Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Le Gamin d'Etupes le Mar 14 Fév 2017 - 7:01


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
avatar
Le Gamin d'Etupes

Messages : 1350
Date d'inscription : 09/09/2015
Age : 82
Localisation : F.25460 Etupes

http://papyroutier.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Mar 14 Fév 2017 - 7:53



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Valentin ainsi que les Constantin, Cyrille et Tino.
Bonne fête à toutes les Valentines et Valentins
Demain, nous fêterons les Claude La Colombière ainsi que les Claudette, Claudie, Claudine, Claudius, Faustin, Georgette, Georgia et Georgine.

Le 14 février est le 45e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 320 jours avant la fin de l'année, 321 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 26e jour du mois de pluviôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la guède.
Dans de nombreux pays, cette date est marquée par la Saint-Valentin, fête des amoureux.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 37
le soleil se couche à 18h 08
durée d'ensoleillement : 10h 30 (+3mn)



Célébrations :
• Fête des amoureux



Citation du jour :
« À qui sait comprendre, peu de mots suffisent. »
Anonyme



Dicton jour :
Saint-Valentin, la pie monte au sapin. »
« Tel temps le jour de la Saint Valentin, tel temps au printemps qui vient. »



Proverbe du jour :
« L'homme tombe amoureux par accident, comme il trébuche dans l'escalier. »



Événement du jour :
1663 :
le Canada devient une province du Royaume de France.
1747 : fondation de l'École nationale des ponts et chaussées.
1794 : Turreau écrit au ministre de la guerre.
« Depuis que je suis entré en Vendée, voilà plus de douze mille brigands qui sont exterminés. »
1841 : le discours de Lacordaire sur la vocation de la nation française.
1879 : la Marseillaise redevient l'hymne national de la France.
1933 : Inauguration à Paris du premier service d'horloge parlante accessible par téléphone, inventée par Ernest Esclangon, astronome et mathématicien français.
1989 : Radio Téhéran annonce que l'ayatollah Khomeyni a décrété la condamnation à mort de l'auteur et des éditeurs du roman Les versets sataniques, et a demandé aux musulmans de les rechercher et de les exécuter. Khomeyni déclare que l'ouvrage de Salman Rushdie, écrivain britannique d'origine indienne, a été « compilé, imprimé et publié en opposition à l'Islam », et qu'il insulte le prophète Mahomet et le Coran.



L'historiette :
Une caisse de Philippe Devos

Il faut que vous imaginiez une caisse.
Une putain de boîte dans laquelle on met des gens. Sans agiter. Surtout pas. On laisse somnoler. On laisse dépérir. L'absence m'habite, me hante. L'absence de tout. L'absence de vie. Un vide immense, qui brûle en moi. Un feu silencieux. Froid.
Un feu froid. Image désuète, stérile, digne d'un adolescent qui s'essaye à la poésie. Ouin ouin, elle m'a l'argué... Bah ouais du con, tu croyais quoi? Que vous alliez rester ensemble toute votre vie? Profites-en de ton chagrin d'amour, tu en viendras à le chérir, un jour. Tu en viendras à regretter ces poèmes immatures et mal fagotés qui te semblaient dignes des fleurs du mal, à la hauteur de ta peine. Tu les pleureras, crois-moi, ces émotions qui te consumaient. Là où on t'emmène, c'est le règne de l'indifférence. Le royaume de l'ennui. Une petite boîte où on t'enferme. Où tu t'enterres et tu la fermes.

[hide="Lire la suite de l'historiette"]Il faut que je vous dise.
Il faut que tu me lises.
Ca fait des années que je suis ici. A l'insu de mon plein gré, il va sans dire. On ne m'avait pas prévenu. Fais comme tout le monde qu'on m'avait dit. Voilà ta place. Ouais, ça ressemble à ta tombe, mais t'y seras bien, assis au chaud, tu verras. Et ça pianote à tout va. Et ça s'affaire pour trois fois rien.
Depuis j'habite la poésie au milieu d'eux. Eux, mes contemporains, si adaptés à ce milieu. Eux, toi, moi, putain je suis comme eux, je le sais bien. Juste un peu plus désabusé. Moins enclin à la domesticité, moins à l'aise dans mon enclos.
Alors quoi ? On arrête là ? On fait comme si de rien n'était ?
Alors je me fais la malle, par mots et musiques.
Je livre à la page mes états d'âme comme tant d'autres écrivaillons.
Nous les sans nom. Les sans talent. Les sans histoire. Les sans public. Nous qu'on cravache, nous qu'on dégage à coup de trique, nous qu'on range au garage. Nous qu'on oublie.
Nous qu'on existe, quand même, un peu.
Nous qu'on a pas capté les règles du jeu, mais qu'on doit bien jouer quand même.
Nous qu'on se serre au coin du feu dans l'hiver blême où on se gèle les rêves.

Voilà c'était mes quelques mots, pour toi et moi. C'était comme une bouteille à l'eau. Si tu la bois, renvoie-là moi.

Ca m'occupera.[/hide]



Bonne journée à toutes et tous
En cette mi février la fête des amoureux
qu'on soit amoureux ou pas, une amitié sincère
est aussi un moment d'amour, de partage,
Valentins ou Valentines en tout genre
je vous souhaite une bonne fête.



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Le Gamin d'Etupes le Mar 14 Fév 2017 - 17:38


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
avatar
Le Gamin d'Etupes

Messages : 1350
Date d'inscription : 09/09/2015
Age : 82
Localisation : F.25460 Etupes

http://papyroutier.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Mer 15 Fév 2017 - 7:25


Le lac d'Allos -Alpes de Hautes Provence

Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Claude La Colombière ainsi que les Claudette, Claudie, Claudine, Claudius, Faustin, Georgette, Georgia et Georgine.
Demain, nous fêterons les Julienne ainsi que les Lucille, Paméla et Pamphile.

Le 15 février est le 46e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 319 jours avant la fin de l'année, 320 si l'année est bissextile.
C'était le 27e jour du mois de pluviôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du noisetier.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 36
le soleil se couche à 18h 09
Dicton jour :'ensoleillement : 10h 33 (+3mn)



Citation du jour :
« Interroger, c'est enseigner. »
Xénophon



Dicton du jour :
« Si février est chaud,
Croyez bien, sans défaut,
Que par cette aventure,
Pâques aura sa froidure. »
« À la Saint-Claude regarde ton seau, tu ne le verras pas plus haut. »



Proverbe du jour :
« L'amour fait passer le temps et le temps fait passer l'amour. »



Événement du jour :
1113 :
l’ordre des Hospitaliers est reconnu.
1625 : Champlain est confirmé comme lieutenant du vice-roi de Nouvelle-France, Lévis, avec son beau-frère comme second, Boullé.
1682 : décès terrestre et naissance au Ciel de Saint Claude de La Colombière.
1723 : Louis XV est déclaré majeur, fin de la régence.
1793 : Monaco est réuni à la France sous le nom de Fort Hercule et les richesses du Palais sont dispersées.
1794 : adoption du drapeau aux trois couleurs verticales.
La Convention, sur une proposition du pasteur André Jeanbon, adopte un pavillon national dessiné par le peintre Louis David. C'est ce dessin qui, en 1812, sera adopté pour tous les drapeaux bleu blanc rouge.
1946 : Devant des dignitaires et ingénieurs réunis à l'Université de Pennsylvanie, le général américain Gladeon Barnes fait la première démonstration publique du premier ordinateur « électronique » du monde (appelé calculateur ou computer à l'époque). L'Eniac est un gigantesque appareil de 30 tonnes, occupant une superficie de 9 mètres sur 15, et muni de 17.468 tubes à vide.
1963 : trois officiers accusés d'avoir monté le dixième complot contre le général de Gaulle sont arrêtés.
2000 : la Commission européenne lève l'immunité d'Édith Cresson.
Les autorités judiciaires belges sont donc autorisées à interroger l'ancienne commissaire dans le cadre de l'affaire « Berthelot ».



L'historiette :
Lettres d'hier de Polopoil

Bonjour Ma Dame,
J'ai reçu ce matin votre lettre d'Étretat,
Vous me dites que la mer est calme bien que le temps soit gris.
Que le calcaire a la blancheur de ces matins d'hiver et de froid et que vous vous ennuyez.

Lire la suite de l'historiette:
Ici, les jours succèdent à ces nuits sans fin où l'heure s'étire en de mornes balances normandes. De feutre et de cire, la chambre vide écoute vos pas qui s'effacent peu à peu de sa mémoire. Dehors, il neige encore. En tourbillons serviles, les flocons suivent la course du vent qui les mènera à vous peut-être.
Sentirez-vous alors le poids de mon silence, celui qui m'empêche de vous dire l'intolérable passion qui brise ce qui me reste de raison ?
La jument du pré haut a mis bas ce matin. Grégoire est resté avec elle et le poulain. Il est magnifique, il vous plaira sûrement. Lui avez vous donné un nom déjà ?
La fille des Gerbeaut s'est mariée dimanche. Le mariage ne cachait pas son ventre rond et son sourire crispé, l'Antoine, son époux, partira jeudi pour le front.
Le front...
D'étranges nouvelles nous parviennent parfois de gens qui passent à la ferme. Devrais-je partir à mon tour ?
Et s'il se faisait, m'écrirez vous encore ma douce Amie ?
Votre retour s'allonge et il me tarde de vous revoir et d'écouter la mer dans vos yeux d'enfant.
Demain, je pars pour Coutances, j'emmènerai Richard. À lui aussi vous manquez. Je le vois souvent, assis vers le banc du jardin, le regard fixe, la truffe tournée vers le portail ouvert. Il vous attend, fidèle. Seules nos promenades matinales le sortent de son ennui. Le chat et les poules du Père Matray ne reviennent toujours pas de ce répit, inespéré.
J'achèterai du pain d'épice et des galettes de la mère Poulard.
Je boirai du thé au café d'Antan et peut-être que j'entendrai ce chanteur des rues qui vous avait émue, la dernière fois.
Mais il est tard et minuit sonne. Ma bougie se meurt.

Vous me dites que la mer est calme et que le temps est gris.
Ici, la mer est grise et le temps s'étire, à l'infini.

Paul


***

Paul,

Je n’ai reçu votre lettre que ce matin. Adémar le facteur est parti pour le front, c’est le vieux Raoul qui le remplace. Sa mémoire, et ses jambes parfois, lui font défaut.
Paul, quelle joie de recevoir enfin de vos nouvelles. Les journées sont si longues loin de Coutances, les Bois-Francs me manquent tellement. Ici, les heures près de Père s’allongent à l’infini. Pourtant, sa santé s’améliore et il ne me reparle plus du décès de Mère. Nous avons repris nos promenades à cheval et il passe le reste de son temps à l’atelier. Sa peinture a changé. Sa rencontre avec ce Monsieur Monet l’a marqué profondément. Qu’importe, puisqu’il reprend goût à la vie.
Oh Paul, j’ai eu si peur de le perdre lui aussi.
Depuis le départ de Mère, Fanette règne sur le domaine en propriétaire et mène la vie dure à nos gens. Je la verrai demain et lui rappellerai son rôle ici. Père ne lui dit rien. Y a-t-il quelque chose entre eux que j’ignore ?
J’ai fait la connaissance d’une charmante britannique lors d’une promenade en solitaire le long de la plage. Miss Lovecraft, c’est son nom, travaille comme jeune fille au pair chez nos voisins, les Magloire. Ils souhaitent que leurs enfants reçoivent une éducation à l’anglaise. Cette jeune lady cherchait des fossiles au pied de la falaise aux cormorans. Vous souvenez vous, Paul, de cet endroit ? Je m’y rends souvent et le souvenir de nos premiers baisers est un baume à mon cœur qui saigne de votre absence.
Miss Lovecraft et moi-même nous retrouvons le dimanche après l’office. Nous prenons le thé et dégustons ces fameux macarons que vous aimez tant. J’ai hâte de vous la présenter. Serez-vous des nôtres pour Noël ?
La jument du pré haut a mis bas, quel bonheur ! J’aurais aimé être là pour vous assister. Je lui donnerai un nom après l’avoir vu. Et Richard ? Ce labrador me manque beaucoup. Plus que je ne l’aurais imaginé. Père n’a pas repris de chien depuis la mort de Wellington. Le setter Irlandais tenait une si grande place dans son cœur qu’il lui est difficile de le remplacer.
Et vous Paul ? La ferme doit prendre tout votre temps mais que faites-vous de ces instants qui nous étaient chers ? Je vous imagine le soir dans votre fauteuil préféré, un livre à la main. Et quand la nuit vient, j’ai parfois peine à m’endormir tant votre présence me manque. Je vous devine, debout devant la cheminée, déclamant à Richard des poèmes de Verlaine, ou de monsieur Baudelaire. Vous souriez, n’est-ce pas ? Avez-vous enfin converti notre chien à la poésie ?
Il se fait tard et j’entends Fanette sonner le souper. Je ne souhaite pas m’attirer ses foudres en arrivant en retard.
Paul, j’allais oublier. Monsieur le maire m’a demandé de remplacer Jean l’instituteur parti lui aussi à la guerre. Accepter pourrait reporter mon retour aux Bois-Francs avant un certain temps. Dois-je refuser sa requête ?
J’attends de vos nouvelles qui, je l’espère, arriveront avec le courrier du matin.

Anaïs



Bonne journée à toutes et tous
Hier belle balade en colline et belle récolte d'asperges sauvages
à midi on va se régaler dans l'omelette, c'est fin, exquis
Aujourd'hui faut que je fasse mes comptes
et ranger les papelards... je n'ai pas envie
mais quand il faut le faire, faut le faire.


Les cascades du Sautadet. La Roque sur Cèze

avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Le Gamin d'Etupes le Mer 15 Fév 2017 - 17:12

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
avatar
Le Gamin d'Etupes

Messages : 1350
Date d'inscription : 09/09/2015
Age : 82
Localisation : F.25460 Etupes

http://papyroutier.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Sam 18 Fév 2017 - 6:58



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Bernadette Soubirous ainsi que les Flavien, Nadette, Nadine et Siméon.
Demain, nous fêterons les Gabin.

Le 18 février est le 49e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 316 jours avant la fin de l'année, 317 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 30e jour du mois de pluviôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du traîneau.

à Marseille :
le soleil se lève à 7h 32
le soleil se couche à 18h 13
durée d'ensoleillement : 10h 41 (+3mn)



Citation du jour :
« Fréquentez les gens gais ; la gaieté est contagieuse et elle réchauffe. »
Marie Valyère



Dicton du jour :
« À la Saint-Bernadette, souvent le soleil est à la fête. »



Proverbe du jour :
« Comparaison n'est pas raison. »



Événement du jour :
1563 :
assassinat du duc de Guise.
1806 : Napoléon ordonne, par décret, la construction d'un Arc de Triomphe à Paris, à la gloire de la Grande Armée, et l'achèvement du Panthéon.
1858 : troisième apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous
Bernadette Soubirous entend la Vierge lui dire :
" Je vous promets de vous rendre heureuse, non pas dans ce monde, mais dans l'autre ".
1921 : le Français Étienne Œhmichen fait décoller un hélicoptère pour la première fois.
Le français Etienne Oehmichen réussi pour la première fois à faire décoller un appareil à la verticale à 10 mètres de hauteur. Son hélicoptère est équipé d'un moteur de plus de 100 kg développant une puissance de 25 chevaux. Il entraîne deux rotors sous un ballon sphérique de 144 mètres cubes. Le premier vol libre de l'hélicoptère durera une minute seulement.
1984 : l'Italie et le Vatican signent une entente en vertu de laquelle le catholicisme cesse d'être religion d'État.
2000 : Roland Dumas, Christine Deviers-Joncour, son ancienne amie, et Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG du groupe pétrolier Elf sont renvoyés par les juges Eva Joly et Laurence Vichnievsky devant le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre du dossier Elf.
2002 : Les pièces et billets en francs français disparaissent après 641 ans d'existence pour céder la place à l'euro. Créé en 1360 par Jean le Bon, le franc est peu utilisé par les Capétiens qui lui préfèrent l'écu puis le louis. Il renaît en 1795 pour être remplacé par le franc "germinal" sous l'impulsion de Bonaparte. En décembre 1958, Antoine Pinay instaure le nouveau franc qui équivaut à 100 anciens francs.
Après le florin néerlandais et la livre irlandaise, le franc français est la troisième monnaie nationale à disparaître de la circulation au sein de la zone euro. Le 28 février à minuit seront aussi retirés le mark, les francs belge et luxembourgeois, la drachme grecque, la peseta espagnole, l'écu portugais, le mark finlandais, le schilling autrichien et la lire italienne.
Un euro équivaut à 6,55957 francs français.



L'historiette :
Le Cube de Svetlana Kirilina

La Grande Coasseuse s’ennuyait.
D’ailleurs, elle n’était pas encore la Grande Coasseuse. Juste une Grenouille Interstellaire en pleine crise d’adolescence.
Voilà quelques semaines batraciennes qu’elle avait claqué la porte de son Marécage natal et était partie sans se retourner. Non, vraiment, il était inconcevable qu’elle se retrouve à la tête d’une descendance de quelques dizaines de têtards ! Avant de se fixer, elle avait encore tant à faire...
Parcourir les étoiles était l’une de ces choses. Alors elle sautait, d’une poussière d’étoiles à une autre, laissant derrière elle des nébuleuses argentées, des trous blancs et un sacré paquet de mauvaise humeur.

Lire la suite de l'historiette:
À vrai dire, elle n’en voulait plus aux Sages Crapauds – ils n’avaient fait que suivre les traditions. Et seul le Moustique Chantant savait à quand elles remontaient, ces traditions.
Elle culpabilisait aussi. Mais juste un peu. Et surtout pas quand elle tombait sur un endroit comme celui-ci.
Cet endroit avait attiré son attention. Il y avait quelque chose d’étrange ici, de vraiment dépaysant. Peut-être était-ce ces étoiles alignées en un quadrillage parfait. Ou peut-être cet étrange Soleil qui ne paraissait pas vraiment fixé sur sa couleur. Tantôt rouge et menaçant, tantôt jaune et rassurant, il virait très rarement sur un vert qui lui rappelait son Marécage.
Alors, la Grenouille s’était posée sur un petit astéroïde immobile pour l’observer en piochant de temps à autre dans sa réserve de moustiques séchés. Peut-être que le bonheur, c’était ça...
Mais les jours passèrent et elle finit par s’ennuyer. De temps à autre, elle attrapait un peu de poussière dans ses palmes. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser de ces résidus d’étoiles, celle-ci était parfaitement malléable.
Après quelques heures batraciennes passés à observer l’astre, elle sursauta. Elle tenait entre ses palmes une pyramide. Minuscule et pas franchement bien proportionnée. Elle la lança en l’air et la regarda flotter à quelques bonds de ses yeux.
— Coâââ, fit la Grenouille pensivement alors que la poussière recommençait à s’accrocher à ses palmes.
La pyramide tourna un petit moment sur elle-même avant d’entamer une rotation autour d’un nuage de poussière. La Grenouille l’observait rêveusement, ses palmes se serrant machinalement sur les résidus. Quand elle revint à l’instant présent, elle vit qu’elle tenait une sphère de poussière.
Elle secoua la tête d’un air mécontent et s’acharna de nouveau sur le minuscule morceau de matière. Après quelques coups de pattes bien placés, elle put enfin observer sa création.
Un cube.
Un large sourire lui remonta jusqu’aux oreilles qu’elle ne possédait pas. Puis, satisfaite, elle lança le cube vers la pyramide, juste dans ce nuage de poussière autour duquel elle semblait graviter.
Il se produisit alors une chose à laquelle elle ne s’attendait pas. Mais alors pas du tout.
La poussière qui avait la vie belle dans ce coin de l’espace fut comme attirée par le minuscule cube. La pyramide n’était d’ailleurs pas en reste.
Ce phénomène étrange dura sept jours batraciens. Et, au fur et à mesure de leur avancée, le corps céleste grandissait, grandissait. La Grenouille s’était installée sur un astéroïde plus éloigné pour voir en toute sécurité.
Quand la dernière poussière se déposa, elle écarquilla des yeux émerveillés. Le Cube flottait devant la Grenouille. Oh, bien sûr, lui non plus ne s’appelait pas encore comme ça.
La batracienne ne pouvait en détacher le regard. Il était parfait. Parfait ! Les siens n’allaient pas en revenir quand elle leur raconterait ce qu’elle avait créé. Le cousin ferait bien pâle figure avec ses planètes sphériques.
Elle, elle avait créé un cube, un immense cube autour duquel gravitait une pyramide. Et le tout tournait autour du soleil changeant.
Elle coassa de satisfaction.



Bonne journée à toutes et tous
Le weekend est là, espérons qu'il soit beau
et que nous pourrons profiter de la vie au jardin
ou de belles balades dans la nature qui s'éveille.
Tout dort, tout est tranquille dans la maison comme sur les fofos.
Bon samedi à vous tous qui me lisez tous les jours.



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Dim 19 Fév 2017 - 7:22



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Gabin.
Demain, nous fêterons les Aimée.

Le 19 février est le 50e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 315 jours avant la fin de l'année, 316 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 1er jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du tussilage.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 30
le soleil se couche à 18h 14
durée d'ensoleillement : 10h 44 (+3mn)



Citation du jour :
« L'ignorance de la loi n'excuse personne ; non que tous les hommes connaissent la loi, mais parce que c'est là une excuse que chacun invoquerait, et personne ne pourrait la réfuter. »
John Selden



Dicton du jour :
« Février de tous les mois, est le pire cent fois. »



Proverbe du jour :
« Celui qui médit auprès de toi, médira de toi. »



Événement du jour :
1493 :
Florence fait alliance avec la France en vue d'un partage de Milan.
1793 : l'île Bourbon devient La Réunion.
Française depuis 1649, l'île Bourbon est rebaptisée par la Convention, 'île de la Réunion. L'île de l'Océan Indien retrouve son nom d'origine lors de l'occupation anglaise de 1810 à 1815. La IIème république lui réimpose le nom d'île de la Réunion.
1800 : Bonaparte, premier Consul, s'installe aux Tuileries.
1915 : préparation de l'offensive des Dardanelles.
Les forts des Dardanelles sont bombardés par les flottes française et britannique. Il s'agit de forcer le détroit des Dardanelles et le Bosphore pour créer un autre front au sud-est de l'Allemagne. C'est tellement mal fait que cela coûte très cher en vies humaines. Le but des Anglais est surtout de protéger l'empire de la progression des Ottomans vers l'Egypte.
1942 : ouverture du procès de Riom
Le gouvernement de Vichy assigne en justice les anciens dirigeants politiques et militaires français: Edouard Daladier, Guy La Chambre, Maurice Gamelin, Léon Blum et Robert Jacomet. Le procès se déroule à Riom dans le Puy-de-Dôme. Ils sont accusés d'être responsables de la défaite de 1940. Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître. Les juges ont pour instruction de juger les coupables sur la période allant de 1936 à 1940. Ce procès sera suspendu par Hitler !
1984 : au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.
2001 : Décès de Charles Trénet à l'âge de 87 ans des suites d'une attaque cérébrale. Monument de la variété française, il laisse derrière lui plus d'un millier de chansons.



L'historiette :
Elles l'ont de CeM

Elles l'ont. Elles l'ont ce geste si posé et si tendre d'éloigner la feuille au bout de leurs bras en plissant légèrement leurs yeux. Elles l’ont, ce sourire désarmant de se rendre inéluctablement compte que les années ont passé, que bientôt leur bras ne suffiront plus à prolonger leurs yeux ni à ajuster leurs lectures.
Elles savent. Elles savent que ce geste qu'elles attribuaient avant-hier à leur grand-mère, hier encore à leur mère, ce sont elles, à présent qui le font, bienveillantes et apaisées.

Lire la suite de l'historiette:
Elles pensent. Elles pensent que le temps qui a su glisser sur leurs tempes se faufile à présent dans leurs regards, se rappelle à elles dans leurs pupilles, se cache dans leurs mains qui les aident à tenir, tout au bout de leurs doigts, fins et lisses, un beau livre, un livre dont les lignes se précisent lorsqu’elles s’étirent lascives en feuilletant leurs vies.

Elles disent, elles disent qu’elles ne s’en sont pas aperçues, pas encore, qu’elles se sont faites surprendre, que c’est venu si vite. Elles disent, que c’est si près leur vie d’avant, que tout s’est accéléré, que les enfants ont grandi vite, que hier, encore, elles les regardaient s’agiter dans un parc, sans se presser.

Elles cherchent. Elles cherchent, un peu penchées, à attraper les anses de leur sac, qui depuis peu contient ce qui leur est devenu précieux. Elles cherchent, élégantes et amusées, l’étui en cuir qui les contient, qui les rassurent, qui les retient.

Elles savent, elles savent qu’elles les oublient encore parfois, qu’elles les ignorent aussi souvent, parfois même volontairement, qu’elles les malmènent en les perdant.

Elles trouvent, elles trouvent toujours à dire pourquoi elles préfèrent étirer leurs bras. Elles trouvent aussi qu’elles sont jolies ces lunettes, ces premières paires de leurs vies. Elles sont si chics, si élégantes, elles trouvent aussi qu’elles leur vont bien, qu’elles peuvent même les rendre troublantes. Elles trouvent un peu fières et charmeuses, qu’elles leur donnent cet air mature et si sexy qui va de soi quand on vieillit.

Elles se rappellent. Elles se rappellent ces soirs de fin d’automne, où le brouillard épais envahissait leur ville. Elles se rappellent leurs premières rencontres de parents, de leurs questions un peu naïves de celles qui ne savent pas encore.
Elles se rappellent de leurs chahuts, de celles qui ont roulé leurs bosses au fond des classes à chaque rentrée, de leurs éclats de rires volés lorsque certains parents parlaient des clés de cadenas qui s’envolaient...

Elles repensent. Elles repensent à la lumière intense des classes, à ces ambiances de rentrée, à ces couloirs immenses où, perdues, elles cherchaient à se retrouver comme chaque année.

Elles ont. Elles ont la tête un peu penchée en repensant à ces années, à ce lieu dans lequel elles se sont tant croisées, à leurs rencontres, à leurs retours, quand tour à tour elles conduisaient, à leurs discussions brèves et vraies.

Elles gardent. Elles gardent le souvenir de ce bel édifice que leurs enfants quitteront définitivement en fin d’année, et dans lequel elles ne se croiseront plus. Jamais.


Elles cherchent. Elles cherchent soudain dans un même geste, une même pensée, un même moment, tout au fond de leur sac.

Elles prennent. Elles prennent délicatement l’étui, elles prennent un tissu adapté et
caressent doucement leurs verres de ce rectangle tout en velours, tout en douceur, tout en contour.

Elles regardent. Elles regardent tout autour d’elles puis se regardent tour à tour, si amusées de ce moment. Elles ajustent au même instant leurs montures d’un geste qui leur est devenu si sûr. A présent.

Elles relâchent. Elles relâchent leurs longs cheveux sur leurs nuques, elles remontent leurs verres sur leurs yeux. Légèrement.

Elles sourient. Elles se sourient d’un même regard, attendries et si fières aussi, d’être quelques années plus tard, toujours en vie, et si jolies.

Elles savent. Elles savent qu’elles ne se reverront peut-être plus, que le temps les a rattrapées, que le temps, c’est sûr, a gagné. Elles savent pourtant qu’elles ont agi, qu'il ne leur a pas échappé.

Elles pensent, elles pensent soudain, qu’elles ont envie de continuer à se voir, à se parler, à plaisanter, à bavarder. Elles pensent que ça va leur manquer, de ne plus pouvoir se croiser.

Elles se parlent. Elles se parlent alors d’une seule voix, elles se parlent alors d’une même voix, elles racontent une même cohérence, elles racontent une même évidence. Elles racontent leurs beaux moments, elles ne s’arrêtent pas, elles parlent. De leurs familles et de leurs vies. D’elles aussi.

Elles l’ont. Elles l’ont cette volonté tenace qui s’est mêlée à leur hasard, qui s’est glissée dans leurs belles âmes, dans leurs mêmes gestes, leurs mêmes regards, dans leurs mêmes mots, leurs mêmes empreintes, elles l'ont toutes deux au fond d’elles-mêmes, improvisée mais si prégnante, d’un même mouvement, cette confiance presque ingénue, si évidente.

Elles rangent, elles rangent leur étui, tour à tour.

Elles rient, elles rient de ces éclats de voix qui ont construit leur connivence, qui vont bâtir leur amitié, presque tardive, inespérée.

Elles rient comme quand elles étaient enfants.
Elles rient comme dans les temps d’avant, ceux où elles auraient pu se connaître, ceux où elles auraient, espiègles, complices à jamais pour la vie, caché à leurs parents, à leurs fiancés, à leurs amants, que l’une ou l’autre était rentrée bien plus tard au bout de la nuit, que l’une où l’autre avait aimé un autre que celui qu’il fallait.

Elles rient de ce même geste du bout des bras, de ce même plissement du regard.

Elles rient de toute la douceur de leurs yeux.



Bonne journée à toutes et tous
Un dimanche ensoleillé est annoncé
presque une journée printanière
on va en profiter pour aller se balader
ou profiter de son jardin,
on évitera de rester enfermer
Bon dimanche à vous tous.



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Lun 20 Fév 2017 - 6:59



Bonjour,

Aujourd'hui, nous fêtons les Aimée.
Demain, nous fêterons les Pierre Damien.

Le 20 février est le 51e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 314 jours avant la fin de l'année, 315 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 2e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du cornouiller.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 29
le soleil se couche à 18h 16
durée d'ensoleillement : 10h 47 (+3mn)



Célébrations de demain :
• Journée internationale de la langue maternelle



Citation du jour :
« Observez, s'il vous plaît, que les chansons dont la carrière se prolonge sont ordinairement exemptes d'obscénité, ce qui est bien déjà, mais qu'elles sont également dénuées de vulgarité, ce qui est mieux encore. »
Sacha Guitry



Dicton du jour :
« Souvent à la Sainte-Aimée, la campagne est enneigée. »



Proverbe du jour :
« C'est le ton qui fait la musique. »



Événement du jour :
1806 :
un décret restitue le Panthéon au culte catholique qui reprend son nom d'église Sainte-Geneviève.
1806 : Napoléon ordonne que la basilique de St-Denis serve à la sépulture de sa Maison.
Mais dès son simulacre de sacre Napoléon montre qu'il ne peut pas remplacer nos Rois car il ne reconnaît pas que « tout pouvoir vient de Dieu »
1907 : décès d'Henri Moissan, chimiste français.
Pharmacien français, il est connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux vont trouver de nombreuses d'applications dans l'industrie. Il reçoit le prix Nobel de chimie de 1906.
1934 : l'armée française engage des opérations contre les Berbères du Haut Atlas, au Maroc.
1961 : De gaulle négocie secrètement avec le FLN.
Pompidou est envoyé secrètement par de Gaulle à Lucerne pour rencontrer des mandataires du gouvernement provisoire algérien.
1962 : John Glenn accomplit le premier vol spatial américain habité autour du Globe. Après trois révolutions autour de la Terre de sa capsule mise en orbite par une fusée Mercury-Atlas, il amerrit dans l'Atlantique, à l'Est des Bahamas. Le vol a duré exactement 4 heures, 56 minutes et 26 secondes.
1980 : Après l'invasion de l'Afghanistan, Jimmy Carter annonce que l'équipe des États-Unis n'ira pas aux Jeux olympiques de Moscou.
2003 :- Le feu ravage une discothèque de West Warwick au Rhode Island, à cause de pièces pyrotechniques du groupe Great White, faisant 98 morts.



L'historiette :
Au revoir petite Marthe de Mome

On vient de vendre aux enchères la maison de la petite Marthe. Et c’est comme si elle disparaissait pour la deuxième fois.
Quand j’étais petite fille, bruissaient encore dans ma rue de grands platanes en allée, au-dessus des fontaines et des volées d’enfants jouaient sur de larges trottoirs. Mais il y avait aussi, dans ma rue, un lieu terrible : le banc des trois commères.
Ses occupantes, trois vieilles femmes, tôt installées, dévisageaient quotidiennement tous ceux qui passaient, supputant sur tout, extrapolant, jaugeant. Elles tenaient le registre des amours du quartier, relevaient les jours de coiffeur, contestaient le port d’une robe nouvelle, notaient l’heure des retours, faisaient le compte des visiteurs, ce qui empoisonnait les familles tout en les incitant à une politesse prudente : une réputation est si vite balayée !

Lire la suite de l'historiette:
Il y avait la grande Cécile, l’ancienne couturière acoquinée aux deux autres, surtout par crainte de la solitude ; Elise, racornie et médisante et Marguerite, dont l’accent impressionnait par sa hauteur et ses voyelles béantes. Elle piquait des colères épiques contre son mari, Auguste, brave homme qui avait préféré prendre ses quartiers au fond du jardin. Cette femme bruyante était, des trois, la plus redoutable.
Quand il ne passait personne dans la rue, les commères projetaient leur fiel sur nos jeux ; guettant nos querelles, nous faisant des reproches pour un mot, pour un rien. On les appelait les trois sorcières et j’imaginais que parfois, les soirs de pleine lune, elles se réunissaient au-dessus des platanes et faisaient sur leur balai une ronde grotesque. Elles étaient en somme le contrepoids réel de nos fées et de nos enchantements.
Et puis, il y avait, quatre maisons au-dessus des trois sorcières, une autre petite vieille. On l’appelait la Petite Marthe. Durant mon enfance, je ne l’ai guère connue, ne pouvant librement remonter jusque chez elle. Les commères me happaient toujours au vol.
C’est lors de mon adolescence que les choses ont changé. Marguerite relayée par les deux autres harpies, était venue à bout d’Auguste. La Petite Marthe aussi était seule. Louis, son mari avait précédé Auguste le même hiver et elle s’était faite plus petite encore.
Les sorcières étaient redevenues de vieilles femmes aigries, médisantes dont le pouvoir surnaturel avait disparu mais dont la méchanceté bien réelle m’empoisonnait un peu plus chaque jour. Passer devant le banc était un supplice. À l’âge où le corps se met à suivre des lignes victorieuses impossibles à masquer, se sentir jaugée, dénudée était horrible !
« Redresse-toi ! Tiens-toi droite, voyons ! », disait ma mère. « Honte ! Honte à toi ! », disaient les yeux des trois vieilles aux aguets. J’aurais voulu marcher enroulée sur moi-même, pouvoir me dérober à ces regards sacrificateurs.
Pourtant, plus loin, quatre maisons plus loin, était la Petite Marthe et son sourire plein de douce reconnaissance. Je devinais qu’elle guettait mon passage. Et elle me réconciliait avec le monde. Elle me disait que la vieillesse n’est pas toujours cette chair aigre qui hait la jeunesse.
« Bonjour ma Belle ! » La Petite Marthe m’accompagnait longtemps du regard et son sourire était un acte de grâce. Comme elle ne marchait plus guère, je l’emportais moi aussi de mon regard et de mon sourire et elle accompagnait mes foulées vives de treize ans.
Elle qui avait atteint cet état d’au-delà de la fanaison : sèche et comme lignifiée, s’illuminait de me trouver belle, et je me sentais belle sous son regard sans rancœur ni regret ; je me sentais belle parce qu’elle me donnait le droit de l’être. Elle savait encore aimer la vie.
« Bonjour, ma Belle ! » Petite voix chaude et chantante. Réconfort. « Bonjour, Petite Marthe. » Voix de femmes, partage et lien. Voix vivante si différente des glapissements du banc. « Bonjour, ma Belle, bonjour. »
Mais voila que ce matin, la Petite Marthe, n’a pas guetté mon passage. Elle ne guettera plus mon passage.
Ce matin, la Petite Marthe s’est jetée dans son puits. C’était un peu avant le jour : elle s’est noyée de trop de solitude. J’ai seize ans et personne ne me dira plus jamais : « Bonjour ma Belle ! »
J’ai commencé à vieillir, ce matin, quand la Petite Marthe s’est jetée dans son puits... Elle avait quatre-vingt-sept ans. Comment comprendre la mort volontaire d’un vieillard ? Ce qu’il aura fallu de détresse pour se jeter dans les bras de la gueuse qui a remplacé depuis longtemps votre visage dans le miroir, qui vous casse la taille et vous empêche de vous relever... Même les sorcières du banc n’ont pas compris.
À seize ans, on peut se jeter dans un puits, on est en plein élan. Il peut survenir un glissement, une crevasse. On peut basculer de l’autre côté de la vie. À seize ans, on peut choisir la mort, violemment, comme tout ce qu’on choisit. On peut se jeter en elle, comme en amour : sans savoir. Mais à quatre-vingt-sept ans... La mort, il y a longtemps qu’elle est là, on n’a pas eu besoin de la prier. Elle habite dans votre lit, elle ne quitte pas votre fauteuil. Elle vous souffle dans les narines son haleine fétide. À quatre-vingt-sept ans, la mort, on ne va pas la chercher dans le puits... Et pourtant, elle l’a fait la Petite Marthe qui ne me dira plus « Bonjour ma Belle. »
Je me souviens de cette zone de silence qui est tombée sur les jardins, autour du puits. À quelques coudées de notre maison, pour la première fois, à la mort d’un être cher, j’ai perçu une étrange lisière où s’arrêtaient les ondes. C’était comme un grand vide.
Avec mes seize ans, mes levées d’espoirs fous, mes désespoirs brefs et cette idée de la chute : le puits étroit, le froid, le noir, je prenais mesure de l’incommensurable désespérance de la vieille dame. Je venais de coudoyer pour la première fois, l’infinie tragédie humaine : elle avait eu un visage, elle avait une voix et elle disait de toute sa douceur : « Bonjour, ma Belle... »
La mort de la petite Marthe avait fait en moi un fracas si violent qu’elle avait englouti les trois sorcières du banc. J’ai beau chercher : après cette mort, pas un geste, pas une scène ne me sont demeurés en mémoire. Pas même la façon dont elles sont mortes à leur tour. Le puits de Marthe avait rendu improbables ces masques agités. Sa mort avait effacé leurs caquetages indécents, elle avait frappé de silence leurs bouches cruelles. J’avais d’ailleurs fini par comprendre combien elles avaient contribué à cette descente au puits, les trois commères...
Aujourd’hui, on a vendu aux enchères la maison de la Petite Marthe. Les nouveaux propriétaires ont l’intention de tout raser pour refaire une maison à leur goût.
Alors moi, je suis venue une dernière fois pour vous dire : « Au revoir, Petite Marthe. Au revoir ».



Bonne journée à toutes et tous
Les amis comment allez-vous ce matin ?
Le café se prépare, le jour va bientôt se lever
Février se passe nous sommes à la dernière semaine
Qu'allez-vous faire de votre temps ?
Je continue mes comptes et classement des papelards.
Bon lundi et bonne semaine.



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Mar 21 Fév 2017 - 7:36



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Pierre Damien.
Demain, nous fêterons les Isabelle de Longchamp.

Le 21 février est le 52e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 313 jours avant la fin de l'année, 314 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 3e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du violier.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 27
le soleil se couche à 18h 17
durée d'ensoleillement : 10h 49 (+3mn)



Célébrations :
• Journée internationale de la langue maternelle



Citation du jour :
« Un état bien dangereux : croire comprendre. »
Paul Valéry



Dicton du jour :
« À la Saint-Pierre-Damien, l'hiver reprend ou s'éteint. »



Proverbe du jour :
« Après la guérison, tout malade est docteur. »



Évènement du jour :
1604 :
arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.
Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d'une décision du duc de Lorraine au sujet de l'imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n'avait pas été convoqué.
1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.
Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l'ouest de la France, entre autres.
1916 : début de la bataille de Verdun.
1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
1946 : De Gaulle écrit une lettre à son fils.
Il tire la morale de la crise qui l'a poussé à démissionner de la présidence :
« Il faut choisir, et l'on ne peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».
1966 : la France annonce qu'elle quitte le commandement intégré de l'OTAN.
1965 : Le leader noir Malcolm X est abattu dans la salle de bal de l'hôtel Audubon, à Harlem, alors qu'il s'apprêtait à prendre la parole devant un rassemblement de ses partisans.
1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.



L'historiette :
Soixante-dix-sept de Svetlana Kirilina

L’ampoule grésille. Elle ne la regarde même pas. Elle sait que toutes les soixante-dix-sept secondes, ça clignote deux fois. Puis, ça revient à la normale. Elle le sait parce qu’elle l’a compté beaucoup trop de fois. Elle presse ses paumes contre ses yeux, elle tente de ne pas voir le nouveau grésillement. Mais son cerveau continue de compter. Son cerveau sait quand l’ampoule va clignoter. Deux fois, toujours deux fois.

Lire la suite de l'historiette:
Elle ouvre les yeux, elle se remet debout. Elle l’a déjà tenté plusieurs fois, mais elle tend quand même la main vers l’ampoule. Elle sait que si elle la touche, elle va lui cramer les doigts. Mais elle sait que si elle la touche, elle pourra la dévisser, elle pourra plonger la pièce dans l’obscurité. Elle tend le bras, elle se met sur la pointe des pieds. Mais rien à faire. L’ampoule est bien trop loin. Même si elle saute, elle ne pourra pas l’avoir.

Elle s’approche de la porte, frappe. Elle a déjà frappé. Elle a déjà frappé tellement de fois. Ses mains se sont écorchées, elle a mal quand elle replie les doigts. Mais elle frappe. Encore, encore. Encore, bordel. Elle frappe contre le métal. Elle frappe de toutes ses forces. Personne ne vient. Personne ne vient jamais. On l’a enfermée là à mourir. C’est ce qu’elle en a déduit.

Elle ne crie pas. Au début, elle a hurlé à s’en déchirer les cordes vocales. Puis, elle a compris que ça ne servait à rien. Elle a compris que ça la fatiguerait inutilement, rien de plus. Elle a la bouche bien trop sèche pour ça. Elle arrive à peine à murmurer. Depuis qu’on l’a enfermée là, elle n’a pas bu une goutte d’eau, rien. Elle se passe la langue sur ses lèvres craquelées. Elle sent le goût du sang.

Elle s’éloigne de la porte, elle s’éloigne de l’ampoule et elle se laisse glisser contre le mur, dans ce coin. Elle est fatiguée d’attendre. Elle aimerait bien s’endormir et ne plus se réveiller. Ça serait bien plus facile que de compter les secondes, que de regarder la lumière clignoter, que de frapper sur la porte. Ça serait plus facile.

Peut-être que ça serait trop facile et qu’ils le savent. Peut-être qu’ils vont lui donner de l’eau pour prolonger encore un peu ses souffrances. Puis, encore un peu. Oui, peut-être qu’ils vont faire ça. Et elle, peut-être qu’elle devrait se montrer plus forte qu’eux, peut-être qu’elle devrait refuser. Elle n’est pas sûre de pouvoir le faire. S’ils lui emmènent de l’eau, elle sait qu’elle va se jeter dessus.

Elle ferme les yeux. Mais même à travers les paupières closes, elle perçoit la lumière. Soixante-dix-sept secondes. Deux clignotements. Le silence.



Bonne journée à toutes et tous
Cet après-midi le tour de Provence arrive sur Istres
Je suis invitée au car podium, je vais essayer d'y aller
ensuite petite réception pour accueillir les cyclistes et sponsors
ce genre de réunion en principe c'est assez sympa
allez on verra au fil du jour.... pour le moment
j'en suis encore au café...



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Mer 22 Fév 2017 - 7:28



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Isabelle de Longchamp.
Demain, nous fêterons les Lazare le peintre d'icônes ainsi que les Polycarpe.

Le 22 février est le 53e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 312 jours avant la fin de l'année, 313 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 4e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du troène.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 25
le soleil se couche à 18h 18
durée d'ensoleillement : 10h 52 (+3mn)



Citation du jour :
« L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu. »
Duc François de La Rochefoucauld



Dicton du jour :
« Neige à la Sainte-Isabelle, fait la fleur plus belle. »



Proverbe du jour :
« Vouloir, c'est pouvoir. »



Événement du jour :
1358 :
Etienne Marcel fait assassiner les conseillers du Roi.
1680 : Catherine Deshayes, veuve Montvoisin, dite La Voisin, mêlée à l'affaire des poisons, est brûlée en Place de Grève.
Catherine Deshayes, une avorteuse, devineresse et sorcière surnommée "la Voisin", est brûlée vive en place de Grève à Paris. Elle a été mêlée à l'affaire des poisons
1698 : Bossuet publie "Divers écrits ou mémoires sur le livre intitulé Explication des maximes des saints" de Fénelon.
1945 : le général De Gaulle institue par ordonnance les comités d'entreprise.
1954 : les Français évacuent Hoa Binh.
Afin de défendre le Delta, le général Salan dégage des unités d'élites encore basées au nord de l'Indochine. L'opération, commencée par des manœuvres de diversion le 1 février, s'achève le 24. Le 24 février la 13eme DBLE, en arrière garde, se fraie un passage et traverse la Ligne de Lattre à Xuan Mai. Bien qu'aucune des actions n'entraîne des pertes insupportables, les pertes continuelles occasionnées par l'offensive sur Hoa Binh s'avèrent aussi coûteuses que l'opération le long de la ligne de crêtes de Cao Bang en 1950. Les Français ont 436 tués, 2060 blessés et 458 disparus, tandis que le Viet Minh compte 3500 tués, de 7500 à 8000 blessés et 307 prisonniers. Cette manœuvre de désengagement, très plus délicate, est un réel succès français.
1987 : Le peintre et cinéaste américain Andy Warhol meurt d'une crise cardiaque à l'âge de 62 ans. Considéré comme le dandy du pop art américain, il a été un des chefs de file de la contre-culture, tant par ses attitudes que par ses œuvres.
1996 : mise en place de l'armée de métier.



L'historiette :
Seule au monde de Fab Vincent-Galtié

Elle monta à la station "Port-Royal", avec quatre autres voyageurs, un léger sourire sur ses lèvres maquillées d’un rouge franc. Je remarquai immédiatement cette belle quinquagénaire chic, son manteau bien coupé, ses cheveux blonds remontés en un chignon flou sur un visage ovale un peu ridé. Elle s’adossa à la barre centrale, tronc d’acier s’évasant vers le plafond en trois branches verticales, et sortit immédiatement un smartphone de son sac à main :

Lire la suite de l'historiette:
« Allô chéri, tu me manques déjà... [soupir] c’était bien cette nuit... merci... mmm... ». Elle conversait à voix haute, la tête penchée, l’oreille posée sur son téléphone, et son timbre cristallin résonnait dans cet espace clos sans que le chuintement des roues sur les rails ne parvienne à l’étouffer.

« Elle t’a plu ma nouvelle lingerie. Je l’ai achetée exprès pour toi... Oui... »

Je regardai l’homme en trench beige et pantalon à revers qui se tenait près d’elle, lisant son journal. A peine perçus-je un mouvement de sourcil susceptible de montrer son étonnement ou sa désapprobation. J’observai les autres voyageurs autour de nous. Aucun ne semblait faire attention à cette conversation intime.

« J’ai adoré ta façon de... oui, c’est ça [nouveau soupir]. J’ai hâte de recommencer. Quand est-ce qu’on se voit ? Ce soir, je ne peux pas, mon mari rentre. Demain, oh oui ! Chez toi ou à l’hôtel ? Je ne vais pas tenir jusque là... comment veux-tu que je travaille en pensant à notre nuit ? [petit rire] »

« Luxembourg ». Les portes s’ouvrirent. L’homme au journal lui jeta un regard de biais en quittant la rame, deux jeunes filles montèrent. Elle continuait sa conversation, imperturbable. Seuls ses pieds fins chaussés d’escarpins neufs remuaient pour amortir les mouvements du train.

« Tu me manques, tu me manques... Mon mari sera crevé par le décalage horaire ce soir, pas de problème. Et demain il repart. Oh qu’il me tarde ! Une nouvelle nuit dans tes bras à faire des coquineries... mmm... » Les deux jeunes filles échangèrent un regard de connivence et gloussèrent de conserve en s’avançant dans l’allée vers des sièges libres. Une dame aux cheveux gris pencha le buste et étira le cou hors des banquettes, comme un pigeon en mouvement, pour tenter d’identifier l’indiscrète.

« C’est vrai que tu as de l’imagination ! ... Oh, non ! ... » poursuivait la quinquagénaire en plissant les lèvres et le nez comme une adolescente espiègle.

Alors que le train redémarrait, un jeune enfant hurla à l’autre bout du compartiment, déchirant les tympans des voyageurs : « Nan, veux pas ! » La blonde redressa la tête et, la tournant vers l’origine du cri, se confronta à des regards animés de curiosité. Qui la fixaient. Elle.

Elle baissa les yeux, sa mâchoire se crispa et son visage entier se ternit comme si la moitié des néons de la rame venait d’expirer.

« Hum... Hum... oui, je t’écoute. » Sa voix aussi flanchait.

Elle se décolla brusquement de la barre, se raidit dans une dignité aristocratique, fit deux petits pas en oscillant sur ses hauts talons, colla sa main sur la porte pour se stabiliser et fixa le mur du tunnel qui défilait derrière les vitres reflétant les lueurs des plafonniers.

« Je dois raccrocher ; tu comprends, là, je suis dans le métro ; je peux pas te parler. »



Bonne journée à toutes et tous
Hier un bel après midi à l'arrivée du Tour de Provence
On a passe un bon moment, fort sympathique et convivial
sur le car podium nous étions bien au soleil, un moment de plaisir
Ensuite nous avons eu le bonheur de rencontrer Poulidor et de blaguer
Un homme très simple et très agréable, on a passé un bon moment.



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Jeu 23 Fév 2017 - 6:19



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Lazare le peintre d'icônes ainsi que les Polycarpe.
Demain, nous fêterons les Modeste. (demain c'est ma fête).

Le 23 février est le 54e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 311 jours avant la fin de l'année, 312 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 5e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, dénommé officiellement jour du bouc.



à Marseille :

le soleil se lève à 7h 24
le soleil se couche à 18h 19
durée d'ensoleillement : 10h 55 (+3mn)



Citation du jour :
« Le flatteur qui nous perd est mieux venu souvent
Que l'ami qui nous sauve en nous désapprouvant. »
Camille Delavigne



Dicton du jour :
« À la Saint-Pierre, l'hiver s'en va ou se resserre. »



Proverbe du jour :
« Un cheveu sépare le faux du vrai. »



Événement du jour :
1455 :
première impression de la Bible de Gutenberg ?
Après plusieurs années de recherche et de travaux, Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible. Elle se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes. Il resterait aujourd'hui moins de 40 exemplaires de cette bible.
1716 : la France professionnalise la lutte contre le feu.
Non, les pompiers de Paris ne datent pas de Napoléon ! Pourquoi oublier le premier corps de pompiers de Paris appelé alors, en 1716, « gardes-pompes », le Corps des Gardes Pompes du Roy ? C'est le premier corps de lutte contre l'incendie qui est créé avec trente-deux "Gardes pompes", chargés d'assurer la manœuvre de seize engins, appelés "Pompes du Roy".
L'introduction des pompes à Paris est donc faite par François du Périer Dumouriez. Leur existence date même de 1699. Une ordonnance royale réglemente l'entretien des pompes à eau à Paris et nomme un Directeur des pompes, chargé de l'organisation des secours en cas d'incendie. Jusqu'alors le soin de la lutte contre le feu était assuré par la population elle-même.
1955 : mort de Paul Claudel, dramaturge et poète français.
1997 : Des scientifiques britanniques présentent la brebis Dolly, clonée en Écosse à partir d'une cellule unique prélevée sur une autre brebis. Elle sera euthanasiée 6 ans plus tard (alors que l'espérance de vie se situe à 12 ans en moyenne) à cause d'une maladie pulmonaire incurable, mettant en question le vieillissement prématuré et les problèmes de santé rencontrés par les animaux nés grâce au clonage.
2001 : la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris valide la quasi-totalité de l'enquête sur un éventuel trafic d'armes vers l'Angola, dans laquelle Jean-Christophe Mitterrand est poursuivi.
2009 : le procès de la catastrophe de l'usine AZF s'ouvre à Toulouse.



L'historiette :
Le Balcon de Camille Torreilles

Ce soir-là dans la baie d'Ajaccio, l'agitation des touristes était pesante. Thomas Perez, employé chez La Trattoria, un restaurant italien, ne pensait qu'à une chose, finir son service. Néanmoins, il tenait à son travail saisonnier pour financer son futur voyage en Asie. C'était son père, Carlos, qui lui avait dégoté cette petite place chez son employeur. Le service fini, les deux hommes rentrèrent chez eux mais le trajet ne se passa pas comme prévu. Thomas eut la mauvaise idée de parler de son voyage avec son père qui était contre ce projet. Il voulait que son fils entreprenne des études supérieures à la rentrée mais le protagoniste souhaitait réaliser son rêve. Alors que le ton de leur voix montait de plus en plus, Carlos arrêta net la camionnette. Ils se disputèrent violemment. Thomas, hors de lui, quitta la voiture et claqua la portière, il se mit à courir précipitamment, ignorant les appels de son père.

Lire la suite de l'historiette:
Sa course s'acheva devant la Tour de la Parata. Il y venait régulièrement pour y réfléchir. Cet endroit, propice à la rêverie, offrait une vue magnifique. Chaque fois que le jeune homme se sentait mal, il venait contempler le manoir construit sur l'îlot d'en face. Il resta ici jusqu'au lever du soleil. Le réveil de cet astre flamboyant derrière l'île donnait un aspect de conte de fées comme si ce moment était celui d'un rêve. Pour Thomas, il n'y avait rien de plus beau que la montée de l'hélianthe au ciel. Soudain, il crut voir à la fenêtre de la demeure une jeune fille. Il fut surpris et se demanda si c'était le fruit de son imagination. Elle était d'une beauté à couper le souffle. L'espace d'un instant, il détourna son regard et lorsqu'il regarda à nouveau dans sa direction, elle avait disparu. Il se demanda si c'était son imagination ou bien une lueur qui lui donna l'impression d'avoir vu une apparition. Déçu, il rentra chez lui mais la journée qui suivit, il ne pensa qu'à elle. Son esprit était obnubilé par cette fille qui, pour lui était réelle, du moins, il voulait en avoir le cœur net. Il décida donc de revenir à l'aube le lendemain à la même heure. Dès 6 heures du matin, lorsque le soleil commença à pointer, Thomas était posté devant la Tour de la Parata. Il fixa son regard vers le manoir et attendit la venue de sa belle. Il se tenait droit, un bras le long du corps, l'autre à hauteur de ses yeux, la main en visière car le soleil l'éblouissait. Il attendit ce qui lui parut une éternité et tout à coup se raidit. Il s'avança et un sourire se forma sur ses lèvres. Elle était là, debout, sur son balcon. Il ne sut que faire. Est-ce qu'elle le voyait ? Il n'en avait aucune idée. Avec hésitation, il fit de grands gestes avec ses bras afin d'attirer son attention. Qu'elle était belle ! Elle souriait. Pour Thomas, ce fut le plus beau sourire qu'il eut jamais vu. Soudainement, elle disparut. Le lendemain, il revint au même endroit, à la même heure mais il ne la vit pas. Déçu, il prit donc l'initiative de lui écrire une lettre dans laquelle il exprimait son envie de la rencontrer. Ne connaissant pas l'adresse, il décida d'aller la poster lui-même au manoir. Malheureusement, il n'y avait pas de boîte aux lettres devant l'entrée qui surplombait le petit escalier de pierres rocheuses. Il frappa alors à la porte. Après plusieurs essais, une femme vint lui ouvrir. Elle était âgée mais pleine de charme. Il pensait qu'elle avait dû être très belle dans sa jeunesse. Sa voix rauque et cassée lui fit comprendre qu'il n'était pas le bienvenu. Il lui remit la lettre en lui demandant de la faire parvenir à la demoiselle qui dormait dans la chambre avec le balcon puis il s'en alla. Il s'inquiéta toute la nuit car il n'était pas certain que la lettre lui parviendrait, il attendait néanmoins une réponse et n'eut rien en retour. Entre temps, il se renseigna sur cette demeure où personne n'osait aller. La rumeur disait qu'une famille honorable vivait dans cette maison. Les grands-parents y logeaient en permanence et recevaient tous les étés leurs enfants et petits-enfants. Un soir, alors que les vacances prenaient fin et qu'il ne restait au manoir qu'une de leur petite fille prénommée Maria, des promeneurs entendirent des hurlements. Le lendemain, les forces de l'ordre arrivées sur place découvrir le corps ensanglanté de la jeune fille. Personne ne sut ce qu'il était advenu des grands-parents et le crime ne fut jamais élucidé. Intrigué par cette histoire, aucun habitant ne voulait s'aventurer dans cette maison. Thomas n'écoutant que son courage revint vers la demeure. Il sonna à la porte et attendit en vain. Il poussa la porte d'entrée, à l'intérieur il découvrit une maison délabrée. Les carreaux des fenêtres étaient brisés et le lustre gisait en mille morceaux sur le carrelage de marbre. L'escalier en colimaçon menait jusqu'à la chambre au balcon. Il décida de monter. Il poussa la porte, au milieu de la pièce gisait un lit à baldaquin tout couvert de poussière. Un portrait représentant cinq enfants pendait sur un mur au papier peint foncé. Il ouvrit la fenêtre, pénétra sur le balcon et scruta l'horizon. De là il pouvait distinguer le large, la jeune fille avait donc pu l'apercevoir. Il se retourna vers le lit où un mot était posé. Il s'approcha avec hésitation et le saisit. Il était écrit : « Thomas, ne me cherchez pas, je ne suis qu'un songe. »



Bonne journée à toutes et tous
Hier en fin d'après-midi, fenêtres ouvertes
on a entendu le coq chantait que du bonheur
bientôt le matin dès qu'il fera beau son chant
m'éveillera tout en m'émerveillant
La nature commence à s'éveiller
à préparer le printemps qui sera là dans 1 mois.



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Ven 24 Fév 2017 - 6:50



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Modeste. (N'oubliez pas ma fête...)
Demain, nous fêterons les Roméo.
Prénoms fêtés autrefois : Mathias.

Le 24 février est le 55e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 310 jours avant la fin de l'année, 311 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 6e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'asaret.
Lors des années bissextiles, le calendrier julien faisait répéter ce jour en rajoutant un jour intercalaire après les 23 ou 24 premiers jours de février.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 22
le soleil se couche à 18h 21
durée d'ensoleillement : 10h 58 (+3mn)



Citation du jour :
« Gardez-vous de demander du temps ; le malheur n'en accorde jamais. »
Honoré Gabriel Riqueti, Comte de Mirabeau



Dicton du jour :
« À la Saint-Mathias, neige et glace. »


    
Proverbe du jour :
« Si le bon sens n'a pas l'éclat du soleil, il a la fixité des étoiles. »



Événement du jour :
1209 :
François d'Assise comprend enfin ce que Dieu attend de lui.
1510 : Jules II lève l'excommunication à l'encontre de Venise.
1525 : défaite de Pavie, le Roi de France est fait prisonnier.
1563 : assassinat du duc François de Guise.
1670 : Louis XIV ordonne la construction des Invalides.
Le but de l'hôtel national des Invalides est d'abriter les invalides des armées françaises, au bout du Faubourg St-Germain.
1982 : naissance d'Amandine, premier bébé éprouvette français.
Amandine, le premier enfant français né par fécondation in vitro, voit le jour à l'hôpital Antoine Béclère de Clamart, suite au travail de Testart, Frydman et Papiernik. L'Angleterre a vécu le même évènement en juillet 1978. Premières étapes vers la PMA et la GPA, il est bon de méditer ces 40 ans de découvertes scientifiques en relisant la Genèse où Dieu parle de « l'arbre de la connaissance et de l'arbre de la vie. »
1989 : Des centaines de milliers de Japonais et les représentants de 163 pays rendent un ultime hommage à l'empereur Hirohito, décédé le 7 janvier précédent. Les funérailles d'une durée de plus de 13 heures auront coûté 75 millions de dollars au gouvernement japonais. Quelque 32.000 policiers avaient mis la ville de Tokyo en état de siège, devant la menace de groupes extrémistes de gauche de perturber les cérémonies.
2006 : la Cour de cassation, dans un arrêt de principe, accepte les délégations d'autorité parentale au sein d'un couple d'homosexuelles.



L'historiette :
Emploi à tout prix de Yann Moe

– Mesdames et Messieurs, bonjour, bienvenue chez Freework. Merci d’être venus aussi nombreux. Notre première offre est présentée par l’entreprise Robotics. Il s’agit d’un poste d’ingénieur en cybersécurité. Je vous rappelle qu’un diplôme de niveau Bac+5 ou plus est attendu ainsi qu’une expérience professionnelle d’au moins trois ans. Les qualités requises par l’employeur sont la rigueur, l’autonomie, l’esprit de synthèse et d’analyse, ainsi que la capacité à animer et motiver une équipe. La mise à prix est de 5000 euros brut par mois.

Lire la suite de l'historiette:
– 4800.
– 4600.
– 4000.
Plusieurs candidats se retournèrent pour voir ce travailleur prêt à proposer une enchère baissée si abruptement. Au fond de la salle, un homme, d’environ quarante ans, vêtu d’une casquette et d’une veste en jean, arborait un sourire carnassier.
– 4000 euros, une fois, 4000 euros deux fois...
– 3500.
– Oh !
Une clameur d’étonnement retentit dans la foule. L’enchère provenait d’une jeune trentenaire vêtue d’un élégant tailleur gris. Son regard acéré et ses traits tendus en disaient long sur sa détermination à obtenir l’emploi.
– 3000 !
L’homme à la casquette avait sous-enchérit.
– C’est de la folie !
– C’est de l’esclavagisme volontaire !
Quelques personnes dans la salle commençaient à trouver le niveau de rémunération inadapté au niveau d’études et à la nature du poste.
– Qui êtes-vous pour juger de mon offre ? répondit le quarantenaire. J’ai deux enfants à nourrir et un crédit immobilier à rembourser. J’ai besoin de ce job.
– 2800.
La jeune femme avait contré. Désormais, ils ne semblaient plus que deux à se disputer l’emploi.
– 2500, proposa de son côté l’homme à la casquette.
A nouveau, la foule clama son étonnement.
– Tu n’as qu’à proposer le SMIC pendant que tu y es !
– C’est indécent !
– Je vous l’ai dit, je veux ce job.
Le commissaire priseur demanda le silence.
– 2500, une fois.
Tous les regards se tournaient vers la jeune working girl. Le regard fixe, les mâchoires serrées, elle semblait peser le pour et le contre d’une offre encore plus basse.
– 2500, deux fois.
La jeune femme restait immobile, semblait en apnée. Le commissaire priseur souleva son maillet.
– 2000.
La trentenaire avait effectué une nouvelle offre. Les personnes présentes se regardaient incrédules. Chacun y allait de son commentaire. Le quarantenaire, excédé, jeta sa casquette de dépit, et sortit en claquant la porte.
2000 une fois. 2000 deux fois. Adjugé à la jeune femme à ma droite.

Derrière la glace sans teint de la salle des enchères, le directeur des ressources humaines de Robotics n’en revenait pas. Il avait embauché une ingénieur en cybersécurité pour le prix d’un développeur web novice. Mais avec 4,5 millions de chômeurs, certains étaient prêts à tous les sacrifices...

Moralité : souvent la triste réalité



Bonne journée à toutes et tous
Le weekend est là, espérons qu'il soit beau
une belle journée d'hiver qui invite à la balade
Tous les après midis de la semaine, noua avons
couru la garrigue et les collines provençales.
Un bon café avec vous et la journée peut commencer...



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Sam 25 Fév 2017 - 6:47


Village de Saint-Cirq-Lapopie - Lot

Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Roméo.
Demain, nous fêterons les Nestor.

Le 25 février est le 56e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 309 jours avant la fin de l'année, 310 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 7e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'alaterne.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 21
le soleil se couche à 18h 22
durée d'ensoleillement ; 11h 01 (+3mn)



Citation du jour :
« Un père vaut plus qu'une centaine de maîtres d'école. »
George Herbert



Dicton du jour :
« Il vaut mieux voir un loup dans le troupeau, qu'un mois de février trop beau. »


    
Proverbe du jour :
« Qui diffame autrui révèle ses propres tares. »



Événement du jour :
1594 :
sacre d’Henri IV, Roi de France.
1628 : début de la Guerre de succession de Mantoue.
1795 : naissance des premières écoles centrales.
1848 : un gouvernement provisoire est nommé.
1916 : Pétain est nommé commandant de la 2e armée française.
Le général Pétain est nommé à la tête des opérations à Verdun. Le général de Castelnau a stabilisé le front et lui transmet une situation moins critique. Pétain s'apprête à mettre en place la stratégie qui fera sa réputation. Il met en place la fameuse « voie sacrée » qui relie le front à Bar-le-Duc. Il est aussi l'auteur du « tourniquet » qui consiste en un roulement des troupes présentes sur le front, ce qui permet de ménager les soldats. Ses ordres : « tenir par tous les moyens ».
C'est le début de la IIème République française.
1922 : Henri Landru est guillotiné à la prison de Versailles, en France, son recours en grâce ayant été rejeté. Il avait été déclaré coupable, au terme d'un des procès les plus retentissants du siècle, du meurtre de 8 femmes.
1994 : à Hyères, dans le sud de la France, la députée du Var Yann Piat est assassinée.
Elue trois fois député, les deux premières sous l'étiquette FN, la troisième comme membre de l'UDF.
2005 : démission du ministre Hervé Gaymard suite au scandale de son duplex de 600 m² dans le VIIIe arrondissement de Paris.



L'historiette :
Marigodages : le crapaud, la grenouille et la belle de Vik

Il était une fois un crapaud vert et boutonneux, qui vivait seul sur son petit nénuphar crasseux. Le crapaud n'était guère apprécié de ses compagnons de mare : la libellule aux longues ailes moquait volontiers ses gros membres courts, le cygne, élégant et pur, se dégouttait de sa bave glauque et cela allait jusqu’aux canards, au chant pourtant disgracieux, qui trouvaient ridicules ses coassements solitaires et pathétiques.
Pourtant le crapaud était un animal bon et sage, toujours prêt à partager son nénuphar avec une salamandre démunie, de bon conseil pour tous lorsque survenait l'orage qui transformait la paisible mare en enfer d'eau et de boue ou lorsque venaient les hommes avec leurs appâts et leurs épuisettes.

Lire la suite de l'historiette:
Une petite grenouille timide, qui verdissait à la moindre émotion, vivait non loin de là, sur une jolie berge ombragée, entre deux roseaux protecteurs. Tous les animaux de la mare connaissaient la jolie créature et les plus fiers venaient parader, l'air de rien, devant les deux roseaux qui ondulaient sous la brise. Le cygne, plumes lissées, cou droit, fendait l'onde, le regard porté au loin, à l'horizon de sa vanité ; le brochet, fort et vif, troublait l'eau de ses vigoureux coups de queue, lubriques et imbéciles ; le colvert aussi venait caqueter et dandiner bêtement du croupion et parfois, se croyant intéressant, il plongeait gober un ver de vase...
Mais la petite grenouille, verdissant de ces audaces, aimait d'un amour vert pomme le vilain crapaud. Bien sûr il n'était pas très beau, mais la grenouille, qui avait lu beaucoup de contes, savait que la laideur n'est qu'un artifice du Grand Créateur de la Mare qui dissimule aux petites grenouilles superficielles la grandeur d'âme des crapauds !

Cette histoire aurait pu être un nouveau conte, de ceux que les mamans lisent à leurs enfants le soir pour les bercer de douceur, si n'était venue un jour se baigner dans la mare une princesse voisine. Grande, belle et peu farouche, son altesse avait plongé nue au milieu de ce petit monde, troublant l’eau de quelques vagues et la sagesse du crapaud de désirs charnels.
A la vue de la belle sortant de l'onde, son sein marmoréen, ses jambes infinies, sa blondeur d'ange, notre crapaud perdit toute sagesse et, croassant tout ce qu'il pouvait, se rua à sa suite :

« Princesse je suis petit, vert et laid mais j'ai trouvé l'amour à l'ombre de vos courbes ! Croyez en moi et je vous apporterai ce qu'aucun Prince ne vous apportera jamais. »

La princesse n'avait pas lu beaucoup de contes car sa mère la reine, la négligeant, lui laissait la télévision allumée pour s’endormir. Lorsqu'à ces mots elle vit le cygne, beau et fier, qui passait derrière le crapaud, elle replongea dans l’eau son corps si désirable, pour aller, loin de notre batracien transi, enlacer ce long cou soyeux autant qu'inutile.

Le crapaud fut bien triste de constater que les contes l'avaient trompé sur la sagesse des princesses, et la petite grenouille fut bien déçue de voir que la sagesse du crapaud ne résistait pas à la première naïade venue.

Le crapaud finit sa vie en vieux célibataire, toujours aussi laid mais désormais aigri. La grenouille épousa le colvert inconséquent, qui cocufia son innocence ennuyeuse avec tous les croupions de la mare. Quant à la princesse et au cygne, ils vécurent trois jours d’une idylle imbécile mais torride. Quand le spectacle réciproque de leurs vanités les lassa ils s’en retournèrent à leur quotidien de séduction sans avenir.

Morale : les contes sont plus faciles à écrire qu'à vivre.



Bonne journée à toutes et tous
Pour le moment Mr Mistral s'est calmé
mais surement pour mieux souffler tantôt
il va se lever avec le jour ce coquin.
Je vais taquiner mon second café et vous ?


Village de Saint-Cirq-Lapopie - Lot

avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Dim 26 Fév 2017 - 7:04



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Nestor.
Demain, nous fêterons les Honorine.

Le 26 février est le 57e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 308 jours avant la fin de l'année, 309 jours si l'année est bissextile.
C'était généralement le 8e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la violette.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 19
le soleil se couche à 18h 23
durée d'ensoleillement : 11h 04 (+3mn)



Citation du jour :
« On n'est jamais trop âgé pour s'instruire. »
Benjamin Franklin



Dicton du jour :
« S'il tonne en février, point de vin tiré. »


    
Proverbe du jour :
« Pour qui cache sa maladie, il n'y a pas de médicament. »



Événement du jour :
1229 :
des bagarres entre les étudiants et les sergents du prévôt de Paris ont lieu à l'occasion du Carnaval.
Il faudra toute la persuasion du Roi Saint Louis pour apaiser cette affaire.
1806 : début de la construction par Chalgrin de l'Arc de Triomphe de l'Etoile.
1815 : prisonnier sur l'île île d'Elbe, Napoléon songe à rentrer en France.
1971 : Le grand comédien Fernandel est mort, terrassé à l'âge de 67 ans par une pleurésie dont il avait ressenti les premières atteintes au début du tournage du 5e Don Camillo à Parme. Celui qui allait devenir un acteur adulé du public était employé de banque lorsqu'il a rencontré l'écrivain Marcel Pagnol. De l'opérette au cinéma, en passant par le music-hall, il a promené son visage, ses mimiques, sa voix et sa grande sensibilité dans des films inoubliables.
1991 : le Koweït bientôt libéré.
Au troisième jour de l'offensive alliée, les soldats irakiens se replient en hâte du Koweït en laissant derrière eux armes et véhicules blindés. Le président irakien Saddam Hussein annonce publiquement sur Radio-Bagdad que ses troupes ont commencé à se retirer de l'émirat occupé. Le 28, le président américain George Bush ordonne le cessez-le-feu.
2002 : la Cour européenne des droits de l'homme reconnaît le droit, à la France, de refuser l'adoption d'un enfant par un couple homosexuel.
2010 : tempête Xynthia.
Passage de la tempête Xynthia sur l'Europe faisant plusieurs dizaines de morts notamment en France et plus particulièrement dans le département de la Vendée.



L'historiette :
Elles l'ont de CeM

Elles l'ont. Elles l'ont ce geste si posé et si tendre d'éloigner la feuille au bout de leurs bras en plissant légèrement leurs yeux. Elles l’ont, ce sourire désarmant de se rendre inéluctablement compte que les années ont passé, que bientôt leur bras ne suffiront plus à prolonger leurs yeux ni à ajuster leurs lectures.

Lire la suite de l'historiette:
Elles savent. Elles savent que ce geste qu'elles attribuaient avant-hier à leur grand-mère, hier encore à leur mère, ce sont elles, à présent qui le font, bienveillantes et apaisées.

Elles pensent. Elles pensent que le temps qui a su glisser sur leurs tempes se faufile à présent dans leurs regards, se rappelle à elles dans leurs pupilles, se cache dans leurs mains qui les aident à tenir, tout au bout de leurs doigts, fins et lisses, un beau livre, un livre dont les lignes se précisent lorsqu’elles s’étirent lascives en feuilletant leurs vies.

Elles disent, elles disent qu’elles ne s’en sont pas aperçues, pas encore, qu’elles se sont faites surprendre, que c’est venu si vite. Elles disent, que c’est si près leur vie d’avant, que tout s’est accéléré, que les enfants ont grandi vite, que hier, encore, elles les regardaient s’agiter dans un parc, sans se presser.

Elles cherchent. Elles cherchent, un peu penchées, à attraper les anses de leur sac, qui depuis peu contient ce qui leur est devenu précieux. Elles cherchent, élégantes et amusées, l’étui en cuir qui les contient, qui les rassurent, qui les retient.

Elles savent, elles savent qu’elles les oublient encore parfois, qu’elles les ignorent aussi souvent, parfois même volontairement, qu’elles les malmènent en les perdant.

Elles trouvent, elles trouvent toujours à dire pourquoi elles préfèrent étirer leurs bras. Elles trouvent aussi qu’elles sont jolies ces lunettes, ces premières paires de leurs vies. Elles sont si chics, si élégantes, elles trouvent aussi qu’elles leur vont bien, qu’elles peuvent même les rendre troublantes. Elles trouvent un peu fières et charmeuses, qu’elles leur donnent cet air mature et si sexy qui va de soi quand on vieillit.

Elles se rappellent. Elles se rappellent ces soirs de fin d’automne, où le brouillard épais envahissait leur ville. Elles se rappellent leurs premières rencontres de parents, de leurs questions un peu naïves de celles qui ne savent pas encore.
Elles se rappellent de leurs chahuts, de celles qui ont roulé leurs bosses au fond des classes à chaque rentrée, de leurs éclats de rires volés lorsque certains parents parlaient des clés de cadenas qui s’envolaient...

Elles repensent. Elles repensent à la lumière intense des classes, à ces ambiances de rentrée, à ces couloirs immenses où, perdues, elles cherchaient à se retrouver comme chaque année.

Elles ont. Elles ont la tête un peu penchée en repensant à ces années, à ce lieu dans lequel elles se sont tant croisées, à leurs rencontres, à leurs retours, quand tour à tour elles conduisaient, à leurs discussions brèves et vraies.

Elles gardent. Elles gardent le souvenir de ce bel édifice que leurs enfants quitteront définitivement en fin d’année, et dans lequel elles ne se croiseront plus. Jamais.

Elles cherchent. Elles cherchent soudain dans un même geste, une même pensée, un même moment, tout au fond de leur sac.

Elles prennent. Elles prennent délicatement l’étui, elles prennent un tissu adapté et
caressent doucement leurs verres de ce rectangle tout en velours, tout en douceur, tout en contour.

Elles regardent. Elles regardent tout autour d’elles puis se regardent tour à tour, si amusées de ce moment. Elles ajustent au même instant leurs montures d’un geste qui leur est devenu si sûr. A présent.

Elles relâchent. Elles relâchent leurs longs cheveux sur leurs nuques, elles remontent leurs verres sur leurs yeux. Légèrement.

Elles sourient. Elles se sourient d’un même regard, attendries et si fières aussi, d’être quelques années plus tard, toujours en vie, et si jolies.

Elles savent. Elles savent qu’elles ne se reverront peut-être plus, que le temps les a rattrapées, que le temps, c’est sûr, a gagné. Elles savent pourtant qu’elles ont agi, qu'il ne leur a pas échappé.

Elles pensent, elles pensent soudain, qu’elles ont envie de continuer à se voir, à se parler, à plaisanter, à bavarder. Elles pensent que ça va leur manquer, de ne plus pouvoir se croiser.

Elles se parlent. Elles se parlent alors d’une seule voix, elles se parlent alors d’une même voix, elles racontent une même cohérence, elles racontent une même évidence. Elles racontent leurs beaux moments, elles ne s’arrêtent pas, elles parlent. De leurs familles et de leurs vies. D’elles aussi.

Elles l’ont. Elles l’ont cette volonté tenace qui s’est mêlée à leur hasard, qui s’est glissée dans leurs belles âmes, dans leurs mêmes gestes, leurs mêmes regards, dans leurs mêmes mots, leurs mêmes empreintes, elles l'ont toutes deux au fond d’elles-mêmes, improvisée mais si prégnante, d’un même mouvement, cette confiance presque ingénue, si évidente.

Elles rangent, elles rangent leur étui, tour à tour.

Elles rient, elles rient de ces éclats de voix qui ont construit leur connivence, qui vont bâtir leur amitié, presque tardive, inespérée.

Elles rient comme quand elles étaient enfants.
Elles rient comme dans les temps d’avant, ceux où elles auraient pu se connaître, ceux où elles auraient, espiègles, complices à jamais pour la vie, caché à leurs parents, à leurs fiancés, à leurs amants, que l’une ou l’autre était rentrée bien plus tard au bout de la nuit, que l’une où l’autre avait aimé un autre que celui qu’il fallait.

Elles rient de ce même geste du bout des bras, de ce même plissement du regard.

Elles rient de toute la douceur de leurs yeux.



Bonne journée à toutes et tous
Allez c'est parti pour le dernier dimanche de février
Il est annoncé beau et ensoleillé, un beau dimanche
presque de printemps dans un mois on y sera, déjà...
Je ne vais pas me répéter à dire que le temps file
le temps s'écoule à la vitesse de la lumière
Bon dimanche à tous les forumeurs et autres.



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Lun 27 Fév 2017 - 6:30



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Honorine.
Demain, nous fêterons les Romain de Condat ainsi que les Antoinette et Toinon.

Le 27 février est le 58e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 307 jours avant la fin de l'année, 308 si l'année est bissextile.
C'était généralement le 9e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du marsault.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 17
le soleil se couche à 18h 25
durée d'ensoleillement : 11h 07 (+3mn)



Célébrations de demain :
• Mardi-Gras



Citation du jour :
« Un pays sans police est un grand navire sans boussole et sans gouvernail. »
Alexandre Dumas père



Dicton du jour :
« À la Sainte-Honorine, bourgeonne l'aubépine. »


    
Proverbe du jour :
« On a beau noyer sa raison dans le vin, on n'y noie pas le sujet de ses peines. »



Événement du jour
1642 :
la future colonie canadienne prend à Notre Dame de Paris le nom de « Ville-Marie ».
Des lettres patentes concèdent l'île de Montréal à Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière et Pierre Chevrier de Fancamp, membres fondateurs de la Société de Notre-Dame, et leur confèrent le droit de nommer un gouverneur local, de construire des fortifications. Voir les chroniques du 7 août et du 6 novembre.
1658 : une crue de la Seine provoque des inondations à Paris (8,81m à l'échelle du pont de la Tournelle).
1718 : la statue de Louis XIV est inaugurée, au Peyrou, à Montpellier.
1821 : l'ordonnance sur l'Instruction donne de nouveaux pouvoirs à l'Église.
Les évêques auront la charge de l'inspection des collèges.
1822 : à Paris, début de l'éclairage intérieur au gaz, grâce au système Winsor.
1848 : création des ateliers nationaux.
Un décret du nouveau gouvernement, sous la pression de Louis Blanc, institue les Ateliers Nationaux, destinés à résorber le chômage en réalisant des grands travaux. Les ouvriers, dont le droit au travail a été reconnu le 25 février, s'inscrivent par milliers au bureau d'embauche : fin juin, ils sont près de cent mille. Un programme de grands travaux est lancé à Paris avec la construction des gares Montparnasse et Saint-Lazare. Ils seront dissous le 21 juin 1848, entraînant une insurrection sanglante.
1913 : En France, le procès de la Bande à Bonnot prend fin avec la condamnation à mort de 4 membres de ce gang qui a terrorisé le pays; ceux-ci seront exécutés le 21 avril suivant. Jules Bonnot, le cerveau de la bande, avait été tué par la Garde républicaine le 27 avril 1912, après avoir résisté pendant 5 heures aux policiers.
2013 : dernière audience générale pour Benoît XVI.



L'historiette :
Aube et crépuscule… de Lise Pluzet

— Bonjour, dit le Jour.
— Bonne nuit, répond la Nuit.

Lire la suite de l'historiette:
— Tu me sembles bien ténébreuse ce soir ! As-tu des ennuis ? Qu’est ce qui te nuit ? interroge le Jour.
— Ce n’est pas très clair, mais je souffre d’insomnie et, nuit après nuit, du soir au matin, je m’ennuie ! déclare sombrement la Nuit.
— Pour moi c’est lumineux, et sans prétendre lire dans les astres, je prédis que si tu ne cesses pas de broyer du noir ton avenir s’annonce bien sombre.
Sais-tu que certains te reprochent déjà ton caractère un peu lunatique et te supposent une face cachée qui ne gagnerait rien à être mise en lumière. Ne va pas les indisposer un peu plus par d’obscures récriminations et noircir encore ta réputation, conseille le Jour.
— Je te remercie de chercher à m’éclairer, je me passe fort bien de tes lumières ! D’ailleurs tes informations ne sont pas toujours à jour et si tu en connais un rayon sur les effets du soleil, les troubles du sommeil, eux, te sont parfaitement inconnus. Alors garde tes brillants conseils, va te coucher et laisse-moi commencer ma soirée, lance la Nuit d’un ton crépusculaire.
— Bon, bon je m’éclipse, rétorque le Jour, mais vraiment ce n’est pas facile de partager un moment avec toi. On se voit si peu... j’espérais te trouver mieux lunée !
Décidément, nous ne sommes pas à l’aube de nous comprendre...



Bonne journée à toutes et tous
La nuit tout doucement s'en va
et laisse place qu jour et à une nouvelle journée
mais aussi février se meurt tout doucement
l'hiver aussi est agonisant, vive le printemps
qui va se pointer et tout va reprendre vie.



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Invité le Mer 1 Mar 2017 - 7:52



Bonjour !

Aujourd'hui, nous fêtons les Aubin ainsi que les Albin.
Demain, nous fêterons les Charles le Bon ainsi que les Carl, Carlos, Charley, Charly, Jaouen et Joévin.

Le 1er mars est le 60e jour de l'année du calendrier grégorien, le 61e en cas d'année bissextile. Il reste 305 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 11e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du narcisse.
C'est le premier jour du printemps météorologique dans l'hémisphère nord et de l'automne météorologique dans l'hémisphère sud.



à Marseille :
le soleil se lève à 7h 14
le soleil se couche à 18h 27
durée d'ensoleillement : 11h 12 (+3mn)



Célébrations :
• Mercredi des Cendres



Citation du jour :
« J'ai tellement besoin de temps pour ne rien faire, qu'il ne m'en reste plus assez pour travailler. »
Pierre Reverdy



Dicton du jour :
« Quand il pleut à la Saint-Aubin, n'as ni paille, ni foin, ni grain. »


    
Proverbe du jour :
« Les cordonniers sont les plus mal chaussés. »



Événement du jour :
487 :
Clovis, « Souviens-toi du vase de Soissons ».
La légende raconte qu'au milieu du butin arraché à Syagrius, on découvre un vase (probablement en argent) dont l'évêque de Reims demande rapidement la restitution auprès de Clovis. Toutefois les coutumes franques veulent que les parts du butin soit tirées au sort.
1382 : révolte des maillotins à Paris.
Poussé par une marchande, dont un percepteur voulait saisir la marchandise en règlement de la gabelle, les parisiens se soulèvent. Pillant le Châtelet et s'emparant des maillets entreposés à l'hôtel de ville, les insurgés, baptisés « maillotins », donnent la chasse aux collecteurs d'impôts. Les oncles du Roi Charles VI, encore mineur, répriment sévèrement la révolte.
1821 : le marquis de Rivière offre la "Vénus de Milo" à Louis XVIII qui en fait aussitôt don au musée du Louvre.
1974 : création du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
Ce groupe d'élite est spécialisé dans la réduction des forcenés, les interpellations dangereuses, les prises d'otages, la gestion des enlèvements et les extorsions de fonds, les transferts de détenus ainsi que dans l'antiterrorisme aérien ou maritime.
1984 : L'acteur Jackie Coogan, qui avait quatre ans lorsqu'il est apparu aux côtés de Charlie Chaplin dans le film muet The Kid, meurt des suites d'une crise cardiaque à l'âge de 69 ans.
Il avait atteint la célébrité du jour au lendemain en tenant le rôle d'un gamin au gentil visage, déambulant dans les rues et cassant des vitres pour qu'elles soient ensuite remplacées par son père adoptif. Après l'avènement du cinéma parlant, il a joué dans des productions américaines, telles Tom Sawyer et Huckleberry Finn. On a pu aussi le voir dans la série télévisée The Adams Family.
Comme enfant, il avait amassé une fortune de plus de quatre millions de dollars. À 21 ans, il devait découvrir que ses parents avaient tout dilapidé, le laissant sans un sou. En 1937 il a épousé l'actrice Betty Grable, la première de ses cinq femmes.
1994 : entrée en vigueur du nouveau code pénal en France.



L'historiette :
Le messie de cailloux de Diorite

Depuis longtemps, depuis toujours, Octave cherchait partout les restes du passé... Il circulait sur tous les chemins, les sentiers de montagne, il explorait les auvents rocheux qui surplombaient la mer, il examinait les parois des falaises pour y trouver un message gravé, dessiné, sculpté. Les gens disaient « Octave est fou... ». « Ne riez pas, murmurait-il avec un sourire candide, un jour vous viendrez me remercier. » Un jour, il en était sûr, il trouverait les traces des mondes d’avant en arpentant les vallées, le lit des rivières, les escarpements du rivage. Il connaîtrait alors le monde qui viendrait...

Lire la suite de l'hostoriette:
Il remontait, ce jour d'été, le lit asséché d’un torrent, le ciel était d'un bleu délavé, il marchait sous le soleil au fond d’une gorge étroite avec pour seul bruit dans cette touffeur celui des pierres qui cognaient sous ses pas... Midi, disait-il, la meilleure heure, pas d’ombre portée, chaque chose à sa place... Des plaques de vase grise luisaient entre les rochers, une brise légère à l’odeur de menthe et de sureau passait sur les mousses et l'eau endormie, il enjambait les branches mortes emportées par les crues. Il marchait sur le sable blanc de minuscules plages, sur les galets luisants de paillettes de quartz grises, roses, bleues. Le monde semblait en suspens... Les choucas tournaient au-dessus des falaises... Un présage ? Il s’était arrêté un instant devant un amas de rochers. Sans savoir pourquoi, en déplaçant un par un les rochers de cet éboulis, l’entrée d’une grotte endormie depuis des siècles et des siècles était apparue... En haut du ciel, le vent d’altitude dessinait de longues stries qui semblaient les cordes d'un immense violon. Il était entré, comme dans une église, une chapelle perdue.Tout était noir, silencieux, il s’entendait respirer... Il avait allumé sa lampe torche, une source chantait, une eau rougeâtre coulait de son bec rocheux, le sol était mou, devant ses pieds le faisceau de la lampe éclairait des pointes de flèches, des perles, des foyers, des débris de poteries, des tombes. Il marchait, la lampe éclairait maintenant des peintures murales, de longs traits rouges, des vagues noires, des silhouettes de cerfs, de chevaux, des hommes qui couraient. Il avait trouvé ! A mi-hauteur des parois, une fine traînée marquait le niveau de l’eau quand les terres, les rivages, les estuaires, les socles herbeux des Atlantides, les troupeaux et les hommes avaient été engloutis. Il avait léché la paroi. C'était du sel. C'était la mer.
Il marchait maintenant depuis une heure, sa boussole indiquait le plein ouest. Il avait ramassé des tessons, des débris de poterie, des flèches, des perles de pâte de verre. Il devait retourner, sortir de la grotte. Il y reviendrait.

Il ferait parler les pierres, les os délicats des musaraignes, les perles au verre trouble des millénaires passés, les coquilles d’huîtres écrasées par le poids des collines. Elles diraient ses rêves, elles décriraient le monde qu'il croyait, qu'il espérait. Les coquilles d’huître, les os frêles et galbés, les anses de terre cuite vernissées, les perles de pâte de verre, luisaient sous le globe de lumière, époussetés, lavés, alignés sur la nappe blanche de sa table. Que voyait-il ? Des hommes approchaient sur des radeaux, ils venaient des îles voisines, ils apportaient des pierres d'obsidienne, des flèches, des poteries décorées de longs traits noirs, des bergers assis devant des grottes profondes, mangeaient des huîtres grasses, faisaient cuire sur des feux de bois des rats si gros qu’ils semblaient des lapins. Un jour, la mer avait englouti ce monde, les hommes avaient fui sur les pentes des montagnes, dans des grottes plus lointaines où dormaient des paniers d’osier tressé rempli de grains de blé... Plus tard, la mer s’était retirée et avait rendu à l'homme ces terres aujourd'hui encore inchangées avec tout un passé à découvrir de ruines effondrées de villes forteresses, de nécropoles, de gravures rupestres, de pointes de flèches, de colliers, de fibules.
Il en était sûr, un jour la mer reviendrait, pour tout recommencer. Comment le dire ? Qui le croirait ? Comment savoir le moment de l’engloutissement ?
Il mesurerait l'ombre portée des dolmens sur le rivage pour savoir la direction d'où viendront les flots, il lirait l'heure de leur venue sur les cadrans solaires que faisaient les épées des statues armées, il écouterait les chansons du vent dans les rochers percés du rivage, dans les dentelles de pierre des crêtes perdues, il sonderait les vieux troncs fossilisés enfouis sous les amas de roches... Il trouverait, il saurait le jour, il annoncerait la nouvelle... Il leur dirait : « Ouvrez les yeux, les eaux montent, les cyclones parcourent le monde, fauchent les hommes comme épis de blé, la terre tremble, des nuages aux formes nouvelles passent dans le ciel, les grands estuaires s’ouvrent comme des éventails. Ouvrez les yeux, habitants condamnés de l’Atlantide nouvelle, les flots qui vont venir engloutiront le monde... »
Le messie de cailloux, c'était le nom qu'on avait donné à Octave dans l’hôpital psychiatrique de la ville où il était interné depuis des décades. Quand la montée des eaux recouvrit à nouveau la terre et envahit sa chambre, il se leva et lécha la frange d’écume qui se déposait sur la tapisserie. Elle était salée. La mer revenait. Il pensa à sa grotte, au présage qu’il avait fait, et il pleura. Tout recommençait, l'Atlantide sombrait...



Bonne journée à toutes et tous
Mercredi jour des enfants pour la plupart d'entre nous
Le soleil a l'air de vouloir venir parmi nous
la journée devrait être belle et invite à la promenade
Brulez bien Caramentran... en ce jour des cendres



avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Le Gamin d'Etupes le Jeu 9 Mar 2017 - 5:48

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
avatar
Le Gamin d'Etupes

Messages : 1350
Date d'inscription : 09/09/2015
Age : 82
Localisation : F.25460 Etupes

http://papyroutier.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 14 Février 2017 Spécial Saint Valentin

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum