, Bë, toutes déclamaient leur appartenance au royaume irréel de l’enfant.

Le silence s’imposa brutalement ! Un froid de ténèbres figea ce monde. L’enfant posa le petit bout de métal sur le plafond tapissé de laine. Plus un souffle, plus une onde, seul son regard donnait une impression de vie. Toujours ses yeux, ses yeux grand ouverts, tournés cette fois vers le firmament. Tout en bas, dans le miroir inversé de son imagination ces sujets attendaient sa décision. Et quelle qu’elle fût, ils l’accepteraient sans mot dire.

— J’ai décidé de quitter la réalité pour ne plus y revenir !

Les sujets restèrent médusés par cette annonce inattendue. Le maître ne s’éternisait jamais dans cet espace hors du temps. Ils n’osaient proclamer leur joie mais leurs regards révélaient tous la même expression de bonheur absolue. L’enfant se délectait du pouvoir sans limite qu’il exerçait sur sa cour. Aussi, quand un sourire éclaira son visage, l’allégresse les gagna, rires et applaudissements remplirent tout l’espace quadridimensionnel.

A une éternité de là, une femme meurtrie escaladait péniblement les escaliers de sa sombre demeure. Elle allait retrouver le seul lien heureux avec son passé, son seul réconfort. Aujourd’hui, elle éprouvait un intense soulagement car elle avait pu le préserver. Mais, quand elle pénétra dans la froideur de la chambre, elle s’effondra en découvrant l’enfant étendu sur le sol, inanimé.

Le visage de l’enfant exprimait la béatitude des anges. A son front perlait une goutte d’eau irisée, on eût dit une minuscule bulle aux couleurs chatoyantes sous le rai d’un soleil.
De sa main tremblante, elle ferma les paupières de ses yeux, toujours ses yeux grands ouverts, grands ouverts sur l’éternité. Un éclat vif accrocha son regard. Sur le tapis de laine un objet de métal brillait. Et c’est à ce moment qu’elle découvrit la tâche rouge sous le cou de l’enfant et ce même rouge... sur l’éclat du couteau.

Plus personne ne flottait à cet angle-là.



Bonne journée à toutes et tous
Pour le moment, pas de vent, pas de pluie et pas de soleil non plus
Un peu de grisaille et dans un moment on verra qui décide de venir
Aujourd'hui journée des courses pour dimanche
et demain on commence les préparations...






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Re: Les bonjours et contacts journaliers ddu mois de mars 2016

Message par Le Gamin d'Etupes le Ven 25 Mar 2016 - 7:32


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